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Publié le par Florian Rouanet
Étude tirée de Doctrines du nationalisme :
1) Les citations relevées par scriptoblog :
I – Edouard Drumont (1844-1917) et la fin d’un monde.
« Le cadavre social continue à marcher sans qu’on s’aperçoive qu’il est cadavre, jusqu’au jour où le plus léger heurt brise cette survivance factice et montre la cendre au lieu du sang » (La fin d’un monde).
« Toute idée nouvelle ne prévaut que par l’injustice des ennemis, la persécution, la calomnie s’acharnant après vous. C’est là une loi sociale qui n’a jamais eu d’exception » (La Libre Parole).
« Sont morts les bâtisseurs, mais le temple est bâti » (Drumont citant Frédéric Mistral).
II – Maurice Barrès (1862-1923) ou le déterminisme nationaliste.
« Vous préféreriez que les faits de l’hérédité n’existassent pas, que le sang des hommes et le sol du pays n’agissent point, que les espèces s’accordassent et que les frontières disparussent. Que valent vos préférences contre les nécessités? » (à propos du caractère nécessaire du nationalisme, dans Scènes et doctrines du nationalisme).
« On ne fait pas l’union sur des idées, tant qu’elles demeurent des raisonnements, il faut qu’elles soient doublées de leur force sentimentale » (Scènes et doctrines du nationalisme).
« L’intelligence, quelle très petite chose à la surface de nous-mêmes! Profondément nous sommes des êtres affectifs » (L’appel au soldat, tome 1).
III – Paul Bourget (1852-1935) ou le traditionalisme par positivisme.
« La pensée des maîtres porte la responsabilité des actions des disciples » (Le Disciple).
« La régression des sociétés les plus comblées est toujours possible. La civilisation doit être considérée comme une ruine sans cesse réparée » (Quelques témoignages).
IV – Charles Maurras (1868-1952) ou le nationalisme intégral.
« La société n’est pas une association volontaire : c’est un agrégat naturel » (Mes idées politiques).
« La Nation passe avant tous les groupes de la nation. La défense du tout s’impose aux parties » (Aspects de la France).
Une communauté ne subsiste que « tant que parmi ses membres les causes d’amitié et d’union restent supérieures aux causes d’inimitié et de division » (Mes idées politiques).
V – Philippe Pétain (1856-1951), Maréchal de France, ou la régence du nationalisme.
« Professer le nationalisme et prétendre rester individualiste est une contradiction insoutenable » (« Revue universelle », 1er janvier 1941).
« L’individualisme reçoit tout de la société et ne lui rend rien. Il joue vis-à-vis d’elle un rôle de parasite » (« Revue universelle », 1er janvier 1941).
« Sans honneur et sans esprit de communauté, il n’est plus rien qui endigue les évasions individuelles. Tout s’effrite. On croit pouvoir se sauver seul, et l’on périt avec les autres » (Le Petit Parisien, 3 juin 1943).


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