• La noce a Rebecca de Léon Raiter en 1927



    Ne chante pas trop librement STP sale goy !

  • La version de la vidéo est enregistrée en 1928

    Sources : http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/paroles/noce_a_rebecca_la.htm

    Notes : On a reproché à Georgius le texte de cette chanson, reprise par la suite par Fernandel, qui, hors contexte, peut être considérée comme antisémite. – Particulièrement lors de l’épuration qui a suivi la deuxième Grande Guerre (voir à : Georgius-Chronologie, à partir de 1945). – Ceux qui l’ont fait ne connaissait tout d’abord pas Georgius qui, tout au long de sa carrière a régulièrement fait appel à des musiciens et des compositeurs d’origine juive (ou non-juive : cela lui était tout à fait indifférent – ce qui comptait, c’était le talent) et dont la chanson « Il travaille du pinceau«  mérite d’être citée et recitée comme étant la plus antihitlérienne qu’on ait pu enregistrée (lire le texte, ça en vaut la peine : traiter ce peintre en bâtiment de beau salaud, fallait le faire, surtout en 1939 [musique de Ackermans, soit dit en passant]) et puis, ensuite, c’était mal connaître le milieu juif parisien de l’époque qui a adopté d’emblée cette Noce au point où, lors de certains mariages juifs, il s’en trouvait toujours un pour la chanter. Et on reprenait en chœur le refrain, chose impensable de nos jours. Comme quoi…


    Paroles

    La fille de Monsieur Mayer
    Rébecca s’est mariée avant hier
    Elle a épousé l’fils Lévy
    Le marchand d’rob’s du passage Brady
    Y avait là Madam’ Pomeratzbaum
    Monsieur Smoutz, Monsieur Olimbaum
    L’oncle Schwartz, la cousin’ Kaufmann’
    Et les onz’ frèr’s Hartman
    Le Docteur Blum égal’ment
    Qui était de la fête
    En l’honneur de c’t’évèn’ment
    Avait changé d’chaussettes !

    Refrain
    Ah ! mes enfants
    On s’en souviendra longtemps
    Dans dix ans on parlera
    Encor’ de la noce à Rébecca

    Il y avait eut un grand déjeuner
    La p’tit’ Rébecca avait l’ventre gonflé
    Son mari, un typ’ sans façon
    Dut déboutonner son pantalon
    L’Docteur Blum mangeait avec ses doigts
    Sa femme lui dit deux fois :
    « Ça te donne un très mauvais air
    Tu n’as donc pas de couvert ? »
    Il lui répondit viv’ment :
    « Ne me fais pas d’reproche
    Comme il était en argent
    Je l’ai mis dans ma poche »

    Refrain
    Ah ! mes enfants
    On s’en souviendra longtemps
    Dans dix ans on parlera
    Encor’ de la noce à Rébecca

    Après l’déjeuner on dansa
    Les onz’ frèr’s Hartmann n’attendaient que ça
    Mais ça provoqua des malheurs
    Ils y mirent un peu trop d’ardeur
    Voilà que de la poch’ d’un gousset
    Deux sous tombèr’nt sur le parquet
    Tout le mond’ se précipita
    Un’ bagarre éclata
    Madam’ Kaufmann fut blessée
    Et conduite à l’hospice
    Les deux sous fur’nt retrouvés
    Cachés entre ses cuisses

    Refrain
    Ah ! mes enfants
    On s’en souviendra longtemps
    Dans dix ans on parlera
    Encor’ de la noce à Rébecca

    Pour calmer tous les invités
    Qui se montraient un peu surexcités
    Rébecca joua du piano
    Le fils Lévy vendit deux manteaux
    L’oncle Schwartz offrit des cigares
    Monsieur Smoutz en prit un dar’-dar’
    Mais il dit au moment d’fumer :
    « J’ai l’bout qu’est pas coupé ! »
    L’pèr’ Mayer crie très fort :
    « Pas coupé !… C’est tragique
    Foutez-moi c’t’homme-là dehors
    C’est un sal’ catholique ! »

    Refrain
    Ah ! mes enfants
    On s’en souviendra longtemps
    Dans dix ans on parlera
    Encor’ de la noce à Rébecca.


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