• Dans les coulisses de Serviam avec Gwilherm — Augustin



    Parcours, foi et vision d’un nouveau membre : la rencontre !

  • L’idée de ces entretiens est de vous donner la possibilité, à vous chers auditeurs/lecteurs, de connaître plus en détails les messieurs (gaulois et catholiques) de la fameuse équipe de Serviam.

    Aujourd’hui, nous accueillons Gwilherm.


    1 — Bonjour Gwilherm, tu as l’honneur d’être un nouveau membre apprécié de Serviam et c’est un réel plaisir de faire cet entretien avec toi. Peux-tu te présenter succinctement et surtout nous dire quel a été ton cheminement intellectuel pour en arriver là où tu es actuellement ?

    Époux et père de famille approchant lentement de la quarantaine, mon ascendance vient du nord-ouest de la France. Nous avons pu la retracer jusqu’au milieu du XVIIe siècle, avec des ancêtres nés et morts au village. Il faudra attendre le XXe siècle pour qu’une partie de ma famille quitte sa région.

    Je suis d’abord un catholique de culture, baptisé à ma naissance. Je n’ai pas reçu d’éducation religieuse à proprement parler, bien que, durant toute mon enfance, j’aie été élevé avec l’idée de rétribution autour du bien et du mal. Par ailleurs, à travers ma mère, la figure du Christ a toujours été présente ; il m’aura fallu attendre d’être en charge de ma famille pour en être pleinement convaincu.

    Ayant grandi dans des cités ouvrières, j’ai évolué dans le clivage gauche-droite hérité de la lutte des classes. Ayant fait ma scolarité aussi bien dans le privé que dans le public, j’ai pu côtoyer des mondes différents, allant des fils de bourgeois libertariens aux résidus skinheads, en passant par des descendants de l’immigration maghrébine. Cela m’a, inconsciemment, permis de me construire idéologiquement : avant de savoir qui j’étais, j’ai pu voir qui je n’étais pas.


    2 — Quels sont les personnages (familiaux ou historiques) qui t’ont le plus inspirés ?

    J’ai beaucoup de respect pour la figure paternelle, le fait de le devenir moi-même m’ait montré toute la responsabilité qui nous incombe.

    Sur le plan historique, le chevalier médiéval m’inspire, bien que j’en sois loin, mais Pierre du Terrail, le chevalier Bayard, est pour moi une figure emblématique. Sainte Jeanne d’Arc également.


    3 — Quels sont tes auteurs préférés, ou pourquoi pas tes réalisateurs et réalisations préférées ?

    Je ne lis pas de littérature et j’ai de grosses lacunes à ce sujet. Mes lectures s’axent exclusivement sur l’histoire, la religion, ainsi que sur les concepts géopolitiques et philosophiques. Mais, étant curieux et souhaitant explorer plusieurs choses à la fois, des vulgarisateurs (initiateurs) me permettent de mieux appréhender certains sujets. Ce que me viens en tête pour les concepts de droite actuellement, j’apprécie Antoine Dresse, qui possède également la chaîne Ego Non.


    4 — Quels seraient les conseils que tu donnerais à la jeunesse d’aujourd’hui ?

    Ne jamais perdre espoir ! Se laisser le droit à l’erreur. Accepter que l’on devra sûrement tomber, s’égarer avant de trouver le bon chemin. Ne jamais perdre de vue que la finalité, pour un homme et une femme, reste de fonder un foyer.

    Ne prenez pas pour acquis ce que vous voyez ou ce que l’on vous dit. Gardez en tête que l’histoire est faite de faits réels ou supposés, auxquels on incorpore un narratif.

    Instruisez-vous. Essayez d’apprendre un métier, d’acquérir un savoir-faire. Et tournez-vous vers Dieu : Lui seul est la clé. La route sera longue, parfois pénible, mais elle en vaut la peine 😉. Le nihilisme, le consumérisme, l’individualisme et l’antiracisme sont des pièges auxquels ils seront confrontés. Tenez bon : avec un peu d’instruction et de raison, vous devriez vous en sortir. Pensez à régler ce qui est à votre portée avant de vouloir changer le monde !


    5 — Et quels sont ceux, plus particulièrement, auxquels tu n’as pas pu accéder lors de ta propre jeunesse et qui te paraissent primordiaux ?

    Disons que j’ai bien reçu les conseils. Mais étais-je prêt à les appliquer ? C’est une autre question. Si je devais m’adresser à celui que j’étais autrefois, je lui dirais simplement : n’aie pas peur d’échouer.

    Ce qui m’a le plus manqué dans ma jeunesse, c’est un véritable enseignement et un mode de vie catholique. Il me manquait aussi l’accès aux univers intellectuels et spirituels que je peux explorer aujourd’hui. À la campagne, les bibliothèques municipales de province et l’encyclopédie Encarta ne nous offraient pas un choix très vaste.

    Pour m’extraire du récit simpliste opposant le « camp du bien » au « camp du mal », il m’a fallu attendre l’arrivée d’internet à la maison ainsi que la découverte des librairies en ligne, qui ont élargi considérablement mon horizon.


    6 — Comment imagines-tu l’avenir de la France et des Français à plus ou moins long terme ?

    C’est une question difficile. Certains envisagent cette perspective sous la forme d’un mode de vie communautaire replié, après un choc civilisationnel. J’ose espérer le contraire. Les Français ne souhaitent pas l’avènement d’un système strictement traditionnel avec un retour du catholicisme.

    Cependant, je crois que le besoin de retrouver une identité est réel. La submersion migratoire devient un constat de plus en plus partagé, tout comme la montée d’une dictature culturelle « woke ». Si nous pouvions déjà inverser ces deux tendances d’ici la fin du siècle, ce serait une avancée significative.

    Le XXᵉ siècle, avec les nouveaux modes de transport et de communication, a profondément transformé l’enracinement du « Français ». Je crois qu’il faut désormais penser en termes de bloc civilisationnel, ayant pour ciment l’Europe de l’Ouest, issue du mélange mésolithique-néolithique-Yamnaya, et ayant traversé Rome, le christianisme, la Renaissance, la Réforme, la Révolution, ainsi que les deux guerres mondiales sur son sol.

    Je crois que nous assistons à la fin des nations telles que nous les connaissons aujourd’hui. L’ennemi principal est désormais la dilution de notre identité et de notre héritage culturel, et nous devons trouver les moyens d’y remédier.


    7 — Peux-tu nous décrire à quoi ressemblerait, selon toi, la France « idéale » ? Et le Français « idéal » ?

    Je ne sais pas vraiment ce qu’est un « Français », en revanche je sais ce qu’est un Breton, un Savoyard, un Corse, un Alsacien, un Basque, etc. Pour moi, la France idéale serait une France blanche, enracinée et ordonnée, dirigée selon un système féodal. Mais les centres d’activité et financiers ayant évolué, cela paraît aujourd’hui compliqué à mettre en place.


    8 — Aujourd’hui, comment t’identifies-tu (spirituellement, intellectuellement, humainement…, etc) ? Quel est ton apport propre pour l’émission ?

    Je ne me considère pas comme étant au-dessus de la mêlée, mais comme ce que tout homme chargé de famille, ayant le droit de participer à la vie politique de son pays, devrait être.

    Je suis un homme blanc, catholique, inspiré à la fois par le national-socialisme que par le distributivisme (Belloc et Chesterton). J’accepte mon héritage civilisationnel, avec ses aspects positifs comme négatifs. Je rejette la culture de la culpabilisation et de l’excuse.

    Je suis conscient de mes failles et de mes lacunes, et j’essaie de les améliorer. Avec l’âge, j’ai appris la nuance et à faire preuve d’indulgence.


    9 — En participant activement à l’émission Serviam, qu’espères-tu au fond ?

    Tout d’abord, en tant qu’auditeur d’Oremus, c’est très appréciable d’avoir l’opportunité de participer à ce que l’on aime.

    J’espère que Serviam pourra servir de socle à cette jeunesse de droite catholique, afin qu’elle constate que le combat n’est pas mené uniquement par des hommes du passé, et qu’elle découvre qu’il existe une droite anti-immigrationniste et non judéo-servile. Pour ma part, l’occidentalisme pur n’est pas la solution.


    10 — Selon toi, est-ce que le début ou une partie de la solution passera par le vote ? Pourquoi ?

    Si la guerre civile n’éclate pas, alors oui, le changement passera en partie par les urnes. Nous le voyons avec LFI et Mélenchon, qui capitalisent en partie sur la force électorale que représentent les descendants d’immigrés extra-européens, en s’emparant des sujets qui les concernent.

    Bien que la République se défende bien, les politiques vivent du clientélisme. Si nos enfants, plus nombreux que nous, portent en eux nos idées, alors les politiciens devront en tenir compte. En tout cas, c’est mon avis.


    11 — Le perfection n’étant pas de ce monde, quels sont les domaines au sein desquels tu souhaiterais t’améliorer personnellement ?

    Ah, prendre plus de temps et trouver la manière de transmettre à mes enfants. Savoir ce qui les intéresse et pouvoir les toucher les ramener chacun à leur façon vers mon orientation idéologique.

    Je crois que c’est avant tout le défi que je me dois de relever. Pour le reste, les journées ne font que 24 heures — sauf si JCVD me prouve le contraire ! — et elles sont déjà bien remplies et occupées entre le travail, la famille (la patrie 😉), l’apprentissage et la remise en forme.


    12 — Qu’est-ce que tu rejettes intrinsèquement ?

    Je pense que nous sommes nombreux à partager ce dégoût pour l’individualisme, le nihilisme, la médiocrité et la paresse intellectuelle, ainsi que pour ceux qui sont plus exigeants avec les autres qu’eux-mêmes.


    BONUS — (Éloignez vos enfants et vos proches de vos pensées pour cette dernière et ultime question qui demandera toute votre attention)
    Nous ne cessons de le répéter, tu es membre de l’équipe Serviam, ton courage et ta dévotion pour notre noble cause ne sont plus à prouver. Quelle place tient justement ton service trois pièces, dont le poids de tes joyeuses ?

    Disons qu’elles n’ont pas vraiment changés depuis des décennies, mais ayant pris du poids, elle paraît moins imposante 🤣.

    Non mais cet attribut, hormis le fait de permettre d’uriner debout — ce qui aide à évacuer la bière sans faire la queue — nous rappelle, même si les temps nous sont plus hostiles, que nous avons des responsabilités et des devoirs pour changer nos sociétés.


    Très bien, nous te remercions encore une fois et espérons que tes réponses auront permis à nos auditeurs/lecteurs de mieux cerner ton personnage et sa pensée. On se dit à très bientôt dans une prochaine émission Serviam.

    Propos recueillis par Augustin J.


    Dans les coulisses de Serviam version radio :

    4ème entretien écrit avec Gwilherm

    3ème entretien écrit avec Theobald

    2ème entretien écrit avec Parsifal

    1er entretien écrit avec Rex


    🥊 𝔑𝔬𝔰 𝔞𝔯𝔱𝔦𝔠𝔩𝔢𝔰 𝔡𝔢 𝔩𝔞 𝔖𝔱𝔯𝔞ß𝔢


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