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Publié le par Florian Rouanet
Fascisme ou Monarchie par Florian Rouanet. Conférence Discord du 4 juillet 2022.
Introduction :
Résumé : Pensée synthétique et vulgarisation habituelle, essayant de circonvenir le sujet un maximum tout en étant relativement laconique sans être lacunaire (acrobatie on en convient, laisser plus débattre et échanger ensemble).
– But fixé : éléments pour établir une doctrine politique réaliste, unitive et catholique.
– Conférence agrémentée d’un bon lot de citations :
« Au sens étroit, le fascisme est une doctrine politique proprement italienne. Au sens large, une tentative européenne, personnalisée par le génie des nations qui ont essayé de le promouvoir. C’est une tentative européenne de refonder l’Ordre d’ancien régime avant la grande cassure de 1789, mais en évitant de reproduire les travers qui ont précipité sa chute. Il s’agissait donc de refonder une société proprement organiciste et de refonder une aristocratie. »
Citations extraites du Libre Journal de Serge de Beketch du 30 mai 2001 pour évoquer le livre « Fascisme et Monarchie » de Joseph Merel.
– Individualité grecque (noblesse patriarcale indo-européenne), universalisation romaine (grec supérieur intellectuellement), révélation chrétienne, mission civilisatrice car universelle (sans attendre FM et Ferry).
« Votre présence Nous dit que votre aspiration suprême, comme celle des pasteurs qui vous ont envoyé ici, est votre formation romaine. Que cette Romanité que vous êtes venu chercher dans cette Rome éternelle et dont le grand Poète – qui est non seulement italien, mais pour le monde entier […] – a proclamé le Christ Romain, se fasse la dame de votre cœur […]. Que cette romanité vous possède, vous et votre œuvre, afin qu’en retournant dans vos pays vous puissiez être ses maîtres et ses apôtres. »
Pape Pie XI, qui, s’adressant le 21 novembre 1922 aux « élèves du Sanctuaire »
Référence : Dante Alighieri dans la Divine comédie (Le Purgatoire, chant XXXII, 34) : « Tu séjourneras ici un peu de temps dans la forêt, puis sans fin tu seras avec moi citoyen de cette Rome dont le Christ est Romain [signification : dont le Christ est Seigneur]».
« Le fascisme bien compris, c’est donc l’excellence païenne ou grecque (formation de la raison pour la réflexion et la science et formation du caractère pour le combat) corrigée par le Christ et son Église, donc le catholicisme. »
David Veysseyre, « Qu’est-ce qu’une bonne instruction, une éducation libre et vraie, lettre à tous les parents » aux Écrits de Paris (EdP)
Conclusion :
« Les négations fascistes du socialisme, de la démocratie, du libéralisme, ne doivent cependant pas faire croire que le fascisme entend ramener le monde à ce qu’il était avant 1789, date qui est considérée comme l’année d’inauguration du siècle démo-libéral. On ne revient pas en arrière. La doctrine fasciste n’a pas choisi de Maistre pour prophète. L’absolutisme monarchique a fait son temps, au même titre que 1 ecciésiolâtrie, que les privilèges féodaux ou les castes fermées à cloisons étanches. L’idée fasciste d’autorité n’a rien à voir avec l’État policier. Un parti qui gouverne une nation « totalitairement » est un fait nouveau dans l’histoire. Les rapprochements et les comparaisons sont impossibles. Des décombres des doctrines libérales, socialistes, démocratiques, le fascisme extrait les éléments qui ont encore une valeur vitale. Il conserve ce que l’on pourrait appeler les faits acquis de l’histoire, et il rejette tout le reste, c’est-à-dire conception d’une doctrine bonne pour tous les temps et pour tous les peuples. En admet- tant que le xix e siècle ait été le siècle du socialisme, du libéralisme, de la-démocratie, il n’est pas dit que le XXIe siècle doive être également le siècle du socialisme, du libéralisme et de la démocratie. Les doctrines politiques passent, les peuples restent. On peut penser que le siècle actuel est le siècle de l’autorité, de «droite», un siècle fasciste; et que, si le XIXe siècle a été le siècle de l’individu (libéralisme signifie individualisme), on peut penser que le siècle actuel est le siècle « collectif », et par conséquent, le siècle de l’État. (…) »
«Nous représentons un principe nouveau dans le monde, nous représentons l’antithèse nette, catégorique, définitive de la démocratie, de la ploutocratie, de la maçonnerie, en un mot, de tout le monde des immortels principes de 1789 ».
Mussolini – La doctrine du fascisme.


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