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Publié le par Florian Rouanet
« Miklos Horthy, né en 1868 et mort en 1957, fut un militaire et officia au poste de Président de Hongrie de 1920 à 1944. »
Si je vous parle de cet homme aujourd’hui, c’est parce que celui-ci fut l’initiateur de la création d’une nouvelle Noblesse hongroise basée sur la reconnaissance de l’hérédité qui inspira directement Walther Darré, ministre du IIIe Reich. Voyons plus en détail sa réalisation.
Horthy était, au-delà de tout, fermement opposé au bolchevisme, car ce dernier menaçait directement la Hongrie. Aux théories de pillage et de destruction des bolcheviques, Horthy ne pouvait rien opposer de mieux que l’idée de Patrie, de Famille et de Sol. Conscient de sa responsabilité et doté de visées lointaines quant à l’avenir de son pays, il se préoccupa avant tout de fournir au peuple hongrois une vaste pépinière de chefs potentiels. Le but étant de remédier au problème d’une ancienne Noblesse hongroise fortement diminuée en nombre et bientôt incapable de proposer une masse de chefs suffisante afin de pérenniser l’avenir du pays.
» Ce qui compte en définitive dans le destin d’un peuple, ce n’est pas tant la science de son chef que son caractère, c’est-à-dire sa fermeté d’âme. »
Treitschke
C’est sans doute par ce raisonnement que Horthy, nourri par sa grande expérience de la guerre 14-18, décida de recruter sa nouvelle Noblesse parmi ces soldats éprouvés. Ceux-ci seraient réunis en une sorte de »Confrérie des héros ». Ils sont des officiers, des sous officiers et des soldats choisis sans distinction de grades, mais juste en tenant uniquement compte de leur conduite au feu. La sélection est faite au mérite.
Chaque membre de cette communauté se voit doté d’un petit domaine terrien, dit »Domaine de Héros » ou »Domaine de Noblesse ». Le devoir de celui-ci vis-à-vis de la »Confrérie » comme vis-à-vis de l’État n’est nullement une redevance pécuniaire, mais une obligation purement morale. Il doit, tout d’abord, se comporter dans sa vie privée comme un véritable chef, digne de fournir un exemple au peuple hongrois. Il doit aussi faire preuve d’un inébranlable loyalisme envers sa Patrie. Enfin, il doit veiller, en épousant une jeune fille hongroise irréprochable, à prendre soin d’assurer une postérité saine sur laquelle la Hongrie puisse compter.
» (…) afin de faire surgir de cette souche nationale qui est sans conteste la plus saine et la plus vaillante, une classe nouvelle qui puisse porter plus haut encore les vertus traditionnelles de la race hongroise. »
Miklos Horthy.
Afin de garantir une certaine efficacité à ce projet, chaque Domaine attribué appartient à un »Conseil de Noblesse » qui a juridiction sur celui qui en reçoit l’investiture. C’est ce Conseil qui règle, entre autres questions, la dévolution héréditaire du Domaine donnée, en générale, au fils ainé. (Nous verrons, dans un prochain article que ceci diffère des travaux de Walther Darré qui demanderont aux parents de léguer leur héritage à l’enfant le plus méritant, comme le voulait l’ancien droit germanique). Aucune compensation n’est possible pour les frères et sœurs. Toutefois, les frères ont la préférence pour entrer au service de l’État (pour faire eux-même preuve de noblesse d’âme) et pour l’attribution de nouveaux Domaines de Noblesse.
Les fonds terriens de ces Domaines de Noblesse proviennent souvent de dons volontaires. Tout le monde n’est pas admis à faire preuve de générosité envers le Conseil de Noblesse : seuls sont acceptés les dons des Hongrois d’une réputation personnelle et professionnelle sans tache. Les noms des donateurs sont rendus publics. L’honneur avant tout.
Constatons qu’en œuvrant de la sorte, Horthy a ranimé l’antique conception de la Noblesse germanique (basée sur l’ancien droit germain) et l’a incorporé à un État moderne. Il a adopté un genre d’investiture destiné à enraciner des familles dans le sol de la Patrie, et à favoriser chez elles une nombreuse descendance.
»Même une « Idéologie » ne peut s’imposer d’elle-même, lorsqu’elle choque les conceptions particulières ou la routine d’un peuple. Les idées, vu le peu de puissance d’assimilation des peuples, ne se réalisent qu’en se concrétisant, en prenant corps en la personne d’un homme dont la volonté et la personnalité les imposeront à ce peuple, la plupart du temps sous une forme tangible et non plus idéale, et, s’il le faut, par la force, et sans s’occuper des contingences. »
Walther Darré.
Toujours selon Darré, les aptitudes héréditaires d’un peuple sont son unique bien réel, le seul susceptible de créer des valeurs. C’est là une vérité désagréable pour bon nombre de nos contemporains, mais qui ne constitue pas moins la pierre angulaire de tous les faits culturels. Par insouciance ou par malveillance, le monde laisse perdre irrémédiablement quantité de ces dispositions favorables. Darré nous explique que c’est là, ce qui, au cours de l’Histoire, fut la grande source de décadence des États et des mœurs, ainsi que nous le démontrent jusqu’à l’évidence les sciences naturelles. Profanée par la vanité de notre « Progrès », la Nature divine, avec un sourire hautain, nous met en face de ses lois éternelles ; lois, dont aucun dégénéré, aucun sous-homme n’accepte les principes, car elles prononcent sa condamnation.
Le Marxisme et ses dérivés, par pur opportunisme individuel, empoisonnent encore l’esprit de bon nombre de nos contemporains et s’opposent à la reconnaissance de l’inégalité héréditaire qui est le fond même de l’homme.
»Il faut créer des institutions aptes à favoriser l’éclosion et la multiplication des hommes de valeur, et restreindre en même temps le pullulement des êtres inférieurs. »
Miklos Horthy
En conclusion, Nous avons vu que Horthy a procédé par ordre en commençant par la création d’une Noblesse entièrement nouvelle, basée sur le mérite et la morale, et assurée par la continuité d’un sang racialement pur. Car, selon lui, une souche de chefs éprouvés et instruits de leur tâche est aussi nécessaire pour créer un État basé sur la personnalité créatrice de valeurs, que le recrutement d’un corps d’officiers pour créer une armée.
AUGUSTIN.

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