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Publié le par Florian Rouanet
Vous nous pardonnerez la relative frivolité de cet article, il s’agit de mettre brièvement en exergue cet auteur, parce que digne d’intérêt. Nous en parlerons volontiers de façon plus complète à l’avenir, si Dieu le veut et si Bill Gates ne nous a pas transformés en cochon d’Inde d’ici là avec les 7 autres milliards d’habitants de cette planète.
Certains passages dans l’œuvre de M. Baillet se situent entre le raisonnement de fond et la critique acerbe (+ parfois l’amusement dû à celle-ci). Il se fait une mission de nettoyer les écuries d’Augias en dénonçant la nullité abyssale de nos ennemis politiques, mais aussi de ceux qui sont à priori nos camarades. Il rejette d’abord toute formule destinée à ahurir l’esprit du lecteur par l’énormité que certains professent et qui vient abolir ensuite notre faculté de jugement pour enfin s’engouffrer dans une horrible brèche, une descente aux Enfers.
Philippe Baillet est un auteur qui apprécie Stormay/Merel et qui lui ressemble dans ses principes, bien qu’il soit plus de nouvelle droite et bien plus accessible sur la forme que le rédacteur principal de Reconquista Press.
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Voici qui vous donnera une indication, résumant bien la teneur générale de ses propos, à travers son ouvrage de référence :
« Les « chemises brunes » – nous apprend sans rire Cerise – ont donc fait progresser les causes atlantiste, européiste, sioniste et mondialiste plus que personne au monde. Sans eux [sic], les principaux outils géopolitiques de la globalisation sous pilotage de l’axe Washington/Bruxelles/Tel-Aviv n’auraient jamais vu le jour après guerre. [Lucien Cerise, Neuro-pirates. Réflexions sur l’ingénierie sociale, Kontre Kulture, Saint-Denis, 2016, p. 297-298].
Avec Soral, Bouchet, Douguine traduit en français et Cerise, désormais épaulés par Ryssen, une bonne partie de la confrérie des Bons Aryens a donc embarqué à bord de la nef des fous pour un voyage sans retour vers la mer des Sargasses de la dinguerie totale.
De la confrérie des Bons Aryens à la nef des fous – Philippe Baillet.

Pareillement, vous avez son livre « La contre-révolution blanche » que nous recommandons à votre attention. Cette autre œuvre est à épier dans tous les sens en tant que contribution pour la droite radicale.
Il y fait un jeu de mots évident avec « blanche », rappelant Vendéens et racialistes. Dedans est passé au crible : royalisme post-89, fascisme, racialisme étasunien, question indo-européenne, civilisation occidentale, dictature, complotisme, humanisme ou déraison, histoire et philosophie, radicalisation et conservatisme, régionalisme et nationalisme, judaïsme et sionisme, puis revendique/traite de différentes personnalités (Cortès, Nietzsche…). Voici quelques morceaux choisis pour vous :
« Satiriste, chroniqueur politique avant la lettre, historien méticuleux, apologiste du christianisme, le jésuite Augustin Barruel (1741-1820) – dont les livres connurent pourtant, de son vivant, un grand succès – n’intéresse plus aujourd’hui que certains historiens des idées et des politologues, qui voient en lui le fondateur de la « théorie du complot », ou certains catholiques traditionalistes, dont il reste l’une des grandes références. (…)
« Une forme moderne d’anarchie féodale ». Cette formule est de Ian Kershaw, sans doute le principal biographe, avec Joachim Fest, d’Adolf Hitler. Pour sa part, un jeune historien allemand a évoqué, en des termes très proches, une « polycratie néoféodale ». Ces expressions tentent de résumer ce qu’était la situation réelle sous le Troisième Reich : derrière la façade unitaire surplombée par la figure charismatique du Führer, derrière l’unité affichée et proclamée par des slogans comme Ein Volk, ein Reich, ein Führer!, plusieurs factions et groupes de pouvoir ne cessaient de s’affronter. (…)
Les différentes réactions au livre de Samuel Huntington [du sérail au racialisme pro-dictature populiste] sur l’identité américaine dans les milieux dits « paléoconservateurs » constituent un bon « marqueur » de la radicalisation de ces milieux. (…)

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Philippe Baillet, né le 21 janvier 1951, est un essayiste, journaliste et traducteur français. Il est considéré comme l’un des principaux introducteurs de la pensée de Julius Evola dans l’aire francophone. Venu du nationalisme révolutionnaire, il compte parmi les figures du traditionalisme intégral, puis du traditionalisme-révolutionnaire, mouvance évoluant autour de la revue Totalité. Il se rapproche du GRECE et de la Nouvelle droite dans les années 1980. Depuis les années 2000, il effectue un « retour vers Nietzsche », et défend désormais l’idée d’une renaissance d’un bloc impérial albo-européen de Dublin à Vladivostok.


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