• Ledit « sédévacantisme solitaire » et situation ecclésiale



    Hecquard recarde les tocards

  • Un mot sur la situation et cette théologie catholique dite du désespoir !
    Sans en être furieusement partisan, voici quelques bribes de la théorie du « home alone » envers laquelle il est important de connaître le fondement et d’y réfléchir à titre personnel (que celui qui peut entendre entende !) :

    Maxence Hecquard, La crise de l’autorité dans l’Église, Conclusion (extraits replacés pour une lecture fluide) :

    « Selon les partisans de la Thèse de Cassiciacum toute juridiction a donc aujourd’hui tout simplement disparu. De là une première position serait de se contenter du seul sacrement de baptême (c’est la position dite « home alone »).

    {N.B.1 Le nom de ladite position est une invention de feu l’abbé Cekada ; et non, les Home Aloner gardent non seulement le baptême, mais aussi le mariage}.

    « Mgr Guérard des Lauriers commente : « Ce parti {Home Aloner} n’est donc pas EN DROIT impossible. C’est celui que prennent de TRÈS RARES fidèles [… ] Je respecte profondément les personnes qui l’ont choisi. »

    {N.B.2. Ainsi, Mgr Guérard respectait par avance, en tout cas pour la raison décrite, un abbé Zins… – accusé notamment pour cela, aujourd’hui, par une grande partie du clergé, y compris guérardien ou laïcs guérardiens allant ou non à l’IMBC, de faire beaucoup de mal…}.

    « L’autre {parti} est de poursuivre la Missio car « il est EN FAIT impossible de conserver la grâce sanctifiante, et même la seule FOI, sans les sacrements ».

    {N.B.3. N’est-ce pas cela, finalement… Le « sacramentalisme » ?… Au fond ce qu’il dit n’est pas vrai, il suffit de connaître les cas tourmentés de la Révolution française ou du Japon, par exemple…, où des familles, individus, groupes, ont pu garder la vraie foi durant plusieurs années/siècles sans un seul sacrement}

    « C’est le choix de Mgr Guérard des Lauriers. Mais, pour lui, la Missio se poursuit sans aucune juridiction, même dite de simple suppléance : « Vous répondez : « l’Église supplée ». Mais cette « suppléance » est assurée, dans l’Église en ordre, par une loi purement ecclésiastique ; laquelle, comme toutes les lois de cette sorte, est actuellement privée de force exécutoire. »

    « Pour Mgr Guérard des Lauriers, seule la Missio jouit de la promesse d’accompagnement du Christ jusqu’à la consommation du siècle (Mt 28,20). C’est pour cela qu’il est, selon lui, nécessaire de sacrer des évêques.

    {N.B. 4. Donc, de même, mais pas pour la même raison, que l’on fit le reproche à Mgr Lefebvre de consacrer les évêques sur une base sentant l’hétérodoxie – « les fidèles nous demandent les sacrements »… -, de même Mgr Guérard défendit la nécessité de sacrer des évêques sur une base quelque peu « étrange » – continuer la hiérarchie d’Ordre ou Missio « impuissante à enfanter la Sessio » sic Mgr Guérard, car impossible de continuer la hiérarchie de Juridiction ou Sessio « vouée à une mort lente » sic Mgr GdL – ce qui a pour conséquence de séparer Ordre et Juridiction tout en rendant co-dépendantes, dans la même Église catholique, la hiérarchie matérielle de juridiction confisquée par les Hérétiques/Apostats/Schismatiques Modernistes et la hiérarchie d’ordre que seuls possèdent les Traditionalistes… L’Église comme société parfaite, l’Église comme société indéfectible, l’Apostolicité de l’Église, la Catholicité de l’Église, entre autres, étant « mises à mal » pour dire le moins et rester « gentil », dans une telle configuration…
    Le lefebvro-guérardisme a créé une réaction impuissante, malsaine et perverse, aux problèmes posés par Vatican II et ses pontifes pontifiants… Elle a fait entrer dans le bercail de la grande « Église conciliaire », objectivement, les « troupeaux traditionalistes »… Ces deux scénarios, comprenons-le, ne posent aucun obstacle contre la destruction de l’Église (si c’était possible). Bien plus, ce sont des configurations/scénarios, du moins une partie intégrante, du processus de destruction de l’Église (si c’était possible). Il n’y a qu’une seule Église, et non deux, dans le Credo.}

    « Mais il est illusoire de vouloir restaurer la Sessio {pour la Thèse de C}. Celle-ci est possédée matériellement par la hiérarchie hérétique issue de Vatican II et la disparition des derniers évêques résidentiels {synonyme = diocésains} orthodoxes rend impossible sa restauration : « La SESSIO est tenue en suspens par la vacance formelle du Siège apostolique. » Et plus loin : « S’il est vrai que la Missio, à elle seule, est impuissante à enfanter la Sessio, la Sessio, à elle seule, est vouée à une mort lente… »
    « Cette position est développée par Mgr Donald Sanborn dans son ouvrage La Papauté matérielle (1994). Selon lui la hiérarchie conciliaire conserverait le « droit d’élire » le pape parce qu’elle a été désignée légitimement et « veut objectivement le bien de la succession au siège pontifical ». Il poursuit : « Cette continuité purement matérielle de l’autorité peut continuer pour un temps indéfini, dans la mesure où les conclaves ont l’intention d’élire un pape et où ceux qui sont élus ont l’intention de nommer des électeurs. » Il précise : « Le droit d’élire une personne à recevoir l’autorité n’est ni autorité ni juridiction parce que ceux qui possèdent ce droit ne possèdent pas nécessairement le droit de légiférer. » La Sessio ne sera rétablie que par le miracle de la conversion de la hiérarchie matériellement légitime. »

    Subversif, vous avez dit subversif ?

    -*-

    Résumons : par la situation issue de Vatican II et de ses pontifes prévaricateurs et scandaleux ;
    l’Église militante, le corps ecclésial et les fidèles, serait comme « captifs » de ces mêmes pontifes prévaricateurs et scandaleux. Elle est comme prise dans les griffes du dragon, et foulée au pied par la Grande Prostituée romaine (qui ressemble peut-être à l’Église, mais ne l’est pas !).
    Les catholiques devraient ou plutôt seraient contraints à attendre la lente mort de la juridiction, garder la foi tout en ayant en amont dénaturé l’Église (est-ce vraiment possible, dans ce cadre, à plus ou moins court ou long terme, de garder la foi…?) en vérité, et exiger de Dieu divers miracles…
    Et quand certains ralliés et lefebvristes disent que le sedevacantisme est au fond une théologie du désespoir…, la critique n’est pas nécessairement infondée lorsque l’on décrit un/de tel(s) scénario(s).

    Hélas, N. D. doit en pleurer de ces faits : que parmi les propugnateurs et propagandistes de la « vacance du Saint-Siège », une portion s’est réfugiée comme « Home Aloner », une autre comme Cassiciacumistes, une autre comme Apparitionistes et que ces trois à l’unisson se font une peur bleue du « Conclavisme », là encore, lui-même, mot totalement galvaudé, qui porte en lui-même toutes les turpitudes de bien des gens de ces 3 « camps ».

    Ce message n’est pas pour accabler.
    Il sert à décrire la réalité et à avertir.

    …Déplorer les effets dont on chérit les causes…

    Kyrie Eléison !


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  • 13 commentaires




    Posons justement une question de logique et de bon sens aux sedevacantistes-conclavistes : Pourquoi donc voulez-vous reconstituer une hiérarchie, alors même que vous nous dites par ailleurs qu’à la mort de PIE XII, la VRAIE hiérarchie légitime constituée par ce pape et le précédent, a fait entièrement défection et de trois manières : 1°/ les cardinaux légitimes en élisant ce que vous appelez un an-ti-pape : JEAN XXIII (1958), puis PAUL VI (1963) ; en suivant pourtant la Constitution de PIE XII sur l’élection du Pontife ro-main (1945) « qui doit être utilisée seule » c. 160. ; (alors d’ailleurs qu’un anti-pape n’est qu’un rival d’un vrai pape ! Où est le vrai ?) 2°/ toute la hiérarchie de juridiction (=évêques résidentiels re-présentant l’Église universelle) a ensuite adhéré pacifiquement sans aucune exception à ces élections en étant UNA CUM ces papes légitimement et canoniquement élus (fait dogmatique) ; et cela bien avant la clôture de Vatican II fin 1965, la nouvelle Messe 1969, etc… (il ne peut y avoir de causes rétroactives) 3°/ en affirmant néanmoins, selon vos analyses, que toute cette même hiérarchie, pourtant à la base VRAIE et légitime, a donc adhéré d’un bloc à une fausse règle de la Foi, puis a apostasié en enseignant l’hérésie formelle en concile universel, urbi et orbi !? (=hérésie et « blasphème » selon Pie IX dans Etsi multa 1896.) Si telle est la situation, alors il ne sert plus à rien de recommen-cer à refaire une hiérarchie VRAIE qui, de toutes manières (dans cette optique) a clairement démontré qu’elle n’était plus fiable ni indéfectible ! L’Église ayant déjà été interrompue dans sa hiérar-chie (la succession apostolique doit être sans interruption et c’est un dogme !), il ne servira plus à rien de réparer par des moyens purement humains une Église catholique qui aurait déjà fait dé-fection totalement, entièrement ! C’est manifester qu’on ne croit plus en l’indéfectibilité de l’Église, d’une manière ou d’une autre. S’il est vrai qu’en bout de ligne, on se retrouve avec une Église illégitime et fausse, le grand problème des sedevacantistes, c’est qu’ils ne savent pas expliquer par quelle alchimie respectant « les lois et règles de l’Église » et surtout l’indéfectibilité de l’Église, nous sommes passés d’une VRAIE hiérarchie fin 1958 à une fausse hiérarchie, et où est passée la VRAIE qui ne peut, encore une fois, s’INTERROMPRE totalement : !? On ne sortira pas de là si on veut avancer dans la vérité.


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    Nier que PAUL VI ait été PAPE dès 1963, c’est nier un fait dogmatique qui oblige de FOI puisqu’il a été élu lors d’un conclave régulier réunissant l’authentique Sacré-Collège désigné par le pape PIE XII, et ensuite il a été reconnu pape pacifiquement par l’Église universelle au second semestre 1963 (tout le corps épiscopal mondial d’institution divine c.108 §3 SANS AUCUNE EXCEPTION en se réunissant qui plus est autour de lui en concile œcuménique pendant deux ans et demi, le reconnaissant bien comme LE PAPE) ce qui est un FAIT DOGMATIQUE QUI OBLIGE DE FOI ! Et nier un tel fait dogmatique est « une faute grave contre la FOI » (note théologique) en plus de remettre en cause l’indéfectibilité de l’Église, ce qui est un comble quand on prétend défendre la Tradition !! Que d’incohérences ! Le « fait qu’on ne peut révoquer en doute » issu de la vérité dogmatique, c’est que Paul VI ayant été reconnu pacifiquement par l’Église universelle sans aucune exception à l’été 1963 est CERTAINEMENT PAPE. Et qu’à ce titre, il ne peut défaillir gravement dans le cadre de son Magistère de Pape. Et ce n’est pas une « thèse de Cassiciacum » qui n’a aucun appui dans la théologie dogmatique et qui est « hors la loi » (une fable !) qui peut nous démontrer le contraire, puisque par ailleurs elle prend appui sur un constat et des études qui n’ont aucune autorité en la matière ! Que dit le cardinal Billot d’un tel fait dogmatique dans son Traité sur l’Église (1900) ? : « on doit tenir FERMEMENT comme absolument CERTAIN et entièrement HORS DE DOUTE que l’adhésion de l’Église universelle [à l’élection faite par le conclave] sera TOUJOURS et à elle seule le signe INFAILLIBLE de la légitimité de la personne du pape et donc aussi de toutes les conditions requises pour la légitimité proprement dite… » (Q. 14, thèse 29, n°950) (comment dire les choses avec plus d’emphase ? d’autant que tous les théologiens sont unanimes…) Trente à quarante théologiens affirment la même chose sur cette question qui ne devrait donc plus être aujourd’hui débattue ! C’est un fait largement établi qu’aucun anti-pape n’a jamais été reconnu pacifiquement par l’Église universelle. « Dieu ne peut permettre que toute l’Église admette comme pontife celui qui ne l’est pas vraiment et légitimement. » (Cardinal Louis Billot, De Ecclesia Christi, Quæstio XIV : De Romano Pontifice, Thèse XXIX, §3, 1900) En 1963, Paul VI reconnu pape par l’Église universelle, bien AVANT la clôture du Concile fin 1965, AVANT la nouvelle Messe 1969, sans aucune contestation, était donc assurément pape. Anathème celui qui ose affirmer le contraire ! Ce qui est important ici, en effet, et ce qui est à souligner, pour finir, c’est de noter qu’en 1963, PAUL VI a bien bénéficié de cette pacifica universalis ecclesiæ adhesio , puisqu’à l’époque l’Église catholique était bien à Rome (vrais cardinaux, vraie hiérarchie : il n’y en avait pas d’autre ailleurs et les traditionalistes n’existaient pas encore) et que l’ensemble des catholiques adhérait à la doctrine traditionnelle encore intouchée. Ce point est indiscutable et indubitable. PAUL VI a été reconnu par toute l’Église comme le Souverain Pontife en juin 1963, et les années suivantes, sans aucune exception ! Toute la hiérarchie alors légitime de l’époque s’est réunie autour de lui à Rome pendant deux ans et demi, le reconnaissant bien comme LE PAPE. Le nier revient à faire un déni de réalité, ce qu’hélas vous faites, et ce qui constitue aussi « un péché mortel contre la Foi » (theological notes)... (Cf. Sixte CARTECHINI S. J., De valore notarum theologicarum et de criteriis ad eas dignoscendas [Sur la valeur des notes théologiques et les critères pour les discerner], Rome 1951). Comment un tel Pape pourrait finalement ne pas être pape alors qu’il a bénéficié du critère indiscutable de légitimité (et AVANT les problèmes de Vatican II fin 1965 et la nouvelle Messe fin 1969) ? L’analyse de la crise de l’Église doit partir de ce préalable certain : PAUL VI était bien PAPE en juin 1963, et ce qui s’est passé par la suite doit s’analyser avec cette donnée certaine, et non contre cette donnée, car c’est impossible d’enlever la fonction Pontificale (“formaliter” !) à un élu qui l’a reçu indubitablement et certainement, sans prendre appui sur la loi en vigueur. Il ne peut exister en la matière de causes rétroactives (qui d’ailleurs n’existent pas pour le pape dans la loi de l’Église, puisque « le pape n’est jugé par personne » : canon 1556). Si vous émettez l’hypothèse contraire, vous détruisez toute l’institution Pontificale, puisque dans ce cas, comment sait-on qu’un pape est bien pape ? La seule réponse catholique est : “par une élection canonique, à laquelle adhère ensuite l’Église universelle”. Et non pas, par du libre examen ou analyses de faits (=les œuvres de l’élu), comme vous le faites finalement des années après (=hérésie condamnée n°26 de Jean HUS)... Par ailleurs, la Bulle de Paul IV n'est plus en vigueur depuis au moins 1904 avec la Constitution de S. PIE X (sur l'élection du Pontife Romain)....


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    […] (1) A : on ne poursuit pas la MISSIO (sédévacantisme solitaire/Home Aloner ?). […]


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    […] théologie s’inscrit dans une forme d’isolement (risques du Home Aloner), de solitude spirituelle, où la persévérance dans la foi et dans la tradition prime sur toute […]


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    […] : Anti-“totaliste”, Anti-“solitaires”, […]


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    […] Fin des temps (car nous n’en savons rien !) et 3) tombant dans une conclusion assez largement Home Aloner (sédévacantisme solitaire) […]


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    […] cadre privé, seul ou par l’homme, en famille, lequel est “prêtre” en cet état, sans tomber dans l’obligation systématique dudit sédévacantisme solitaire, car nous avons actuellement une autorité résidant dans les évêques de tradition, lesquels […]


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    […] Ledit « sédévacantisme solitaire » et situation ecclésiale […]


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