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Publié le par Florian Rouanet
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Notes liminaires :
Il s’agit typiquement du genre de sujet où, duel oblige, quoi que vous disiez, vous avez tort et vous vous prendrez sur le dos les pro-Ukraine et les pro-Russie d’un même coup (de poing) sur le coin de la face ; en devenant ainsi, soit des vendus à Washington, soit des vendus à Moscou (aucun des deux « Empires » du moment ne nous envoie de chèques, nous vous rassurons !).
Cela paraît être mission impossible de dépassionner le sujet. Du reste, comme d’autres, avec en prime, dans le milieu tradi’ au sens large du terme, la question « una cum / non una cum » par exemple. Parallèle plus concret encore : en Espagne, c’est idem entre Basques et Espagnols : un enfer binaire ultrapassionné entre « unitaristes » (nationalistes franquistes, royalistes carlistes ou républicains souverainistes, peu importe) et séparatistes régionaux (séparation linguistique et culturelle notamment). Et que dire, là encore, des gens de droite antiimmigrationniste se sentant contraint d’être pro-israélien lorsqu’elle ne l’est pas avec entrain ?!
Néanmoins, et vous êtes habitués avec nous, il faut frapper fort afin « de faire entrer la vérité dans le corps », tout comme dans le chant de La ligue noire (chant de contre-révolutionnaires lyonnais du reste !).
Sur le conflit Russie / Ukraine, pour entamer le sujet, force est de constater qu’il y a des « fascistes » dans les 2 camps (chose positive hein, au cas où vous ne suivez pas !), que les 2 camps sont financés par les juifs s’il on schématise, et qu’il y a majoritairement des nationalitaristes en réalité (vague souverainisme républicain en sommes), toujours dans les 2 camps.
Ukraine/Russie en résumé :
Derechef, sortons de ce raisonnement binaire (pas dans un sens théorie du genre !), alors qu’au commencement, l’Europe carolingienne – un Saint Empire romain germanique IVe de son état, qui doit encore voir le jour en acte (contre la vile caricature démo-communiste de ladite Union européenne), – doit s’en sortir par elle-même et ses peuples qui l’a compose.
Une troisième voie néofasciste, ni OTAN/peau rouge ni Moujik comme dirait Pierre Sidos, débarrasser des oripeaux du marxisme et du libéralisme, doit nous faire rester focus sur cet unique (et absolu) objectif. Certes, les empires passent, renaissent parfois, et il en est plutôt de même pour les nations : toutefois, entre ces entités, des influences et partenariats s’établissent. Il s’agit justement de dire que c’est à la France et à l’Allemagne, ici en tant que nations, et en priorité elles, de se sortir les doigts d’où nous pensons et de retrousser manche pour une politique nationale et internationale indépendante : de faire sa voie propre et de s’imposer dans le concert du monde et des composantes nationales.
Il faut justement se servir de ce « conflit hautement conflictuel », géopolitique, afin d’ attirer l’attention sur ce seul fait : « chez nous, quoi faire ? ». Ensuite, le Bien commun nous invite à tenir compte du bien pour un plus grand nombre possible, en se centrant davantage sur l’échelle où nous pouvons agir immédiatement (maison, région, nation, etc).
A) Russie :
Vladimir Poutine, qui n’est pas le « nouvel Hitler » (dixit) comme dépeint trop souvent afin de lui promettre un « Nuremberg II, le Retour », donne certes une allure de véritable chef d’État ; ce qui manque aux nations qui composent l’Occident aujourd’hui. Aussi, il ne tient pas une démocratie LGBT et nous lui reconnaissons ce fait. Par ailleurs, il est dans un contexte « eurasiatique » bien éloigné de nos conceptions.
Au sein de son régime, en contrepartie, la fierté des débris de l’empire soviétique qui va avec n’est pas la panacée non plus (un peu comme avec le bonapartisme français). Et sans vouloir s’exprimer sur l’affaire autistique Nalvany, les nationalistes radicaux, nos homologues russes en sommes, ne sont pas toujours bien traités politiquement par l’État, n’en déplaise aux catho’ conspi’ qui sont légions.
Nous entendons en outre, le fait de regarder du côté des ennemis apparents, déclarés de l’Ouest, nous avons ainsi l’impression de faire le choix de l’Axe en quelque sorte, à la différence qu’il nous faut soutenir cet Ouest plutôt, en souhaitant mettre fin à sa dégénérescence, avant toute autre entreprise.
Enfin, cela ne doit pas nous aveugler pour autant, nous enthousiasmer plus que de mesure, ou nous faire espérer que la Russie « sauve la race blanche » (sic) ou encore « sauve la foi catholique » (encore moins) : la nouvelle Rome ne saurait faire son terreau en Russie dite orthodoxe, chers frères dans la foi.
La poutinolâtrie des Alain Soral et Hervé Ryssen, semble venir surtout du fait de vouloir en finir avec le régime apatride en France et ailleurs, mais cela est-ce une si bonne stratégie ?
B) Ukraine :
Un point positif et essentiel tout d’abord, niveau échelon spirituel, c’est que par opposition à la Russie, nombre d’ukrainiens se convertissent au catholicisme et délaissent le schisme orthodoxe. C’est une réaction en partie d’opposition et de survie (pavlovienne), mais louable et à saluer. Le Bon Dieu de sert de tout !
Ensuite, pour ce qui est de la question d’un « nationalisme ukrainien », pourquoi pas, après tout nous défendons bien le nationalisme pour la France. Nonobstant, point faible en vue, il s’agit ici d’un pays d’une constitution républicaine et socialiste récente où l’Ouest de la région surtout, a son identité propre (voire suite à l’indépendance de 1991 !). Et surtout : un « patriotisme » pro-Zelensky-Otan restera toujours un soutien à l’Enfer sur terre, il est à exclure d’office. À la limite donc, soutenons une Galicie et une Ruthénie catholique « uniate », chose qui paraît plus pertinent. Cette partie, pourtant réaliste, ne fera pas spécialement plaisir, à une frange nouvelle droite et racialiste néo-païenne, probablement.
Pour profiter du propos d’ailleurs, partie accidentelle des sociétés oblige, sur le fait de revendiquer un différentialisme plus ou moins relatif, nous pourrions distinguer, sans la couper, la France en deux, entre le Septentrion et le Midi. En réactivant les identités charnelles locales (volonté naturelle louable encore), nécessaires à une nation riche humainement et techniquement, et en promouvant à cet effet un nordissisme et un occitanisme tempérés. Voilà qui est à faire. La nation régnant sur ses provinces ; et un empire peut le faire sur des nations, en même temps de proposer une loi internationale/universelle.
Cela dit, dans le thème, c’est l’empire états-uniens qui nous dominent et nous envoie au casse-pipe. C’est là notre grand malheur. En sachant que les américains ont seulement deux siècles d’histoire délirante à offrir, avec un messianisme judéo-protestant en référence !
Conclusions :
Répétons-nous : troisième voie nationale-catholique, Française et Européenne à notre humble niveau, ce qui relève d’une logique de dépassement hégélien ! Tâtons le terrain, les appuis changeront selon le contexte et nous verrons le bien. Cependant, recentrons d’abord notre attention sur nos forces propres avant toute chose, car personne ne va faire le travail à notre place. Le « salut » ne passera pas par Poutine et encore moins par Zelinsky. C’est à nous que revient ce rôle.
Ici, les points sont partagés et notre discours se trouve être davantage une critique des deux camps. Toujours est-il que des peuples blancs se mènent une guerre atroce à son sujet. C’est doublement horrible. En soi, Jérôme Bourbon et Rivarol ont raison d’accorder une ligne assez neutre dans leurs colonnes 1) rien n’est parfait, 2) les autres, ce ne sont pas nous, » et 3) il n’y a que des coups à prendre.
Et maintenant que nous avons allumé le feu, sans toutefois être Johnny Halliday, débrouillez vous héhe ! 😉


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