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Publié le par Florian Rouanet
Étude de l’encyclique Mit Brenneder Sorge de Pie XI de 1937 sur la situation grave de l’Église catholique dans l’empire Allemand.
Malheur à nous jusqu’à ce jour, car un excellent « document » de 2019, nous aura échappé sur un de nos thèmes favoris !
Ainsi, le tradistanais de base, avant de brandir l’encyclique – sans l’avoir lu (il serait déçu le pauvre !) -, et de lancer une Fatwa, devrait d’abord écouter cette succession d’intervention.
Cette dernière rétablit le contexte, l’accord du Concordat, et même, ce qui se déroule juste après et bien après l’émission de l’encyclique susdite.
Le langage de l’Eglise y est d’ailleurs doux, dans ce document singulier, tandis qu’une paire de jours plus tard, le communisme sera condamné et frontalement.
Ainsi, l’abbé Beauvais rejette le conformisme et « l’antinazisme primaire » à droite, car il est sans fondement historique, si ce n’est de la pulsation versatile.
En effet, le Vatican est premier à reconnaître juridiquement le IIIe Reich et la relation de départ sera suffisamment satisfaisante pour entreprendre un Concordat.
Si détériorations des relations, entre Vatican et Reich, il y a, dans le temps, cela est dû à de multiples facteurs internes (le Parti et l’Allemagne, démocrates-chrétiens) et externes (neo païens, rouges et judaïsme international) ; il n’empêche que cela n’est pas pour favoriser le bolchevisme, ni condamné le régime national-socialiste et le führer en tant que tel.
Une politique pro-chrétienne, certes non confessionnel, dans un pays au deux tiers protestants, a été établi avec une ligne allant contre l’athéisme.
Au minimum, un déisme ou un panthéiste subsistaient chez certains éléments, faisant éloge du vieux paganisme germanique, tel Himmler. Un autre sujet de conflit sera les découvertes scientifiques récentes et utilisation à l’excès au travers du « matérialisme biologique », soit le mauvais racialisme.
Un affrontement relatif s’établit dans le temps. Déjà, l’encyclique curieusement rédigée en langue allemande (faisant appel à la réaction de fidèles, au delà des pasteurs seuls, ce qui est un procédé peu légal, court-circuitant la diplomatie), laquelle sera suivie d’une lettre d’apaisement, explicitant un malentendu et quelques points par le cardinal Pacelli (futur Pie XII).
En points positifs on notera le fait de se sauver du chaos bolchevique, ce qui constitue un bien singulier de l’Église. Aussi, la construction de nombreuses églises et des financements d’État. Si les défauts du régime sont affichés, cela ne signifie pas que l’Église ne reconnaisse pas pareillement, les bienfaits objectifs opérés par le gouvernement du Reich.
Le ton sera un peu plus dur et négatif dans les dernières parties du cycle de conférences. Il y est fait un beau parallèle avec la condamnation de l’Action française d’ailleurs.
Mais que l’abbé Beauvais se rassure en revanche, car les propos de Table de Martin Bormann sont des faux, allant à l’encontre totale de tous les discours et prises de décision publics (voire privées) du chancelier allemand.P-S. L’assemblée ne semble pas éprise par le sujet, contrairement à nous, nous nous trompons peut-être mais nous plaignons un peu l’abbé, cela semble baisser le niveau. S’ils parlent, ils se sentent obligés de faire du patriotisme cocorico à deux francs six sous. L’abbé lui-même dit vers la fin que le sujet lui est fastidieux. Ça ne doit pas voler haut hélas là-bas…
L’intervention dont voici la première partie sur cinq, ainsi que la liste de lecture :

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