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Publié le par Florian Rouanet
Notre fidèle correspondant mentionné dans le titre, complète à merveille notre article précédent faisant mention de Kennedy père et fils.
Francois Duprat a longuement rédigé à propos du néo-fascisme, disons celui d’après-guerre, et notamment aux EUA (Etats-Unis d’Amérique), qui n’ont jamais vraiment eu leur régime « fasciste » si ce n’est, à la limite, l’intermède « Kennedyen ». De même sont les britanniques malgré la présence du mouvement d’un certain Oswald Mosley.
Nous vous livrons l’entier propos ci-dessous :
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Le père de Kennedy a aussi non seulement sponsorisé l’America First Committee de l’illustre Lindbergh, qui regroupait les plus ardents opposants aux efforts de guerre des USA dirigés contre l’Allemagne, mais fit tout en son pouvoir pour saboter les entreprises bellicistes de Roosevelt quand il le servit comme ambassadeur au point de se voir limoger de ses fonctions. Après-guerre, il se lia même aux milieux fascistes américains, dont le grand G. L. Rockwell et son acolyte DeWest Hooker, ainsi qu’un révisionniste comme W. Carto (les Kennedy considérant Nuremberg comme une parodie de procès), auxquels il confiât, alors qu’ils lui proposèrent de mettre sur pied un réseau médiatique antisémite, qu’il préconisait de s’allier aux juifs, seulement dans le but de permettre l’accession de ses fils à la présidence, et ensuite conjurer leur influence (d’où une carrière ultérieure au sein du parti démocrate dont ils ne rejoignirent que par opportunisme). Hélas ce stratagème s’est soldé par un échec total, et la liquidation de JFK a fait l’objet d’une mystification ayant donné naissance à toute une flopée d’affabulations des plus sensationnelles, mais la véritable raison de celle-ci résulte en réalité de sa ferme opposition – comme tu l’as mentionné – à l’idée de léguer à Israël l’arsenal de déploiement chimique, et des pressions massives qu’il exerça sur le youpin communiste Ben Gourion, alors premier ministre israélien, et qui craignait tellement pour la sécurité de l’État hébreu et de son environnement géostratégique, qu’il commanditât l’assassinat du valeureux dirigeant catholique d’origine irlandaise en vue de changer la donne. C’est son successeur qui rompit avec la déclaration tripartite de Kennedy – laquelle faisait obstacle à l’expansionnisme israélien -, en acceptant sans broncher d’introniser Israël comme puissance nucléaire, grâce aux budgets colossaux qu’il lui accordât en matière d’armement et de logistique.
Au passage, pour une transcription plus authentique de la seconde citation usée dans l’article, et qui remonte en fait à seulement quelques mois après la défaite de l’Axe, JFK avait plus expressément déclaré (alors qu’il venait de parcourir l’Obersalzberg et le Kehlsteinhaus sous contrôle américain) : « De Francfort, nous nous sommes envolés pour Salzbourg et nous sommes allés à Berchtesgaden, belle ville, beaux paysages alpins […] jusqu’au légendaire nid d’aigle d’Hitler. La vue est magnifique, depuis le salon dans toutes les directions. Celui qui a visité ces deux lieux peut s’imaginer aisément la façon dont Hitler émergera de la haine qui l’entoure aujourd’hui comme l’une des figures les plus importantes qui aient jamais vécu. Il avait des ambitions illimitées pour son pays qui faisaient de lui une menace pour la paix du monde, mais il avait un mystère autour de lui dans la façon dont il a vécu et de la manière de sa mort qui vivra et se développera après lui. Il avait en lui l’étoffe dont sont faites les légendes. » (entrée de journal du 1er août 1945).

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