• Noël sur le Front de l’Est – Léon Degrelle



    La veillée du 24/25 décembre

  • C’est un Noël de 1941… Nous somme sur les terres Russes. La neige brillante tombe et couvre de son manteau blanc scintillant, cette belle nature dormante. Une brise givrée embrasse dans son élan les joues rougies des hommes. Un Noël presque idéal pour les Européens du XXIème siècle que nous sommes me direz-vous. C’est là, que nuit et jour derrière sa mitrailleuse, emmitouflé dans ses boueuses guenilles maculées de sang, se tient le soldat Léon Degrelle. Qu’il est précieux pour l’âme, de se rappeler qu’en ces Sainte Fêtes, le dépouillement prime. Que ce soit celui de l’Enfant Jésus et de sa sainte Famille ou bien celui d’un simple soldat, le cœur lourd, si loin des siens. Tous, remplis d’espoir.

    Extraits tirés du livre  »Feldpost » de Léon Degrelle :

    «  »FELDPOST » est un livre simple. C’est un livre de soldat. Il est composé d’une série de notes rapides que j’écrivais chaque jour sur des cartes  de la Feldpost. Ces cartes, griffonnées au hasard des routes et des combats de Russie, allaient à mon foyer dire mes pensées.

    Qu’on n’y cherche point de tableaux vibrant de combats. Il ne s’agit pas ici d’un carnet de campagne. Ne sachant pas ce que me réservait le destin des armes, je me hâtais d’exprimer un certain nombre d’idées ou de sentiments qui m’habitaient… »

    Préface.

    «   24 décembre 1941,

    Une neige fine et serrée tombe depuis le matin. Nous aurons le Noël traditionnel.

    Mais il n’y a même pas moyen de trouver un petit sapin dans ce pays lugubre. Par contre, il y aura eu, même en cette veille de fête de paix, du sang rose sur la neige. Les Bolchevistes nous guettent plus particulièrement ces jours-ci. Ils coupent le canon de leurs fusils pour pouvoir le glisser sous leurs vêtements, s’habillent en civil et se faufilent à l’arrière. Brusquement on les a sur le dos.

    Noël, Noël… On aura, à la maison, préparé dans mon grand bureau un beau sapin brillant, plein de paillettes et de bougies multi-colores… Les enfants auront rêvé de la crèche : leurs cœurs purs seront débordants de prières naïves, de chants naïfs. Ils arriveront le matin, sentant bon le savon, les yeux prêts à tous les émerveillements.  

    Je regarde la neige qui tombe inlassablement et, malgré sa légèreté, je sens que j’étouffe. Des soldats passent, le dos rond, allant vite, portant quatre ou six gamelles où fume le brouet. Autour de moi : rien, toujours la paille, le vent qui souffle près des murs, un homme qui se ronge les ongles, d’autres qui dorment, recrus par la nuit de guet.

    Dépouillement de la crèche : au fond, Jésus aurait pu naître dans notre abri. Candeur des braves bêtes qui faisaient tout ce qu’elles pouvaient. On ne nous en demande pas plus. Candeur du cœur de ces bergers qui n’ont pas douté une seconde, pas calculé, tout apporté. Ils n’avaient que des moutons, ils donnaient leurs moutons.

    Qui, en se souvenant d’eux,  ne reprendrais pas courage ? Ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on donne… moutons ou millions… c’est la ferveur du cœur qui anime le don.

    Noël 1941,

    Une tempête délirante tourne en tourbillons fous autour de nos pauvres corps de soldats aux mains roides.

    Je reviens d’un poste, à travers le soir mugissant ; et, malgré mes efforts pour rester maître de moi, je me sens indiciblement triste. Je voudrais être seul, m’abandonner un instant à cette grande douleur invisible qui me laboure, douleur d’être perdu au bout du monde, douleurs des grands brouillards qui sépare les âmes, douleur qui sonne à coups sourds, comme un gong, martelé sans fin…

    Je regarde l’abri, la crèche qu’un des nôtres a dessinée avec la cendre de bois, sur la muraille. Nous sommes vraiment à l’étable de la Noël, rien n’y manque, ni la paille, ni la vermine. Seuls les anges et les étoiles ont quittés le ciel…

    Nous avons eu une messe de Minuit pathétique : tous nous étions appuyés sur nos fusils, car on devait s’attendre à une attaque. Nous étions glissés, à travers les neiges épaisses, laissant une Compagnie à l’aguet. Nous avons chanté les vieux Noëls du pays dans la pauvre église orthodoxe, aux petites bougies brillantes, tandis qu’un choeur russe nous répondait par des implorations aiguës comme des dards. Au dehors, les mitrailleuses braquées à chaque entrée attendaient l’assaut de l’ennemi.

    Au fond, c’eût été si beau de mourir cette nuit-là… Parfois la vie me semble si harassante à porter, si douloureuse à être pensée… Mais jamais je ne serai un lâche. Nous sommes redescendus, l’oeil surveillant les buissons noirs, ouatés de neige. Nous avons parlé jusqu’à trois heures et demie du matin dans notre abri. Pour balayer la mélancolie des souvenirs, j’ai décrit l’oeuvre de Breughel et son extraordinaire « Chute d’Icare », avec la main verte, le laboureur qui continue à pousser son sillon sur la falaise.

    S’évader… Aujourd’hui, c’est presque une angoisse. Oublier qu’on a une sensibilité, une âme qui crie… Qui nous aiderait à oublier ? Nous avons passé la journée à tuer des dizaines de gros poux gorgés, qui nous dévorent. C’est tout. Et l’âme doit rester haute, fière, inébranlable. Elle le reste. Mais de grandes vois étouffées, tout au fond, gémissent… Quel vide ! Quel abandon ce soir… »

    Feldpost. Léon Degrelle.

    Vous pouvez vous procurer ce livre à la librairie des Arts Enracinés dont voici le lien direct ici.

    Joyeuses fêtes de la sainte Nativité à tous !

    Augustin.

    « Les SS avaient un mysticisme forcé et quelque chose de ridicule même pour Hitler lui-même : à Noël 1940, alors qu’il assistait à la célébration païenne de la Leibstandarte-SS, Hitler se tourna vers un assistant et commenta d’un ton sardonique qu’il n’y avait rien de tel que le chant de Noël de la Nuit Silencieuse. »

    – David Irving, La Guerre d’Hitler

    « Comme Noël approchait, Hitler a fait un monologue de Noël et de chants d’Église, qu’il a jugé, contrairement à Bormann, beaux et édifiants. […]. « Quoi de plus beau [a-t-il demandé], que la ʻNuit de Paix, la Sainte Nuitʼ ? » »

    – Heinz Linge, Bis zum Untergang : Als Chef des Persönlichen Dienstes bei Hitler Wilhelm (Goldmann Verlag, Munich, 1983, 2e édition, p.190)


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