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Publié le par Florian Rouanet
Entre la fin de Monarchie française et le XIXe siècle, voire jusqu’à aujourd’hui, les royalistes, toujours eux, et ils ne sont pas les seuls (!) : nous ennuient bien souvent en professant un crypto-féminisme de droite, partant un conservatisme faible, pour tenter de rameuter du monde.
C’est ce qui fait, qu’en réaction, la Révolution de 1789 et lesdites Lumières, ainsi que le Consulat ou l’Empire sous Napoléon 1er, incarnaient, paradoxalement ou non, davantage le « patriarcat blanc ».En outre, les socialistes d’époque sont à des années lumière du gauchiste d’aujourd’hui, du moins sur ce sujet, et ce, sans être ni des islamistes ni des catholiques intransigeants !
Découvrez notre anthologie des propos contre les femmes
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Voici un petit florilège par date dans l’ordre croissant :
« Les mains des femmes sont-elles bien faites pour le pugilat de l’arène publique ? »
Alexandre Bérard, rapporteur, 3 octobre 1919.« Elles risquent d’amoindrir leur sensibilité morale et par conséquent, de diminuer le goût que les hommes ont pour elles. »
« Dominant mal ses réflexes et ses réactions, la femme dans sa moyenne encore une fois, présente un certain degré d’instabilité, de diversité de caractère… C’est pour cela qu’après réflexion, je me prononce contre l’éligibilité même des élites. »
François Labrousse, 14 novembre 1922.« En inscrivant son âge sur une carte [d’électeur] elle s’expose à de fâcheuses mésaventures. »
Paul Régismanset, 21 novembre 1922.« En appelant [les femmes] à la fréquentation des réunions électorales et aux réunions de café qui suivent celles-ci, vous ne manquerez pas de développer l’alcoolisme. »
« La plupart [des femmes] n’ont-elles pas des bouches trop petites pour qu’en puissent sortir les gros mots qui sont trop souvent la monnaie courante des discussions électorales ? »
« Ce sont les femmes qui en signant et en délivrant des grosses [copies d’actes authentiques] vont mettre en mouvement les divers agents de la fonction publique ? … Lorsque la notairesse aura signé avec les parties, lorsqu’elle aura apposé au bas de l’acte ses seings, et sceau… Vous allez exposer ces pauvres femmes à des outrages qui ne seront pas toujours les derniers… »
Raymond Duplantier, 28 juin 1932.« Les femmes croient-elles que leur intervention dans les luttes politiques, leur participation aux contradictions et même aux violences des réunions politiques… que cela ne les fera pas fatalement descendre du plan très élevé où nous avions coutume de les placer ? »
Pierre Marraud, 30 juin 1932.« Entre la nature féminine et la fonction politique, il y a incompatibilité. »
« Mais qu’une femme parce qu’elle est électeur, éligible ait le droit de quitter le domicile conjugal, d’y recevoir qui elle veut, quand elle veut et bien d’autres libertés encore, c’est la subversion totale du mariage. »
René Héry, 7 juillet 1932.
Trainées, hors de nos villes !

#PatrouilleAntiSuccubes

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