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Publié le par Florian Rouanet
C’était un bon angle d’étude que le combat de Louise Michel lors de la commune de Paris, événement assez méconnu à droite lors du turbulent XIXe siècle et qui donnait envie de promouvoir déjà une troisième voie fasciste entre le peuple et les élites, entre le social et le monde de l’entreprenariat ! Le mouvement Franciste de Marcel Bucard soutenait l’aspect davantage populaire et révolutionnaire de la chose d’ailleurs, hélas tout comme avec la Révolution française (subversion du trône et des mœurs !).
En effet, la famille de Louis Michel, plus à gauche, reconnaissait l’héroïsme de quelque bord que ce soit, royaliste y compris (les blancs contre les bleus). Aussi, cultivée et humaine (style Victor Hugo), elle soutenait un certain populisme avant l’heure. Évidemment, c’était la branche plus marxiste de la chose, à l’époque où les gens assumaient encore l’expression de « dictature du prolétariat » d’ailleurs. La liaison était si fiable que l’Axe, avec l’Italie et l’Allemagne en 40, fût considéré comme des « nations travaillistes, prolétaires » (version superbes goyim) !
Tout comme lors de la Révolution ou lors de la Première guerre mondiale, les femmes s’exposaient. Il fallait croire que cela arrivait régulièrement, lorsque les hommes démissionnaient, ou que la situation fût en réel péril ; en tous cas nous constatons ce fait.
Dans le contexte de l’époque donc, la France perdait la guerre face aux Prussiens, cédait l’Alsace et la Lorraine, le peuple à Paris était pauvre, il subissait la famine, les lois allaient contre eux, ce qui provoquait des révoltes, des hésitations à tirer sur la foule – lorsque les hommes d’arme obéissaient… -, il s’agissait d’une sacrée situation qui ouvrait tous les possibles.
Alain Decaux (lequel avait fait une émission d’après guerre sur le littéraire Robert Brasillach) : Louise Michel, la vierge rouge de la Commune | Archive INA.

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