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Publié le par Florian Rouanet
M. de Lesquen du Plessis « Cassos », duc en culotte-courte, depuis sa tour d’entre soi, a récemment parlé ex cathedra : le fascisme est de gauche, le social c’est gôche, les européistes sont vilains pas beaux. Alléluia…, ou pas !
I. LE SOCIAL
Assimiler toute politique sociale au socialisme est un simplisme de paresseux : le « subtil duc du 7.8 en Yvelines » se change ici mentalement en « primate primaire ». Des fascismes aux corporatismes nationalistes début XXᵉ, la question sociale a été portée hors de la gauche, justement afin de préserver la cohésion nationale, contre le capitalisme financier et le marxisme.
Encore auparavant, les braves pionniers de la protection des travailleurs au XIXᵉ siècle n’étaient pas des rouges sang, mais des catholiques très droitiers : les catholiques sociaux français suivant la doctrine sociale du Pape Léon XIII se firent déjà traiter de bolcheviks par les mêmes rentiers bon teint qui hurlent aujourd’hui au IVᵉ Reich.
La rengaine n’a pas varié entre les siècles, seule la momie mal embaumée change.Le renouvellement d’un « capital libéral » qui fit tirer sur des grévistes subissant quinze heures de labeur à la journée, pour un salaire de misère de surcroît : voilà donc sa politique préférentielle.
Qu’il retourne compter ses rentes versaillaises plutôt que de brandir la croix « anti-gammée » contre quiconque ose encore parler de justice sociale en ce bas monde.Obnubilée par son « saint » portefeuille, notre prêcheur-bateleur, issu de cette droite feutrée, cosmopolite non assumée, méprise les classes populaires qu’elle exploite sans vergogne, puis s’étonne des contrecoups qu’elle provoque. En refusant la légitimité de ces dites urgences sociales, elle devient historiquement le premier recruteur du communisme tant abhorré.
En réduisant la nation à un grand livre de comptes et l’homme à son agent comptable, cette bourgeoisie commet depuis deux siècles une constante suicidaire, donnant le même compte en mécomptes : rappelons que le Lesquen « non-lansquenet », trouve contraire à la sacro-sainte « liberté » de ne point pouvoir travailler le jour du Seigneur…
II. L’EUROPÉANITÉ
Civilisation réelle, peuples réels, unissant Latins, Germains et Slaves dans une destinée continentale et culturelle partagée, sans effacer les particularités nationales – tout comme les provinces enrichissent une patrie.
Retournons donc la négation à H2L : son libéralisme économique n’existe pas. Il n’est que le pendant économique de son libéralisme philosophique, lequel induit irrémédiablement le cosmopolitisme qu’il prétend honnir. Lubie droitarde s’il en est, qui joint à son postérieur cloîtré dans un bureau, lui suffirait amplement ad nauseam.
Que font donc, au sein de la droite radicale, ces aristos républicains libéraux et démocratiques fin de race ? Nier l’européanité, c’est nier la francité, dont elle est une composante. Oui, il existe une civilisation blanche, européenne, occidentale.
Et, en effet, une large part de la Nouvelle droite, par rejet de toute une époque – Mai 68, Vatican II – demeure souvent maladivement anti-chrétienne. Mais cette haine prouve que nous avons raison : dans cette affaire, nous chrétiens, représentons l’incarnation des choses et la stabilité – quoi de mieux pour la religion de l’Incarnation ! -, non la bave de crapaud.
Mais que reproche-t-on au fond à ladite Nouvelle Droite ici ? Non franchement son néo-paganisme, devenu caduc, folklorique-comique, sinon moribond, mais plutôt sa réponse au traumatisme que le souverainisme a lui-même causé : la mort de la domination de l’Europe continentale dans le monde, par guerres intestines sempiternelles – incapable de s’élever en un principe plus commun.
Alors oui : les pontes de ce courant ne sont généralement pas la panacée, mais au-delà de ce simple fait, si être national, c’est se crever, et ce depuis 14-18 au moins, alors vive l’impérialisme.
Quelques superbes catholiques clameront : la royauté gallicane (morte à la Révolution), voilà ce qu’il nous faut ! Rejouant ainsi la même scène dramatique 200 ans plus tard. Non. Rome antique, Saint-Empire, Conquistadores : l’Église a toujours préféré la force impériale pour s’étendre.
Ou, comme le libéraliste mondain dont il est question, les paumés bricolent encore des semi-jansénismes désuets, débiles, inutiles.
Il ne s’agit pas ici de concilier deux femmes – entreprise illusoire – mais l’Europe, pour paraphraser Louis XIV (monarque en collant, certes, mais avec des « couilles au cul », et qui sont bien les siennes, contrairement à Hillard – hilarant !).
III. LES FASCISMES
Aucun historien sérieux ne range le fascisme à gauche. La rupture avec les partis de gauche classiques date de la Première Guerre mondiale, par esprit d’indépendance nationale naissante qui plus est. Ci-gît sa malhonnêteté.
Ce même fascisme qui, entre nous, règle ladite question romaine s’accorde naturellement à un juste et sain nationalisme : terrain propice à la grâce, utile à la sainte Église.Le jeune Blanc de l’an 2000, après s’être heurté aux montagnes de zadistes dégénérés et autres métèques dotés des sarouels de la Création, doit encore se farcir cette droite molle et bourgeoise. Pauvre monde, pauvre monde blanc !
Voilà encore la non-logique : « méchants nazis, donc socialistes, donc ennemis de mon portefeuille libéral de gros consanguin ».
Ces libéraux, le social les fait toujours tiquer au point de le confondre impulsivement avec le socialisme matérialiste, abstrait et démocratique français. Or, le fascisme – qu’il soit allemand, italien ou autre, peu importe – est un socialisme à visée virile, réaliste, noble et pro-métaphysique.Le fascisme a toujours été, est et sera, un socialisme aristocratique : populaire, mais avec le sens de la responsabilité et des hiérarchies, dont l’infinité de possibilités donne l’idée de Dieu. La vraie civilisation ne se repère pas dans quelques aristocrates cultivés de fond de grange, mais au sein des classes populaires elles-mêmes, lorsqu’elles trouvent conscience d’elles-mêmes, bon goût et bon caractère.
Quant à nous, même en estimant le passé meilleur comme beaucoup, bornons-nous à aimer le présent, et construisons : fidèles, mais tournés vers l’avenir – à l’inverse de ces zombies perdus dans leurs babioles et autres vieilleries -, car il y a le fond et la forme, et la vie concrète compte tout autant que les grands principes.
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Quand la droite avance, vers le faussé !

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