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Publié le par Florian Rouanet
Il s’agit d’une bonne nouvelle, cette édition est une bonne idée de contribution pour l’espace francophone, utile, notamment afin de contrecarrer et de relever tous les voiles lancés sur l’œuvre du chancelier Allemand depuis 1945, en découvrant ses discours et actes véritables.
Ne serait-ce que le fait de vanter le christianisme comme socle civilisationnel, publiquement, et en toute honnêteté, vient invalider toutes les thèses abruties, complotistes – dans le très mauvais sens du terme – et mensongères, tels les soi-disant propos relevés par Martin Bormann, trop souvent bêtement et méchamment anti chrétiens.
Nous y trouverons un homme ayant voulu faire œuvre de justice, avec excès parfois peut-être, mais en rendant son âme à tout un peuple, avec une vision profonde et communautaire du passé, du présent et de l’avenir. Un document parfait pour se retremper dans le contexte d’époque.
D’autant que les dates de paix seulement sont concernées, entre 1933 et 1939, et là aussi, la chose est pratique pour montrer que le rétablissement de la nation, et du monde germanique par extension, ne fut pas qu’une réaction guerrière ou de « haine », et que la réalité du fascisme allemand est toute autre.
Enfin, on appréciera l’accessibilité de l’ouvrage par un prix tout à fait abordable de 15€. Les autres maisons d’éditions, ici, vous l’aurez vendu trois fois plus cher, ce qui est à signaler d’autant que cela nous rendra à tous de signalés services !
Voici le IVe de couverture :
Tout le monde connaît le talent d’orateur d’Adolf Hitler et d’aucuns pensent même que c’est grâce à lui, à ce qu’ils appelleront peut-être ses « vociférations », qu’il est arrivé à la tête du IIIe Reich, sans même savoir, pour la plupart, ce que contenaient ses discours. Or c’est ce contenu, la vision du monde et de l’avenir qu’il propose, l’analyse qu’il fait du passé et des maux de la société allemande au lendemain de la Première Guerre mondiale, de la situation géopolitique et du rapport de force entre le capitalisme triomphant venu d’Amérique et le bolchévisme vainqueur en URSS, qui a attiré les foules et porté au pouvoir celui qui voulait incarner une autre voie, celle d’un peuple enraciné et conscient de lui-même.
Prononcés de l’été 1932 au mois de mai 1939, ces discours, inédits en français, embrassent un large spectre des préoccupations, des analyses et des objectifs que le gouvernement national-socialiste se promettait d’atteindre. Soigneusement sélectionnés parmi plusieurs centaines, ils traitent de la question des syndicats, de la nécessaire union entre les paysans, les ouvriers et les intellectuels, de l’aide sociale et de la solidarité nationale, en un mot de la vision organique de la société voulue par le parti ; société organique dont les piliers sont le christianisme « en tant qu’assise de notre morale » et la famille « en tant que cellule germinale du corps de notre peuple et de notre État ». Mais aussi de la démocratie et du deux poids, deux mesures des indignations internationales – toujours très actuel ! –, des questions territoriales, du désarmement et de la sécurité nationale. Véritables documents historiques, ils nous éclairent enfin sur la politique extérieure et les relations internationales, en particulier avec la Russie, la Pologne, l’Autriche, mais aussi la France, l’Angleterre ou l’Italie auxquelles aspirait le chancelier allemand.

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