• Héritage impérial, continuités historiques des Reich & perspectives centrales européennes



    Germanité, germains, germanisme et germanomanie !

  • Préambule :

    C’est non sans félicité que nous vous adressons cette nouvelle analyse de l’héritage de l’espace germanique, après avoir bien quadrillé le sujet, dans des papiers relativement bien lus !

    En effet, l’Allemagne contemporaine, à travers son héritage impérial, a suscité fascination, admiration et controverses au fil des siècles. De l’éclat du Saint Empire romain germanique à la complexité juridique contemporaine du Reich, le germanisme s’est trouvé au cœur des attentions, notamment sur l’identité blanche européenne.

    Appartenance ethnique, linguistique, la germanité touche aussi l’organisation du pouvoir politique, à l’idée d’empire et à la question de la souveraineté.
    Cette analyse entend donc explorer la pérennité de cet héritage à travers l’histoire, en comprenant l’expression de ses Trois Reich, tout en abordant les débats juridiques et philosophiques relatifs à l’existence du Reich allemand.

    Il est mieux d’être radical en acte qu’en parole. Même les Allemands, en théorie plus racistes, sont beaucoup moins radicaux que sur les forums français. Et puis surtout ils agissent beaucoup plus et ont beaucoup moins peur qu’en France, alors que le Système est en Allemagne beaucoup plus répressif avec l’extrême-droite.

    Et c’est contre un vide juridique que se battent les partisans du Reichsbürgerbewegung, soit le Mouvement des citoyens du Reich. L’Allemagne vit en ce sens dans un Interregnum depuis au moins 1945.

    Sommaire :

    I. Germanité & germanisme : une civilisation impériale
    II. L’héritage du Saint-Empire : une souveraineté impériale inachevée ?
    III. Le « Reich allemand » en suspens : une question juridique ?
    IV. Perspectives contemporaines : entre mythe, droit & politique


    I. Germanité & germanisme : une civilisation impériale

    Le germanisme, dans son essence, se tire de la profonde antiquité. Suite à l’effondrement de l’Empire romain en occidental, c’est à partir du socle cadre ethnique et linguistique, que ce peuple renvoie une structuration politique de l’Europe fondée sur une tradition impériale qui s’étend au moins du couronnement de Charlemagne en 800, à la dissolution du Saint-Empire en 1806.

    En même temps d’être une force homogène, aryenne, l’espace germanique s’est aussi illustré par une diversité fédérale qui, paradoxalement ou non, renforçait son unité dans le cadre impérial.
    Loin des tendances centralisatrices franques et françaises, le Saint-Empire romain germanique fonctionnait comme une mosaïque de principautés, électorats et duchés sous l’autorité morale et spirituelle d’un empereur sacré, garant d’un ordre supérieur.

    L’essor du nationalisme au XIXème siècle, avec le romantisme allemand contre les Lumières, devait toutefois entraîner une nouvelle mutation a l’ère moderne.
    L’idée impériale se heurta à l’aspiration des peuples à affirmer une identité nationale/patriotique forte, culminant dans la proclamation de l’Empire allemand en 1871 sous l’égide prussienne, qui s’éloignait du modèle pluraliste de l’ancien Reich pour adopter une centralisation accrue.


    II. L’héritage du Saint-Empire : une souveraineté impériale inachevée ?

    L’abolition du Saint-Empire en 1806 sous la pression napoléonienne, voulant se faire nouveau César, pose une question fondamentale : un empereur peut-il abdiquer sans l’accord de la Diète impériale ? En théorie, le Saint Empire reposait sur une légitimité collective des princes électeurs et des institutions impériales. Pourtant, François II, acculé par la défaite autrichienne à Austerlitz en 1805, mit un terme au Heiliges Römisches Reich par un simple rescrit.

    Or, cette dissolution s’opérait dans un contexte où Napoléon imposait sa domination sur l’Europe centrale via la Confédération du Rhin (Rheinbund), vassalisant de facto les États germaniques. Sans transition ordonnée, la fin du Reich laissait donc un vide juridique, dans lequel les nouvelles entités allemandes devaient évoluer.

    Les tentatives de reconstruction d’un cadre impérial échouèrent au XIXème siècle, tant sous l’égide des Habsbourg (solution großdeutsch incluant l’Autriche) que sous celle des Hohenzollern (solution kleindeutsch centrée sur la Prusse). C’est cette dernière qui triompha en 1871, scellant l’Empire allemand sous Bismarck, et son Kulturkampf antichrétien.

    L’aspect inachevé relève surtout du fait que l’État-nation n’était pas encore né sous son impulsion et même absente de ses intentions et connaissances.

    France :

    Seule la France complètement ignorante de ses origines germaniques et se délectant dans son fantasme de « nation latine »  s’est crue la première légitime pour disputer l’empire, c.à.d juridiquement l’imperium : la souveraineté inconditionnée, au Saint Empire. Elle a produit certes une grande culture et une grande civilisation jusqu’en 1789, on pouvait à l’époque se dire que Philippe le Bel avait bien fait d’avoir rompu le câble au début du XIVe siècle avec ses légistes en disant que le roi de France était empereur en son royaume, qu’il n’était plus vassal de l’empereur germanique, que la culture romane de l’extrême nord de la Romania allait donner le meilleur, mais deux siècles après cette maudite Révolution de 1789, on ne peut plus dire ça.


    III. Le « Reich allemand » en suspens : une question juridique ?

    Si le Reich allemand de 1871-1945 constitue un avatar moderne de la puissance germanique, sa chute en 1945, n’a jamais donné lieu à une dissolution formelle comparable à celle de 1806. Sur ces faits, un souverainiste, comme François Asselineau, verra dans l’Union européenne, un IVème Reich (en réalité plutôt atlantique) ne disant pas son non (lol).
    En effet, certains juristes et partisans du Reichsbürgerbewegung avancent l’idée que la République fédérale d’Allemagne (RFA) n’a jamais remplacé juridiquement l’ancien Reich, soit le IIIème d’Hitler.

    Cette mascarade ne pouvait donc durer bien longtemps et ses faiblesses apparaître obligatoirement. En vertu de l’Ostpolitik mise en œuvre par le sous-homme et le bon à rien Willy Brandt, le « chancelier » de la « République fédérale d’Allemagne » (RFA) à partir de 1969, Ostpolitik qui prévoyait un rapprochement avec les pays du bloc communiste, la Pologne notamment avec le traité de Varsovie de 1970 qui reconnaissait la nouvelle frontière germano-polonaise actuelle sur l’Oder-Neiße et non dans les frontières de 1937, et la RDA matérialisé par le Grundlagenvertrag (traité posant les fondements des rapports entre la RDA et la RFA) de 1972, ce dernier a été soumis à la cour constitutionnelle pour vérifier sa constitutionnalité.

    Des décisions de la Cour constitutionnelle allemande ont alimenté ce débat. La plus célèbre, rendue en 1973, stipule :

    « Das Grundgesetz geht davon aus, dass das Deutsche Reich den Zusammenbruch 1945 überdauert hat und weder mit der Kapitulation noch durch Ausübung fremder Staatsgewalt in Deutschland durch die alliierten Okkupationsmächte noch später untergegangen ist. »
    (La Loi fondamentale part du principe que le Reich allemand a survécu à l’effondrement de 1945 et n’a pas disparu après la capitulation ni par l’exercice de la souveraineté étrangère des puissances alliées.)

    Ainsi, selon cette interprétation, le Reich aurait simplement perdu sa capacité d’action, mais non son existence en droit. Cet argument s’appuie également sur l’article 146 de la Loi fondamentale, qui prévoit qu’une véritable constitution allemande ne pourrait entrer en vigueur qu’après approbation populaire, ce qui n’a jamais eu lieu.

    Toutefois, en pratique, l’Allemagne réunifiée a consolidé son cadre institutionnel à travers les traités « 2+4 » de 1990, qui ont mis fin aux droits des puissances alliées. L’absence d’un nouvel acte constitutionnel formel reste néanmoins un sujet de débat pour certains cercles juridiques et nationalistes.

    Le Reich allemand et la constitution de Weimar de 1919 sont toujours en vigueur, il n’est pas besoin d’être un grand constitutionnaliste pour considérer cette maudite Loi fondamentale de 1949 comme nulle et non avenue, au regard même de la tradition du droit constitutionnel moderne.
    En effet, le crépuscule de Dieux de 45 n’a autorisé aucune condition pour qu’une constitution pût être votée légalement et légitimement. Cette constitution ou plutôt cette loi constitutionnelle provisoire a été dictée par les Alliés à l’Allemagne vaincue.


    IV. Perspectives contemporaines : entre mythe, droit & politique

    Le Reichsbürgerbewegung, mouvement affirmant la continuité juridique du Reich, demeure encore minoritaire, et souvent très à droite, en Allemagne. Il reflète toutefois un certain malaise historique, qui ne demande qu’à être réactivé, face à une République fédérale à percevoir comme étant une construction imposée par les vainqueurs de 1945.

    Plus largement, la question de la souveraineté allemande se pose aujourd’hui dans un cadre européen. L’Allemagne, puissance économique dominante de l’Union européenne, exerce certes une influence considérable sur la politique continentale. Pourtant, le rêve d’un empire germanique unifié semble définitivement enterré, au profit d’une intégration supranationale où Berlin, malgré sa force, agit au sein de structures multilatérales.

    Quant à l’idée impériale, elle subsiste sous d’autres formes : non plus dans un cadre enraciné, mais dans une vision trop légaliste et machiniste, sans assise populaire, avec une Europe 2.0 se reniant, ne renouant plus, mais trahissant, ses racines gréco-latines & germaniques.


    Σ Conclusion

    L’histoire allemande, marquée par une quête de continuité raciale et impériale, illustre la complexité des notions d’enracinement, de souveraineté et de légitimité.
    Du Saint-Empire romain germanique à la République fédérale, l’idée du Reich n’a cessé de s’adapter, entre aspirations impériales et réalités politiques.

    Si certains débats sur la survivance du Reich allemand relèvent probablement davantage d’une spéculation juridique que d’une réalité politique, ils témoignent néanmoins d’une interrogation profonde sur la nature de l’État et de l’identité allemande.

    Mais voilà donc certains des principaux arguments juridiques dont peuvent exciper ce mouvement de nobles Allemands et leur argumentation est irréfutable.

    En définitive, l’Europe ne saurait être réduite à une vision exclusivement nationale ou impériale. Son avenir dépendra non de la restauration de structures anciennes, mais d’une refonte intellectuelle et morale renouant avec son être authentique, dans un cadre conciliant puissance et socle traditionnel.

    Pour cela, les comiques qui sont les pires produits de l’Allemagne de l’après-guerre sont à souffleter et à détruire en raison de leurs éminentes qualités…!

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