• Un an de prison ferme et 25 000 euros d’amende requis contre Bourbon et Reynouard !



    Quand la répression des idées dépasse celle des crimes : le réquisitoire choc contre RIVAROL

  • n°3715 du 1/7/2026 (Papier)

    Editorial

    Un an de prison ferme et 25 000 euros d’amende requis contre Bourbon et Reynouard !

    UN CAUCHEMAR. Oui, un cauchemar. Le mot n’est pas excessif. Pour avoir assisté dans ma vie à des dizaines de procès et avoir été prévenu plus d’une vingtaine de fois, jamais je n’avais eu le sentiment d’assister à ce point à un procès de Moscou. La dix-septième chambre du tribunal judiciaire de Paris Porte de Clichy devant laquelle Vincent Reynouard et votre serviteur ont comparu l’après-midi du mercredi 24 juin a été le théâtre d’une exécution en place publique. La présidente du tribunal, loin d’instruire à charge et à décharge, n’a posé que des questions inquisitoriales, n’a pas laissé le temps aux deux prévenus d’exposer leur argumentation, de faire valoir leur défense et a affiché une rare complicité avec les quatre associations parties civiles dont le seul but, d’ailleurs affiché et revendiqué, était de ruiner et de faire embastiller Vincent Reynouard et votre serviteur.
    Nous étions poursuivis pour la rédaction et la publication dans RIVAROL des 30 octobre 2024, 11 décembre 2024 et 8 janvier 2025 de trois articles politico-historiques de l’auteur du livre sur Oradour. Le premier sur deux pleines pages était intitulé : « Déportation des Juifs : acquittement pour Pétain et pour la France ». Le second sur une page était titré : « Message à Benjamin Netanyahu à propos du mandat d’arrêt international lancé à son encontre ». Le troisième enfin, d’une page entière, concernait « les enseignements à tirer des années 1930-1940 ». Il s’agissait d’articles de fond avec de nombreuses citations, un abondant appareil de notes, d’analyses documentées et sourcées. Nous ne reproduirons pas ici les passages incriminés car le ministère public et les diverses associations dites mémorielles et antiracistes seraient parfaitement capables de nous poursuivre à nouveau mais ce que l’on peut certifier, c’est qu’il n’y avait aucune outrance, aucun excès, aucun appel à la haine ou à la violence dans les écrits que nous avons publiés et qui reposaient sur une argumentation très serrée. On a bien sûr le droit de ne pas être en accord avec ces analyses et ces conclusions, avec les arguments développés, de les contester, de les discuter, de les contredire mais encore faut-il faire l’effort de lire honnêtement la démonstration en entier et d’essayer de comprendre la démarche et la pensée de l’auteur. Or, force est de constater qu’il a été impossible tout au long de l’audience qui a été expédiée — trois heures à peine pour trois dossiers alors qu’il y avait deux prévenus et quatre parties civiles, en plus du procureur de la République et de notre avocat — de développer sa pensée, de démontrer sa bonne foi, d’essayer d’établir la véracité de ce qui était avancé. A chaque fois que l’un ou l’autre des prévenus s’est employé à le faire, la présidente du tribunal l’a brutalement interrompu, disant que c’était elle qui conduisait l’audience et qui posait les questions. Des questions d’ailleurs uniquement à charge. Il ne s’agissait pas d’essayer de comprendre ce que les prévenus avaient voulu dire, quitte à contester les écrits publiés, mais d’affirmer que la loi avait été violée, que les prévenus étaient de dangereux multirécidivistes (dix condamnations définitives au casier judiciaire pour Vincent Reynouard, vingt-deux pour le directeur de RIVAROL, toutes concernant le droit de la presse), incapables de changer ou de s’amender, et qu’il fallait donc sévir de manière impitoyable et urgente.

    MADAME le procureur de la République, très excitée, a donc requis un an de prison ferme, sans aménagement de peine — elle a bien insisté là-dessus : pas de bracelet électronique, pas de travaux d’intérêt général : au trou, et plus vite que ça ! — tant pour Vincent Reynouard que pour votre serviteur et 25 000 euros d’amende, excusez du peu, pour chacun des deux prévenus, soit 50 000 euros en tout pour contestation publique de l’existence de crimes contre l’humanité, provocation publique à la haine et à la violence à raison de l’origine ou de la religion et pour injure publique à raison de l’origine ou de la religion  ! J’ai eu beau faire valoir à la barre que des agresseurs sexuels sur des mineurs avaient écopé d’un an de prison sous bracelet électronique, comme Dominique Boutonnat, ancien président du Centre national du cinéma et de l’image animée et agresseur à maintes reprises de son filleul, que contre des animateurs  dans le périscolaire à Paris qui avaient agressé sexuellement à maintes reprises des enfants de moins de cinq ans, brisant ainsi des vies et des familles, occasionnant des traumatismes inouïs, on avait requis seulement un an de prison sous bracelet électronique et que, pour notre part, nous n’avions commis des violences contre personne, qu’il s’agissait seulement de délits d’opinion, eh bien rien n’y a fait. Madame le procureur a requis un an de prison ferme. Bien que j’aie six enfants à charge, dont un de trois ans et un autre de dix ans. Bien que j’aie de sérieux soucis de santé attestés par plusieurs médecins, rien n’y a fait.
    Comme je l’ai dit au tribunal la délinquance de la pensée, ou prétendue telle, est plus sévèrement sanctionnée dans notre pays que la délinquance dans la rue, que les atteintes graves portées aux biens et aux personnes. C’est si vrai que Dieudonné est interdit de spectacles du fait de sa liberté d’esprit alors que l’humoriste Pierre Palmade qui a causé par son addiction à la drogue un très grave accident de la circulation, blessant grièvement plusieurs personnes et tuant le bébé que portait une jeune femme dans son ventre montera à nouveau sur scène dans la capitale dès le début de l’année 2027 pour un nouveau spectacle. Et la Justice semble plus efficace et plus rapide quand il s’agit de nous poursuivre en vertu des lois Pleven et Gayssot que lorsqu’il s’agit d’empêcher des criminels sexuels de nuire comme Jérôme Barella qui a bénéficié des années durant d’une totale impunité et qui a pu agresser sexuellement, violé moult fillettes et finalement violé, violenté et assassiné la petite Lyhanna. Thémis est plus redoutable pour les délinquants de la pensée que nous sommes que pour les bandes ethniques qui agressent et qui tuent, comme encore le petit Louis, âgé de 17 ans, frappé à mort à Narbonne et qui a succombé à ses blessures après qu’il avait déjà été plusieurs fois la cible de jeunes criminels (voir l’article de l’ami Rochette en page 3).

    IL S’AGIT de nous faire taire. De nous emprisonner et de nous ruiner. De nous conduire à la mort sociale parce que nos pensées, nos paroles, nos écrits ne sont pas conformes à la doxa, à la vulgate. On n’essaye même pas de les réfuter, de les contester, de les contrer. Il s’agit d’en interdire purement et simplement l’expression et de sanctionner de manière impitoyable leurs auteurs. Les quatre associations parties civiles qui sont toutes des partisans inconditionnels de la politique génocidaire de Netanyahu en Palestine occupée et au Liban et qui n’ont jamais exprimé la moindre compassion pour les populations civiles libanaises et palestiniennes, qui n’ont jamais dénoncé les crimes abominables commis quotidiennement par l’entité sioniste à Gaza, en Cisjordanie et dans le Sud-Liban, ont réclamé des sommes colossales pour le prétendu préjudice moral que les trois articles de Vincent Reynouard publiés dans RIVAROL leur auraient causé. L’Observatoire juif de France (OJDF) réclame solidairement aux deux prévenus 55 000 euros de dommages et intérêts et de remboursement de frais d’avocats, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) 45 000 euros, l’Organisation juive européenne (OJE) 24 000 euros et le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme 24 000 euros également. Ce qui fait près de 150 000 euros et même près de 200 000 euros si l’on ajoute le montant des amendes requis par Madame le procureur (25 000 euros par prévenu). Et comme si cela ne suffisait pas, l’OJE et le BNVCA demandent que le jugement qui sera rendu le mardi 22 septembre 2026 à 13h30 soit publié aux frais des condamnés non seulement dans RIVAROL — ce qui pour le coup ne coûtera pas bien cher ! — mais aussi et surtout sur les sites Internet des quotidiens suivants : Le Monde, Le Figaro et Libération.
    Comme à Gaza, il s’agit d’écraser, de détruire, de tuer. De même que les chars israéliens dévastent tout sur leur passage, il s’agit d’empêcher l’expression, même modeste, d’esprits et d’hommes libres et de tuer socialement et financièrement les “coupables”, de leur ôter leur liberté, leurs biens — quand ils en ont — et de leur faire vivre l’enfer sur terre comme s’en vantent ouvertement les ministres du gouvernement de Netanyahu à propos des Palestiniens et des Libanais.
    J’ai eu beau expliquer que RIVAROL est une publication certes ancienne mais très modeste, qui ne compte que quelques milliers de lecteurs, qu’en plus de trois quarts de siècle de parution ininterrompue aucun rédacteur ni aucun lecteur de l’hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne n’a été mis en cause pour des violences contre des personnes ou pour des atteintes à des biens, rien n’y a fait. Nous sommes considérés et traités comme des monstres. On ne se donne même pas la peine de nous lire. Comme l’a dit une avocate des parties civiles : peu importe le contexte, l’article dans son ensemble, ce qui compte, ce sont les seuls passages poursuivis et cela suffit. Drôle de conception de la justice ! Et les choses ne peuvent hélas que s’aggraver puisque ce mercredi 1er juillet la macroniste Aurore Bergé, ministre chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les Discriminations, présente devant le Conseil des ministres un projet de loi visant à durcir encore l’arsenal de répression dit antiraciste. Les lois Pleven, Gayssot, Lellouche et Perben ne suffisaient pas. Il faut une nouvelle loi pour « élargir le délit de négationnisme » et pour permettre de condamner en justice un journal comme RIVAROL en tant que personne morale, ainsi que le dit explicitement Aurore Bergé dans un entretien à la Tribune du dimanche en date du 7 juin. Faut-il que notre publication dérange les puissants, malgré l’extrême modestie de ses moyens et de sa diffusion, pour que l’on s’acharne à ce point contre elle, contre ses rédacteurs et contre son directeur ?

    🎬 La 70ème approche ! #video

    Rendez-vous dans environ 3 semaines pour une nouvelle vidéo rivarolienne avec Jérôme Bourbon : un cap symbolique que nous franchirons ensemble autour de sujets, comme il se doit, résolument anti-conformistes !

    À très vite ! 🗓️

    RIVAROL,<jeromebourbon@yahoo.fr>.


  • Vous avez aimé cet article ? Partagez-le sur les réseaux sociaux !

    [Sassy_Social_Share]