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Publié le par Florian Rouanet
Magistère de l’Église catholique à l'appui : Doctrine incontestable, réfutations du relativisme moderniste et vers un Concile général imparfait !Avant-propos
L’Église catholique n’a jamais eu pour vocation de naviguer au gré des vents du relativisme doctrinal : l’œcuménisme, condamné en des termes explicites par tant de Papes, n’est qu’une trahison ennemie, moderniste, qui « érode » la vérité révélée.
Il est possible même d’exhumer mille condamnations de la liberté religieuse dans les encycliques de Pie VII & des Souverains Pontifes qui lui succédèrent, dans leurs encycliques, s’y opposèrent fermement.Mais à quoi bon « citer des textes » si l’on n’est pas animé d’un esprit catholique ? Le bon sens seul devrait suffire à comprendre qu’il ne peut y avoir de mélange entre la vérité et l’erreur. Pourtant, nos contemporains exigent toujours plus de références, alors qu’il conviendrait avant tout de se soumettre à la doctrine catholique infaillible.
La raison a déserté les chapelles : car le Pape, chef de l’Église ne peut pas être un hérétique c’est l’évidence même. L’hérétique n’est plus membre de l’Église, or le Pape qui en est le chef, pourrait-il être chef d’une société dont il ne serait pas membre ?
Nous devons nous unir, certes, mais sur la base de la doctrine et de la foi. Il est dérisoire de multiplier les groupuscules et de se complaire dans des querelles de chapelle, alors que l’ennemi avance et que l’Église se trouve encore sans un chef visible depuis déjà plus de six décennies.
Pourtant, la manie des textes ne suffit guère si nous ne sommes pas animés d’un véritable esprit catholique. En vérité, le simple bon sens doctrinal tranche immédiatement ces questions, vous ne pensez pas ?
Nonobstant, puisque la documentation est exigée & que les citations confèrent à l’argumentation sa roborative solidité, nous exposerons ici la nécessité de l’unité doctrinale, morale et religieuse, tout en dénonçant l’illusion des querelles de chapelles, qui ne sont qu’un prétexte à la division au lieu d’être le ferment du seul renouveau possible de la Chrétienté.
Et si vous jamais représentez la « véritable Église catholique », alors, selon des modalités adéquates, élisez un Chef à sa tête !
Définition proposée
« Concile générale imparfait »
Assemblée des évêques réunie universellement, en l’absence de Pape légitime, justement en vue de procéder à l’élection d’un Pape

Sommaire
I. Le magistère ordinaire des Papes : un enseignement infaillible
II. L’impossibilité d’un Pape hérétique : principes dogmatiques
III. L’élection du Pontife romain : continuité et pouvoir ecclésial
IV. L’Église indéfectible et la nécessité d’un Concile général imparfait
V. Rejet du modernisme et nécessité d’une restauration catholique☧
I. Le magistère ordinaire des Papes : un enseignement infaillible
Il est erroné d’affirmer que le magistère du Pape, fut-il « ordinaire », peut être faillible. Ce ne sont pas les sédévacantistes qui le prétendent, mais bien les Papes eux-mêmes, en parfaite continuité avec l’enseignement de l’Église.
Pie IX, Encyclique Tuas Libenter (21 décembre 1863) :
« Cette soumission qui doit se manifester par l’acte de foi divine, ne saurait être limitée à ce qui a été défini par les décrets des conciles œcuméniques ou des pontifes romains de ce Siège apostolique, mais elle doit aussi s’étendre à ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi. »
Pie IX, 3e session du concile du Vatican (24 avril 1870), Constitution dogmatique Dei Filius, Chapitre 3 :
« Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel. »
Pie XII, Encyclique Humani generis (12 août 1950) :
« À ce qui est enseigné par le Magistère même ordinaire s’applique aussi cette parole : « Qui vous écoute, m’écoute » [Luc 10,16] ; et la plupart du temps ce qui est proposé et inculqué par les encycliques appartient déjà par ailleurs à la doctrine catholique. Si les souverains pontifes portent expressément un jugement sur une matière qui était jusque-là controversée, tout le monde comprend que cette matière, dans la pensé et la volonté des souverains pontifes, ne peut plus être considérée désormais comme objet d’une libre discussion entre les théologiens. »
Ainsi, les encycliques et les constitutions, dotées d’une bonne solennité, participent bien au magistère infaillible, à partir du moment où elles affirment une vérité enseignée constamment par l’Église.
Ce sont plutôt des propos professés en tant que personne privée, dans un contexte non public, ou encore des hérésies professés, qui ne font pas partis du magistère ordinaire.
Et de ce fait même, aucun texte promulgué par des « papes conciliaires » jusqu’à François zéro, ne peut être considéré comme appartenant au magistère de l’Église, car il sont remplis d’erreurs, d’approximations et surtout d’hérésies manifestes.
II. L’impossibilité d’un Pape hérétique : principes dogmatiques
Il est absurde d’affirmer 1) qu’un Pape puisse être hérétique et 2) continuer à régner en tant que Souverain Pontife. Un professeur d’hérésies, ou hérétique, n’est objectivement plus membre de l’Église, et par conséquent, il ne peut en être la tête ni prétendre incarner une quelconque autorité, capable « d’étrangler la véritable Église ».
Le Canon n° 188 du Code de Droit Canonique de 1917 établi par Benoît XV, décrète :
« En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure, sont VACANTS ‘ipso facto’ et sans AUCUNE déclaration, quelque office que ce soit si le clerc : {…} 4e point : APOSTASIE publiquement la foi catholique. »
Paul IV, Cum Ex Apostolatus Officio (« plus en vigueur », mais relevant du bon sens contre toute menace subversive, protestante ou moderniste) :
« Si jamais un jour il apparaissait qu’un Évêque, faisant même fonction d’Archevêque, de Patriarche ou de Primat ; qu’un Cardinal de l’Église Romaine, même Légat ; qu’un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi catholique, est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue. »
Saint Alphonse de Liguori résume cette vérité de façon lapidaire :
« Si jamais le Pape, comme personne privée, devait tomber dans l’hérésie, au même moment, il cesserait d’être Pape, car il ne serait alors plus membre de l’Église, et en tant que tel, il ne serait plus en capacité d’être la tête de l’Église. »
— Saint Alphonse de Liguori, cité in The Theological Defense of Papal Power, p.88Par ailleurs, l’argument de l’exemple du Pape Honorius est une pure falsification des ennemis de l’Église. Ce dernier ne fut jamais formellement condamné pour hérésie personnelle, mais seulement pour négligence face à l’hérésie monothélite dans une correspondance privée.
« Ce siège de Pierre demeurait pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : “J’ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères.” »
— Concile Vatican I, Pastor AeternusIII. L’élection du Pontife romain : continuité et pouvoir ecclésial
Le Concile Vatican I affirme clairement que l’Église doit nécessairement élire un Pape jusqu’à la fin des temps :
La constitution dogmatique Pastor Aeternus du Concile Vatican I :
« La permanence et la nature de la primauté du Pontife romain sur toute l’Église est fondée sur l’institution divine de l’office pétrinien, qui par sa nature doit perdurer dans la succession des pontifes romains, garantissant ainsi la continuité et l’unité de l’Église universelle. » « Cette sainte doctrine est ainsi à croire fermement et constamment par tous les fidèles du Christ, et toute déviation ou interprétation contraire est rejetée et condamnée. Il est donc manifeste, selon l’enseignement de la foi catholique, que le Pontife romain, successeur de Pierre, continuera sans interruption à exercer sa primauté sur l’Église universelle jusqu’à la fin des temps. »
La papauté ne peut donc pas disparaître. Or, si le Siège apostolique est vacant depuis 1958, il faut logiquement en conclure que l’Église conserve toujours le pouvoir d’élire un Pape.
Élection pontificale : le droit de l’Église à se choisir un Pape
IV. L’Église indéfectible et la nécessité d’un Concile général imparfait
La durée de la vacance actuelle, bien que sans précédent, n’implique pas une interruption du pouvoir pontifical, mais une vacance prolongée due à des circonstances exceptionnelles.
Lorsqu’il fut impossible d’élire un Pape selon les modalités habituelles, l’Église a su réagir en transférant le pouvoir électif à un concile général, comme le rappelle le cardinal Billot :
« Lorsqu’il serait nécessaire de procéder à l’élection du Souverain Pontife, s’il s’avérait impossible d’appliquer les directives du droit papal, comme ce fut le cas du temps du Grand Schisme d’Occident, on doit accepter sans difficulté que le pouvoir d’élection puisse être transféré à un concile général. »
— Cardinal Billot, De Ecclesia ChristiC’est là la seule réponse cohérente et conforme à la Tradition, en l’accompagnant d’un concile général imparfait, il devra, en temps voulu, résoudre la question de l’élection papale.
Concile Vatican I, Constitution dogmatique sur l’Église du Christ, Session 4, chapitre 2 :
« Ce que le Christ notre Seigneur, chef des pasteurs et pasteur suprême des brebis, a institué dans le saint apôtre [St. Pierre] pour le salut éternel et le bien de l’Église doit nécessairement, grâce au même promoteur, se poursuivre sans interruption dans l’Église, laquelle, fondée sur la pierre, subsistera ferme jusqu’à la fin des siècles. »
Concile Vatican I, Session 4, chapitre 2, canon :
« Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le pontife romain n’est pas successeur de saint Pierre en cette primauté : qu’il soit anathème. »
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V. Rejet du modernisme et nécessité d’une restauration catholique
Le « modernisme infiltré et affiché » depuis « Vatican II » a conduit à un effondrement doctrinal où les prétendus « papes » adoptent une approche philo-maçonnique du monde. Entre « Jean-Paul II » embrassant le Coran à Bergoglio multipliant les hérésies publiques, le modernisme a parfois consumé toute apparence de catholicisme chez ces usurpateurs.
Les agents de Vatican II appliquent exactement la doctrine œcuménique délirante des guénoniens et des loges, en faisant fi de la nécessaire exclusivité du salut par l’Église.En effet, l’Église ne saurait être abandonnée par son Divin Fondateur. Si le Siège est vacant, il doit être pourvu. Mais cette entreprise ne peut se faire dans l’anarchie, ni dans la précipitation.
L’unité dans la vérité est l’unique chemin viable. C’est pourquoi l’urgence n’est pas de proclamer un Pape autoproclamé, mais d’œuvrer à la reconnaissance d’un cadre légitime pour restaurer l’autorité catholique authentique, notamment par l’échange entre tous les évêques fidèles à la Tradition et à ses rites, pour justement procéder à l’élection d’un Pape et que ce dernier soit universellement accepté.
En cela, la position dite sédévacantiste, loin d’être une impasse, est une étape nécessaire pour rétablir un ordre véritablement catholique. Et si les erreurs « conciliaires » doivent être condamnées, mais cette condamnation ne dispense pas du devoir de reconstruire.
L’Église a toujours su se donner un Pape dans les pires circonstances, à Pise comme à Constance. La responsabilité de notre temps est de renouer avec cette fidélité !
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« C’est une bonne nouvelle que l’Islam envahisse l’Europe ? C’est une excellente nouvelle. Ça annonce l’arrivée du Massiah » Rav Touitou

Mon pape hérétique et materialiter et son acte public ! Une image vaut parfois milles paroles.

On ne sais pas ce que les guénoniens attachés aux tradi’ (comme à toutes les traditions sans aucune distinction) reprochent aux agents de Vatican II qui appliquent exactement leur doctrine « néo païenne » œcuménique délirante !
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