• Ordre d’Ancien régime, monarchie rénovée du fascisme : le glaive et l’autel ?



    Monarchie et unité visible, corps intermédiaires, principe de totalité, organicité nouvelle & la Croix parfois manquante…

  • Ordre d’Ancien régime, monarchie rénovée du fascisme : le glaive et l'autel ? - Intégralisme Organique

    Ordre d’Ancien régime, monarchie rénovée du fascisme : le glaive et l’autel ?

    ⚔️ Quand l’épée s’allie restaure l’ordre monarchique, mais manque de l’Autel ⚔️ ⁂ 𝔄rène du quadrilatère ℭher lecteur, permettez que nous examinions avec sagacité ce que fut l’échec interne au fascisme, non en ses apparences caricaturées, ou en ses conflits géopolitiques, mais en son fondement véritable. Il s’agissait, disons-le derechef, d’une chirurgie politique sur le … Lire la suite de Ordre d’Ancien régime, monarchie rénovée du fascisme : le glaive et l’autel ?


  • 4 commentaires




    À l'attention des candaules légitimistes (cette étiquette devra être tenue pour synonyme de « gay » dans une France régénérée), le totalitarisme, compris dans sa plus noble et éthérée envergure, n'est point reliquat post-révolutionnaire appelé à forger une société uniforme sous les auspices de la raison et de la loi, écrasant les particularismes locaux, les corps intermédiaires et les identités traditionnelles. Le totalitarisme fasciste est plutôt l'expression holistique d'une nation en mouvement, subordonnant les impulsions populaires à un idéal commun, auquel le pouvoir étatique, en tant qu'il se veut immanent à chaque sujet voué à s'identifier au tout transcendant, recèle ses parcelles éthiques afin de prendre conscience de soi, donnant ainsi corps à une mission historique, autour de mythes fondateurs, de valeurs aristocratiques, et d'un sens du sacré. Il n'y a guère centralisation étatique froide, mais configuration radicale inclinant à unir le peuple non par la loi abstraite, mais par une volonté de puissance et un destin collectifs ainsi qu'une hiérarchie redéfinie - pas seulement en termes juridiques, mais suivant des critères spirituels et raciaux. A contrario, le « totalitarisme » jacobin représente une mécanique centralisatrice, dépourvue de toute dimension spirituelle ou organique, qui réduit l’homme à un simple rouage dans la machine d’État, soumis à des normes universelles et abstraites. Le fascisme, lui, rejette cette universalité niveleuse pour affirmer une identité organique et exclusive, enracinée dans la terre, le sang et la tradition. Le jacobinisme impose un pouvoir abstrait et bureaucratique, tandis que le fascisme incarne un pouvoir charismatique, mythique, lié à une vision spirituelle et sacrificielle. Le jacobinisme détruit les anciennes hiérarchies et particularismes, quand le fascisme cherche à les sublimer et à les réinterpréter sous un prisme nouveau, souvent mystique, mais toujours sacré. Pour le jacobinisme, l’individu est citoyen universel, atomisé dans la loi, alors que pour le fascisme, il est membre d’un organisme plus vaste, participant à une destinée. Tout ceci dénote un clivage totalitaire entre d'un côté, l'anthropocentrisme des « Lumières » (incluant sa progéniture métastatique : libéralisme, communisme) lui-même hérité de la sophistique protagoro-gorgienne, et d'un autre, le réalisme métaphysique (fascisme) tiré aussi bien du catholicisme (en particulier aristotélo-thomiste) que de l'idéalisme platonicien. Le savantasse infatué Alain de Benoist se plut, dans une verve à saveur nietzschéenne, à soulever la porosité des idéologies modernes au monothéisme, voyant dans ce dernier la genèse du totalitarisme sous toutes ses formes. Cette proposition n'est que partiellement vraie, dans la mesure où la gauche a déployé - en les dénaturant - les linéaments totalisants de la pensée chrétienne (universalité, normativité, ordre global) comme référentiel sécularisé en une morale humanitaire inversée, fondamentalement culpabilisatrice et cosmopolite. Et le fascisme, c'est-à-dire la droite non-réactionnaire, ne fît que s'enquérir à ravir ce totalitarisme - originellement chrétien - à l'altérité, en lui faisant recouvrer l'armature conceptuelle dont il fut dépouillé par le jacobinisme et ses succédanés.


    Répondre

    […] Ordre d’Ancien régime, monarchie rénovée, fascisme : le glaive et l’autel ? […]


    Répondre

    […] Ordre d’Ancien régime, monarchie rénovée du fascisme : le glaive et l’autel ? […]


    Répondre

    […] Ordre d’Ancien régime, monarchie rénovée du fascisme : le glaive et l’autel ? […]


    Répondre