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Publié le par Florian Rouanet
Après l’utilisation du mot provocateur de misogyne, ajustons le tir en disant qu’il s’agit de libres propos et d’enseignements à propos des femmes (mais non sous de mauvais jours !) qui, comme avec les juifs, tentent de contrôler la parole, de l’homme ou du goy, c’est selon.
Cependant, jusque dans les années 1950, non seulement le moindre auteur, et même le moindre démocrate-chrétien gaulliste à la François Maurriac, était encore, selon les standards contemporain, à la fois misogyne, raciste et antisémite !
C’est à Frédéric Le Play que revient notamment, dans La constitution essentielle de l’humanité, sans partir d’à priori, le fait de retrouver la base commune du patriarcat comme la meilleure source naturelle de développement des sociétés.
Notre abécédaire complet des citations
contre les femmes, la féminité et le féminisme-*-
Adrien Rouquette, La Thébaïde en Amérique (Page 32)
« […] Après Blanc Saint-Bonnet, écoutons Jacques Balmès sur cette angélique vertu :
« Le catholicisme couronne d’une brillante auréole l’abstinence complète des plaisirs sensuels, la virginité. Les esprits frivoles, principalement ceux qui reçoivent les inspirations d’un cœur voluptueux, ne comprendront certainement pas jusqu’à quel point le catholicisme a contribué par là à relever la femme ; mais il n’en sera pas de même des esprits solides, capables de reconnaître que tout ce qui tend à élever au plus haut degré de délicatesse le sentiment de la pudeur, tout ce qui fortifie la moralité, tout ce qui contribue à faire d’un nombre considérable d’hommes, un modèle de la plus héroïque vertu, a également pour résultat de placer la femme au-dessus de l’atmosphère des passions grossières. La femme cesse dès lors de se présenter aux yeux de l’homme comme un simple instrument de plaisir ; elle ne perd, elle ne voit diminuer aucun des attraits dont l’a pourvue la nature, et elle n’a plus à craindre de devenir, de triste victime du libertinage, un objet de mépris et de dégoût. L’Église catholique avait connu profondément ces vérités ; aussi, tandis qu’elle veillait sur la sainteté des rapports conjugaux, tandis qu’elle créait au sein de la famille l’admirable dignité de la matrone, elle couvrait d’un voile mystérieux le visage de la vierge chrétienne ; et les épouses du Seigneur étaient gardées par elle comme un dépôt dans les ombres du sanctuaire. » »Père Henri-Dominique Lacordaire, Conférence de Notre-Dame de Paris
« Ce jeune homme usé dans le vice, qui ne croit plus en rien, pas même au plaisir, qui ne respect plus rien, pas même soi, il vient, il rencontre le regard de la femme chrétienne, il voit vivante la dignité qu’il a profané ; il sent la misère et son abjection devant ce miroir de pureté. Un mouvement de paupière ou de lèvres suffit pour le châtier et l’anéantir, lui qui s’estimait sûr de ne pas trembler devant Dieu ! Il reconnaît une puissance devant laquelle il doit déguiser au moins sa honte ; et s’il devient incapable d’être touché de ce reproche tacite, s’il méprise la femme, après avoir méprisé tout le reste, c’est le dernier trait de sa condamnation ; il n’appartient plus au monde civilisé, il est barbare. »Saint Jean Chrysostome
« Le mari et la femme devraient être comme la main et l’œil. Lorsque la main a mal, l’œil devrait pleurer, et lorsque l’œil pleure, la main devrait essuyer les larmes. »André Gabbar, L’homme nouveau (HS n°4)
« Le Moyen-Âge représenta une sorte d’apogée des femmes. Le culte marial, soutenu par saint Bernard, diffusa dans toute l’Europe l’image idéalisée de la femme. Dans les villages, elles participaient aux votes concernant la vie de la communauté. Les abbesses avaient rang de seigneur féodal. L’Église défendit l’union indissoluble contre les coutumes germaniques du rapt et du mariage forcé. »François-René de Chateaubriand, Génie du christianisme (Livre 1, Chapitre X)
« Sans la femme, l’homme serait rude, grossier, solitaire, et ignorerait la grâce qui n’est que le sourire de l’amour. La femme suspend autour de lui les fleurs de la vie, comme ces lianes des forêts qui décorent le tronc des chênes de leurs guirlandes parfumées. »Fanny Mongellaz, De l’influence des femmes : sur les mœurs et les destinées des nations, sur leurs familles et la société, et de l’influence des mœurs sur le bonheur de la vie
« Et dans des siècles de lumière n’est-on pas venu porter atteinte à cette sainte et indissoluble union du mariage établie par le christianisme ? Comment est-il possible que le divorce ait trouvé des apologistes ! Mieux vaut mille fois la polygamie ; si elle ôte à la femme son bonheur, au moins il lui reste des vertus ; au moins elle est épouse ; au moins les enfants ne sont pas orphelins pendant la vie de leurs parents. Mais une femme qui peut, selon ses caprices, changer d’époux, qui peut avec sang-froid se séparer de ses fils, priver ses filles d’un père, et paraitre avec hardiesse dans le monde, sans croire outrager la morale et porter atteinte aux mœurs, cette femme là ne nous semble plus une femme chrétienne… Le Véritable esprit du christianisme a mieux compris quelle devait être la destinée de la femme ; il a mieux songé à ses vrais intérêts, en établissant ses droits et son bonheur sur des bases solides et inébranlables. Aussi tous les pas qui l’en éloignent la dirigent-ils sur cette barque légère et mouvante du caprice et des passions des hommes. Ah ! Si nous voulons vivre heureuses et honorées, ne nous écartons jamais de ces lois que notre divin législateur, dans sa bonté, semble avoir particulièrement établies pour nous protéger, pour nous rendre la vertu plus aimable et plus facile, pour nous rendre une liberté que les lois des hommes tendent sans cesse à nous enlever, ou à restreindre dans des limites qui sont loin d’être toujours tracées par la justice et la raison ! »Régine Pernoud, La Femme au temps des cathédrales
« On est frappé du dynamisme, de la capacité d’invention de ces femmes que l’Évangile a libérées. Un exemple est frappant : celui de Fabiola. Le nom évoque pour nous un roman fameux qui avait pour cadre précisément l’Église des catacombes, mais la Fabiola de l’histoire, comme il arrive souvent dépasse sensiblement celle de la légende : elle fait partie de ces dames de l’aristocratie romaine qui sont devenues les disciples de saint Jérôme ; frappée de voir le nombre de pèlerins qui viennent à Rome et là se trouvent sans ressources, elle fonde une « Maison des malades », nosokomion, à leur intention. Autrement dit, Fabiola fonde le premier hôpital. »Révérend Père Curci, La vérité historique (Journal)
« Cette merveilleuse dignité, conférée à la femme dans le christianisme, apparaît d’autant plus précieuse, que celle-ci était plus avilie, plus dépréciée dans le monde païen. Sous la tyrannie absolue de la force, on devait nécessairement opprimer impitoyablement cette moitié du genre humain qu’on appelle faible par antonomase. Hélas ! Qu’était la femme chez les païens ? Dois-je le dire ? C’était un instrument passif, du service le plus vil ; une bêle de race ; abjecte matière d’une volupté plus abjecte ! Qu’est-elle devenue par le christianisme ? Elle est redevenue la femme : domna, domina : c’est-à-dire, maîtresse, patronne, dominatrice. Je ne sais si ces noms lui ont été donnés dans aucune des langues anciennes ; mais cela me semble difficile et surtout improbable ; car on ne donne pas un nom à une chose dont on n’a pas d’idée. »Maryvonne Gasse
« En offrant la maternité à la femme, Dieu ne pouvait rien offrir de plus précieux, l’associant au don de la vie dont il est auteur. »Jean Sévillia, Historiquement correct (Page 22)
« Chez les paysans, les artisans ou les commerçants, il n’est pas rare que la femme dirige l’exploitation, l’atelier ou la boutique. À la fin du XIIIe siècle, à Paris, on trouve des femmes médecins, maîtresses d’école, apothicaires, teinturières ou religieuses. »Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales (Page 20)
« C’est un évènement décisif qui se produit dans le destin des femmes avec la prédication de l’Évangile. Les paroles du Christ, prêchées par les apôtres à Rome et dans les différentes parties de l’Église, ne comportaient pour la femme aucune mesure de « protection », mais énonçaient de la façon la plus simple et la plus bouleversante l’égalité foncière entre l’homme et la femme : « Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère à l’égard de la première ; et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère » (Marc X, 11-12 ; Matthieu XIX, 9). À cette équation très catégorique qui avait provoqué dans l’entourage de Jésus une stupeur indignée s’ajoutaient de multiples traits rapportés par les Évangiles : c’était à une femme que le Christ avait d’abord fait la révélation, importante entre toutes, de la vie nouvelle : adorer Dieu en esprit et en vérité ; il avait refusé de condamner la femme adultère, lui disant simplement : « Va et ne pèche plus », et c’était à des femmes qu’il était d’abord apparu après sa résurrection. »Robert Fossier, La femme dans les civilisations des Xème et XIIIème siècles (Colloque)
« Dans l’histoire de l’Occident, au cours de ces deux ou trois siècles, les deux principales conquêtes de l’homme ont été l’établissement de la cellule conjugale, du couple, comme cadre normal d’existence familiale, et nous vivons encore sur cette conquête ; et, d’autre part, la mise en place de la maison, organe premier et fondamental de la vie collective, de la vie seigneuriale. Dans ces deux cas, c’est la femme qui apparaît au centre de ces cellules, noyau sans lequel ces cadres n’existeraient pas, cheville ouvrière de tout cette construction. »Monseigneur Gaume, Traité du Saint-Esprit
« En se redisant les unes aux autres : C’est la femme qui est la cause de tous nos malheurs, les générations antiques avaient accumulé sur la tête de la femme une masse de haine et de mépris, qui avait fait de l’ancienne compagne de l’homme le plus abject et le plus misérable des êtres. En se répétant jusqu’au seuil de l’éternité : C’est à la femme que nous devons tous nos biens, les générations nouvelles environneront la femme d’une vénération et d’une reconnaissance, qui en feront l’être le plus respecté et le plus saintement aimé de tous ceux que Dieu a tirés du néant. »Rémy de Gourmont, Le latin mystique : les poètes de l’antiphonaire et la symbolique au moyen âge
« La nuit aurait eu le temps d’envelopper le jour dans l’humidité de ses ténèbres avant que j’aie pu dénombrer les perversités de la tourbe féminine ! Mais selon l’ordre divin les femmes sont sous la tutelle de l’homme et quand elles faillent, c’est notre faute. Car si nous n’avions pas un goût si décidé pour leurs péchés, à elles, nous ne les laisserions pas partager si étroitement nos vices, à nous. »Régine Pernoud, Hildegarde de Bingen
« Je découvre cette personnalité étonnante d’une époque lointaine qu’est le Moyen-Âge. C’est incroyable de découvrir comment une femme a réussi à produire autant d’écrits et d’œuvres, inspirée par la lumière divine, et a influencé ou guidé autant d’hommes de religion ou de pouvoir. Son humilité, sa sagesse et son don de soi sont une belle leçon d’humanité. Dommage qu’elle n’ait pas sa place dans les livres d’histoire ! »Père Henri-Dominique Lacordaire, Conférence de Notre-Dame de Paris
« […] Le seconde Ministère que l’Évangile a créé pour la femme chrétienne, c’est le ministère d’éducation. À qui l’homme naissant sera t-il confié ? À qui le remettra-t-on pour lui inspirer une âme bonne ? Quelle est la main assez délicate, assez ingénieuse, assez tendre pour assouplir cette bête fauve qui vient de naitre entre le bien et le mal, qui pourra être un scélérat ou un saint ? Ne cherchons pas si loin. Déjà son éducation a commencé dans le sein même qui le portait. Chaque pensée, chaque prière, chaque soupir de sa mère a été un lait divin qui coulait jusqu’à son âme et le baptisait dans l’honneur et la sainteté. Le père n’y peut rien directement. À la mère seule il a été donné que son âme touchât pendant neuf mois à l’âme de l’enfant, et lui imposât des prédispositions à la vérité, à la bonté, à la doucheur, germes précieux dont elle achèvera la culture au grand jour, après les avoir semés dans les profondeurs inconnues de sa maternité. L’enfant parait ; il échappe à cette première éducation de l’Évangile par les entrailles de sa mère ; mais il est reçu dans des mains que l’Évangile à bénies, il n’a plus à craindre le meurtre ou l’exposition ; il dort tranquille sous la protection de sa mère armée de Jésus-Christ. Et, dès que ses yeux s’ouvrent, quel est le premier regard qu’il rencontrera ? Le regard pur et pieux d’une chrétienne. »Marc Lefrançois, Histoires insolites des Rois et Reines de France
« Plus âgée que son époux, sainte Bathilde a une grande influence sur le roi, le poussant à gouverner le royaume d’une main de fer. »Jacques Heers, Un homme, un vote ? (Page 19)
« L’exclusion de la femme ne date absolument pas des « siècles obscurs » mais vint bien plus tard, de la modernité. Au moment même où l’on proclamait les droits de l’homme, l’égalité de tous et la libération des opprimés, nos lois républicaines ont interdit, et pour de longues années, aux femmes de prendre part aux affaires de l’Etat. Les défenseurs des trois grandes vertus, inscrites aux frontons des édifices publics, et des temples républicains, décidèrent qu’elles devaient rester en leurs foyers. »Monique Piettre, La condition féminine à travers les âges
« Désormais le rite d’élection n’est plus le signe, exclusivement réservé aux mâles et inscrit dans la chair, qu’était la circoncision hébraïque, mais un sceau invisible imprimé sur les âmes et offert à tous et à toutes : le baptême. »Saint Bernard de Clairvaux
« Si c’est par une femme que l’homme est tombé, ce n’est que par une femme aussi qu’il se relève. »Jacques Le Goff, Article du magazine L’Histoire (juillet-août 2000)
« Le christianisme a libéré les femmes. La femme a été créée à partir d’une côte d’Adam. Elle est un morceau d’Adam, mais nous ne pouvons nous contenter de cette définition. Dieu a créé Eve à partir d’une côte d’Adam, il ne l’a pas créé à partir de la tête, ni à partir du pied ; s’il l’avait créé à partir de la tête, cela aurait signifié qu’il voyait en elle une créature supérieure à Adam.
Inversement, si cela avait été le pied, elle lui aurait été inférieure ; la côte, c’est le milieu du corps et ce geste établit l’égalité d’Adam et Eve dans la volonté de Dieu. Je crois que, profondément, c’est cette idée qui l’a emporté dans la conception chrétienne de la femme sinon la pratique de l’Église médiévale à son égard : la femme est l’égale de l’homme. Et je crois aussi que c’est une des grandes innovations du christianisme, ce respect pour la femme. En somme, je crois qu’il y a eu une véritable promotion de la femme, mise en avant, au moins doctrinalement, par le christianisme, et que cela a été ressenti comme tel, au-delà de toutes les pesanteurs familiales et sociales qui tendaient à la maintenir dans une certaine infériorité. »Madame de Staël, Œuvres complètes (Volume 3)
« Le christianisme a tiré les femmes d’un état qui ressemblait à l’esclavage. L’égalité devant Dieu étant la base de cette admirable religion, elle tend à maintenant l’égalité des droits sur la terre ; la justice divine, la seule parfaite, n’admet aucun genre de privilèges, et celui de la force moins qu’aucun autre. »Épître aux Éphésiens V, 25
« Vous, maris, aimez vos femmes, comme le Christ aussi a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle. »André Malraux, Article du journal Le Point (17 mars 1975)
« En pays chrétien, la Femme a été glorifiée dans la Vierge […] J’entends parfois dire que la religion catholique est misogyne : ce n’est pas sérieux. Une religion qui agenouille les hommes devant une femme couronnée manifeste une misogynie plus que suspecte. »Régine Pernoud, Aliénor d’Aquitaine
« Aliénor avait pris la croix en même temps que son époux. Contrairement à ce qu’on croit quelquefois, il n’y avait rien là de très extraordinaire. Dès la première expédition, au contraire, nombreux avaient été les seigneurs qui emmenaient leur femme avec eux. […] La femme méprisée, étrangère à la vie de son époux et recluse derrière les murailles d’un sombre château en attendant le retour de celui-ci reste une image solidement ancrée dans bien des esprits, mais qui n’offre guère plus de vérité que celle du serf battant les étangs pour faire taire les grenouilles, et autres sornettes héritées des temps classiques pour lesquels la barbarie du Moyen Âge était un dogme indiscuté. »Eugénie Bastié, Article du blog Aleteia (17 octobre 2017)
« Nous vivons une période de recul du christianisme et des religions, pourtant les actes sexistes existent toujours, voire progresse. Nous le saurions si Harvey Weinstein, producteur hollywoodien et proche des démocrates, avait trop lu saint Paul. Sophia Aram va nous dire que Bertrand Cantat est trop allé à la messe aussi ? Elle nous ressort son athéisme militant daté, qui consiste à affirmer que la religion est la source de tous les maux de l’humanité. Ces gens ne conçoivent pas qu’il puisse exister un mal sur terre qui ne provienne pas des religions. Ensuite, mettre toute les religions à égalité est problématique. C’est la nuit de l’équivalence, le relativisme absolu, de dire que toutes les religions sont patriarcales de la même manière. Au contraire, l’Occident chrétien est le lieu où est né le féminisme. Et c’est d’ailleurs de là que Sophia Aram peut diffuser sa chronique en toute liberté. »Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Histoire d’une âme
« Pendant la Passion de Notre-Seigneur, les femmes eurent plus de courage que les apôtres, puisqu’elles bravèrent les insultes des soldats et osèrent essuyer la Face adorable de Jésus. »Saint Jean Chrysostome, Commentaire sur les proverbes
« Ne considère pas indigne de toi, parce que tu es un homme, d’être enseigné par une femme. Puisque l’homme et la femme ne sont pas différents en leur âme, mais en leur corps, et que le combat contre le diable se fait au moyen de la raison et de la pensée, et non avec le corps, c’est à bon droit que la femme doit avoir confiance.
Dans les Écritures, as-tu vu Éli ? As-tu vu Anne ? La nature ne fut d’aucune utilité au premier, elle n’empêcha pas la seconde de mener en cadence l’éducation de ses enfants ; au contraire, Anne acquit plus de renommée qu’Éli.
Écoute aussi Paul, qui dit : La femme victime de la tromperie (cf Genèse III, 6) fut dans la transgression, mais elle sera sauvée par l’enfantement, à condition que ses enfants persévèrent avec tempérance dans la foi, l’amour et la sainteté (1 Timotée II, 14-15). Donner naissance est à la fois un avantage et un désavantage de la nature, mais façonner quant à l’âme ceux qui sont nés dépend de la sollicitude de la mère qui donne le jour. »Saint Clément d’Alexandrie, Les Stromates (Pages 466-467)
« Judith, parfaite entre les femmes, voyant Béthulie assiégée, se recommande aux prières des vieillards, pénètre dans le camp des étrangers, brave tous les périls pour délivrer sa patrie, et, dans l’énergie de sa confiance en Dieu, se livre aux mains de l’ennemi. Bientôt sa foi recevra sa récompense. Femme pleine de courage contre l’ennemi de Dieu, elle tranche la tête d’Holopherne. Voyez Esther, cette autre femme consommée dans la foi. N’arrache-t-elle pas Israël au pouvoir d’un despote et à la cruauté d’un satrape ? Faible, isolée, n’ayant pour armes que ses jeûnes et ses pleurs, elle résiste à des milliers de mains chargées de fer, et fait révoquer par sa foi un décret tyrannique. Ce n’est pas tout ; elle fléchit Assuérus, elle châtie Aman, et sauve Israël parla ferveur de la prière qu’elle adresse au Seigneur. Parlerai-je de Suzanne et de la sœur de Moïse ? L’une partageant le commandement de l’armée avec le prophète, et la première entre toutes les femmes qui étaient renommées chez les Hébreux par leur sagesse ; l’autre, bravant le supplice pour rester fidèle à sa virginale pureté, et, condamnée par des vieillards impudiques, marchant d’un pas intrépide à la mort, héroïque martyre de la chasteté. »Joseph de Maistre, Lettre à sa fille Constance (1808)
« Les femmes ne sont nullement condamnées à la médiocrité ; elles peuvent même prétendre au sublime, mais au sublime féminin. Chaque être doit se tenir à sa place, et ne pas affecter d’autres perfections que celles qui lui appartiennent. Je possède ici un chien nommé Biribi, qui fait notre joie ; si la fantaisie lui prenait de se faire seller et brider pour me porter à la campagne, je serais aussi peu content de lui que je le serais du cheval anglais de ton frère, s’il imaginait de sauter sur mes genoux ou de prendre le café avec moi. L’erreur de certaines femmes est d’imaginer que, pour être distinguées, elles doivent l’être à la manière des hommes. Il n’y a rien de plus faux. […] Faire des enfants, ce n’est que de la peine ; mais le grand honneur est de faire des hommes, et c’est ce que les femmes font mieux que nous. Crois-tu que j’aurais beaucoup d’obligations à ta mère, si elle avait composé un roman au lieu de faire ton frère ? Mais faire ton frère, ce n’est pas le mettre au monde et le poser dans son berceau ; c’est en faire un brave jeune homme, qui croit en Dieu et n’a pas peur du canon. […] En un mot, la femme ne peut être supérieure que comme femme ; mais dès qu’elle veut émuler l’homme, ce n’est qu’un singe. »Adrien Arcand, Le malaise qui angoisse le monde actuel est-il voulu ?
« Filles et femmes surtout, jusque-là simple bétail d’amusement, sentirent la vérité et la réalité de leur âme, la noblesse de leur nouvelle considération. Ce sont elles qui, par leur nombre et leur influence, par leur nouvel idéal et leurs sacrifices, firent la force naissante et finalement le triomphe du christianisme. Celui-ci, en retour, exalta à un degré jamais connu la beauté de la jeunesse pure, la sublime grandeur de la maternité et émancipa la femme de juste émancipation à mesure que se développa le culte marial. La dignité, que la femme a conquise en Occident, c’est au christianisme, et à lui Seul, qu’elle le doit. »Alain Decaux, Histoire des Françaises
« Lors de chaque combat livré par des femmes, on affirme qu’en 585, un concile s’est tenu à Mâcon pour trancher d’une épineuse question : la femme a-t-elle une âme ? On écrit là-dessus comme s’il s’agissait d’un fait historique démontré. D’autres interviennent alors – non moins opportunément – pour s’écrier qu’il s’agit d’une légende, tout juste bonne, comme toutes les légendes, à jeter aux orties.
Il faut dire la vérité. Si l’on consulte la liste complète des conciles, on s’aperçoit qu’il n’y a jamais eu de concile de Mâcon. En revanche, on trouve en 586 – et non en 585 – un synode provincial à Mâcon. Les « Actes » en ont subsisté.
Leur consultation attentive démontre qu’à aucun moment, il ne fut débattu de l’insolite problème de l’âme de la femme. Le synode s’est borné à étudier – avec un grand sérieux – les devoirs respectifs des fidèles et du clergé.
Alors ? D’où vient cette légende si solidement implantée ? N’aurait-elle aucune base ? Si. Le coupable est Grégoire de Tours. Il rapporte qu’à ce synode de Mâcon, un évêque déclara que la femme ne pouvait continuer à être appelée « homme ». Il proposa que l’on forgeât un terme qui désignerait la femme, la femme seule. Voilà le problème ramené à son exacte valeur : ce n’était point un problème de théologie, mais une question de grammaire. Cela gênait cet évêque que l’on dît les hommes pour désigner aussi bien les femmes que les hommes.
L’évêque trouva à qui parler. On lui opposa la Genèse : « Dieu créa l’homme mâle et femelle, appelant du même nom, homo, la femme et l’homme. » On lui rappela qu’en latin, « homo » signifie : créature humaine. Personne ne parla plus du synode de Mâcon jusqu’à la Révolution française. En pleine Terreur, pour défendre les femmes dont on voulait fermer les clubs, le conventionnel Charlier, en une belle envolée oratoire, demanda si l’on était encore au temps où on décrétait, « comme dans un ancien concile, que les femmes ne faisaient pas partie du genre humain ».
Le 22 mars 1848, une citoyenne Bourgeois devait franchir une nouvelle étape dans l’altération des textes. A la tête d’une délégation du Comité des « Droits de la femme », elle remettait aux membres du gouvernement provisoire une pétition tendant à obtenir le droit de vote pour les femmes et commençant par ces mots : « Messieurs, autrefois, un concile s’assembla pour décider cette grande question : savoir si la femme a une âme… » Bouclée, la boucle. Les quelques lignes de Grégoire de Tours, définitivement déformées, étaient entrées dans le patrimoine définitif de la crédulité publique. »Frédéric Le Play, L’Organisation de la famille selon le vrai modèle signalé par l’histoire de toutes les races et de tous les temps
« C’est le cœur des mères, des sœurs, des épouses. Donnez à un peuple de fortes et courageuses mères, et l’on répond de ce peuple ! L’antiquité même le savait et voilà pourquoi les plus célèbres cités, très attachées à leur gloire, très jalouses de posséder dans leur sein d’intrépides héros, mettaient tous leurs soins à former le courage des femmes, persuadées que c’était le seul moyen de voir grandir l’âme des guerriers. Si Sparte le pensait ainsi, combien plus doivent le penser les chrétiens. Jésus-Christ venu pour tout relever dans le monde, a relevé d’une manière divine l’empire spirituel des femmes et Il leur a donné la puissance de former vraiment les âmes, de leur transmettre les premiers trésors nécessaires : Dieu, la loi morale, la justice, la pureté, l’honneur. Oui, c’est sur l’influence des épouses et des mères que nous comptons pour que la France soit forte et respectée, pour que la chaîne de ses gloires se continue par l’accomplissement des grands devoirs. »Abbé Eugène Galais, Influence de la femme chrétienne sur la vie morale de l’homme
« Saluons, mes frères, ces femmes admirables au cœur vaste et profond où l’on puise tous les dévouements sans jamais craindre d’en voir tarir la source. Saluons ces porte-drapeaux de la civilisation évangélique, la seule efficace et la seule durable. Saluons ces femmes partout où la reconnaissance nous appelle à leur payer le tribut d’hommages qui leur est dû. Saluons-les sur les trônes ou dans les chaumières, dans la solitude des cloîtres ou dans le carnage des camps et des batailles, sur les rives du Bosphore, dans les savanes d’Amérique, dans les steppes glacés de la Russie ou dans les déserts brûlants de l’Afrique et jusque dans les profondeurs des mers de l’archipel océanien, car l’influence civilisatrice de la femme catholique n’a pour limites que les confins des mondes connus et habitables. Filles de la charité et vous humbles Petites-Sœurs des pauvres vieillards, nous vous saluons encore, car vos travaux, votre abnégation, vos sacrifices, vos épreuves, vos succès, vos héroïsmes, vos triomphes sont aux yeux de l’univers entier, chez les sauvages comme parmi les plus savants des hommes civilisés, les témoignages les plus éloquents, les plus irréfutables de cette influence de la femme, à laquelle rien d’humain ne résiste, quand elle est vraiment surnaturelle, c’est-à-dire divine. »Monseigneur Fulton Sheen, Mariés devant Dieu
« Une femme est capable de supporter de plus grands sacrifices que l’homme ; l’homme est plus apte à devenir un héros dans les moments où le courage s’exalte avec force, avec passion. Mais la femme montre son héroïsme dans les années, les mois, et même les secondes de la vie quotidienne, la répétition même de ses occupations les rendant fastidieuses. Ce n’est pas seulement ses jours mais aussi ses nuits, pas seulement son esprit mais aussi son corps qui doivent partager le calvaire de la maternité. Elle a donc une plus grande compréhension de la Rédemption que l’homme, car, lorsqu’elle donne la vie, elle se rapproche de la mort. »Pape Pie XII, Radio message aux femmes italiennes en pèlerinage à Notre-Dame de Lorette (14 octobre 1956)
« La femme, couronnement de la création, dont elle représente en quelque sorte le chef-d’œuvre ; la femme, cette douce créature, entre les mains délicates de laquelle Dieu semble avoir confié en si grande partie, comme auxiliaire de l’homme, l’avenir du monde ; la femme, expression de tout ce qu’il y a de meilleur, d’aimable et de gentil ici-bas, est encore souvent, malgré une apparence trompeuse d’exaltation, l’objet d’une réelle méconnaissance et, parfois même, de mépris positif autant que subtil de la part du monde paganisant. Il est donc nécessaire que vous persévériez dans votre noble effort, faisant en sorte que votre association soit vraiment, comme il vous plaît de la définir, un « mouvement », une « école », une « force », en un mot un centre propulseur de pensée et d’action, visant à affirmer et à défendre la valeur de la femme, en précisant ses droits en même temps que ses devoirs. »Abbé (Mgr) Freppel, Panégyrique de Jeanne d’Arc
« Combien de fois la religion chrétienne n’a-t-elle pas été sauvée par des femmes ? […] Voyez quels exemples admirables l’histoire de notre pays offre un regard : pour les épouses, sainte Clotilde ; pour les vierges, sainte Geneviève, sainte Jeanne d’Arc ; pour les mères, Blanche de Castille. »Bréviaire de combat (lien complet avec PDF et bibliographie)


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