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Publié le par Florian Rouanet
(Lorraine) (Familier) utilisé pour indiquer à son interlocuteur que son but est évident, que son entourloupe a été démasquée, que l’on n’est pas dupe ni idiot :
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- Il utilise cette actualité en espérant me faire avaler son histoire, mais je continue à ne pas y croire. Il doit s’imaginer que je suis dans la police depuis deux mois. Il me prend pour un lapin de six semaines! — (Sihem Souid, La suspendue de la République, Éditions du Cherche-Midi, 2012, chap. 7)
- S’il croit pouvoir me cacher son lien avec le trafic de drogue et son rôle de livreur de marchandise, c’est qu’il me prend vraiment pour un lapin de six semaines, ce qui m’agace passablement. — (Max L. Telliac, Six, tome 2 : À nos cœurs tourmentés, Black Ink Editions, 2020)
Christophe Miossec se rappelle de cette rencontre : « Je lui ai dit qu’il était courageux de tenir le bar et la boulangerie en même temps. Il m’a répondu ‘Tu me prends pour un lapin de deux semaines ?’. En fait, il formait déjà un apprenti pour la boulange. »
— (Ouest France, « Phiphi la boulange à la barre du festival Îlophone », publié le 26/08/2013 → lire en ligne).- Composé de prendre, lapin, trois et semaine.
Locution verbale
prendre pour un lapin de trois semaines\transitif (se conjugue)
- (Lorraine) (Familier) Utilisé pour indiquer à son interlocuteur que son but est évident, que son entourloupe a été démasquée, que l’on n’est pas dupe ni idiot.
- prendre pour un lapin *de nuit, *de trois jours, etc.
#NePasÊtreNéDeLaDernièrePluie
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