-
Publié le par Florian Rouanet
Frères dans la foi, soyons en quête d’unité véritable,
& souffrez que nous nous répandions derechef sur cette matière du plus noble aloi : tant elle touche aux disciplines de l’esprit les plus exigeantes, celles qui mêlent le sens de l’Église, la rigueur théologique et les affres douloureuses du statu quo de la profession de foi catholique.
L’article approfondi par la Contre révolution sur la position de Monsieur Maxence Hecquard — in fine réponse mesurée, mais ferme, à l’esclandre médiatique commis par le sycophante/délateur Macchabée sur YouTube — nous offre, dans une prose méthodique et vigoureuse, un salutaire rappel sur la question, éminemment disputée, de l’assistance aux messes dites una cum – Mgr Pivarunas & John Daly nous avaient offerts plus que des esquisses à ce sujet.
Qu’il soit clair d’entrée de jeu : cette controverse ne saurait être balayé d’un revers de manche ni réduit à une simple tautologie entre « valide » et « licite », car il engage la conscience et le salut.Évêques, nos guides, voyez l’Église "détraquée" & les âmes orphelines…
Le chaos canonique et ses Paladins de carnaval
L’effort accompli ici pour dissiper les brumes de l’approximation canonique et la tentation du jugement téméraire s’avère roboratif. Il met en exergue un paradoxe consternant : ceux-là mêmes qui – sédévacantistes -, à raison parfois, malgré le fait d’une « absence de juridiction » dénoncée chez leurs propres clercs, vont jusqu’à refuser toute légitimité à l’actuelle « hiérarchie moderniste », mais s’arrogent dans le même souffle l’imperium de décréter, à titre privé, l’anathème contre toute divergence sur la messe dite una cum.
La chose frise l’inconvenance, et s’avère en totale contravention avec l’esprit catholique, traditionnel, hiérarchique, qui honore son articulation au pouvoir, là où elle se manifeste encore, fût-ce en état réduit.Car, en vérité, autrefois, sous l’ordre ecclésial ordinaire, le fidèle se devait d’assister à la messe paroissiale, sans autre discernement que celui de la proximité et du devoir d’état.
Aujourd’hui, renversement des rôles : alors que les évêques, y compris les plus fervents défenseurs de la foi, refusent ou négligent d’agir pour le rétablissement de l’autorité suprême — laquelle seule pourrait légitimement trancher la question una cum, éventuellement —, ce sont les prêtres, voire de simples laïcs, qui se commettent à condamner leurs confrères, jouant aux farceurs de Fête foraine, aux Savonarole de Pôle emploi, aux forbans de papier…
Ce désordre, consumé de dépit et d’échecs théologiques et ecclésiaux, entérine le chaos comme mode de vie..De « l’anathème privé » à l’appel à l’autorité !
Les sédévacantistes dits « complets », dont la clarté doctrinale (au niveau de la Foi) mérite d’être saluée, pèchent pourtant par un refus obstiné d’envisager sérieusement les questions concrètes de juridiction/autorité/désignation, d’élection, de restauration légitime.
Cela fait le lit de leurs adversaires guérardiens, hostiles au « Concile général imparfait », et demeurant éconduits par la vérité dès qu’il s’agit d’envisager l’élection d’un Pontife, qu’ils méprisent tous deux comme une distraction du salut.
Même devant les « ralliés au Concile », leurs palinodies sur le sujet sont connues, et ne doit plus susciter que consternation : en vérité, s’il advenait qu’un vrai Pape soit élu universellement demain, un haut pourcentage de ces mêmes « prudents » se découvrirait schismatique.Entre poupées russes et conclavisme !
Également, les milieux post-lefebvristes, qui persistent à honorer les structures vides d’une non-église conciliaire devenue hautement méconnaissable, gagneraient, quant à eux, à ne point se réfugier derrière des évêques réduits à l’état de poupées russes.
Faut-il alors se résoudre à l’absurde choix entre le rigorisme autoproclamé et la prudence molle ? Non, chers fidèles : il existe, certes, une « voie médiane » du meilleur aloi. Elle consiste à tenir à la fois la foi catholique intégralement transmise, le devoir moral de sanctification liturgique, et la nécessité d’une unité de facto, sans quoi tout combat s’effondre dans l’imposture, le ridicule, le néant et la cacophonie.
En somme, que l’on sacrifie à tel camp ou tel autre, que l’on se drape de l’habit d’un redresseur de torts ou d’un exégète de salon, il serait salutaire que chacun médite ces quelques vérités d’ordre supérieur : le bien commun de l’Église ne souffre ni les oukases intempestifs, ni les compromissions systématiques, mais exige un regard large, enraciné, surnaturel — qui conjugue à la fois intelligence de la foi, douceur de l’Église, mémoire de l’Ordre ancien, et espérance dans une restauration « juridiquement » plausible.
Du rigorisme sans Pape à la liturgie sans combat : que reste-t-il du sensus Ecclesiae ?
Messes una cum : quelques explications à mes amis.Version modifiée. Maxence Hecquard
https://integralisme-organique.com/2024/04/assistance-a-la-messe-des-fideles-mgr-pivarunas/
https://integralisme-organique.com/2023/04/heresies-dans-lhistoire-contre-le-sectarisme-john-daly/
https://integralisme-organique.com/2025/04/vraie-valeur-de-lepiscopat-dans-leglise-futur-conclave-lectures-catholiques/
https://integralisme-organique.com/2025/05/deces-de-francois-henry-v-de-la-croix-le-noname-oremus-de-mai-2025/
https://integralisme-organique.com/2025/03/leglise-est-un-corps-avec-une-tete-visible/
https://integralisme-organique.com/2024/02/un-concile-se-legitime-aussi-avec-universalite-et-publicite/
https://integralisme-organique.com/2025/02/le-principe-depikie-catholiques-de-france/
https://integralisme-organique.com/2024/10/qui-peut-etre-elu-pape-en-concile-general-imparfait/
https://integralisme-organique.com/2024/10/qui-peut-elire-le-pape-en-concile-general-imparfait/
https://integralisme-organique.com/2025/03/magistere-condamnation-du-pretre-errant/
https://integralisme-organique.com/2025/05/adversus-haereses-telegramus-aut-adversus-caritatem-et-intelligentiam/
https://integralisme-organique.com/2025/01/le-rabbinat-pharisaique-de-cassiciacum-satire-et-ca-tire/

1 commentaire
Réagissez à cet article !