• Mgr Jean Mayol de Lupé – Église et Reich



    Engagements du IIIe Reich et du Saint-Père

  • — Monseigneur, […]. Pour les catholiques, si nombreux à la L.V.F., adhérer à la SS équivaut à déchirer leur acte de baptême. La SS est dirigée par les ennemis de l’Église. Elle s’inspire de mythes païens et germaniques que Rome essaye d’étouffer, sans jamais y parvenir complètement, depuis l’empereur Constantin ! Servir dans la SS c’est servir le diable !

    « Monseigneur » se redressa. Son visage finement ciselé par mille rides se ferma. Ses yeux aux prunelles aiguës se durcirent et scrutèrent profondément ceux des officiers qui l’entouraient. Il leva le bras et sa main rude balaya l’objection.

    — Messieurs, dit-il, j’étais national-socialiste bien avant Hitler. Au Christ souffrant le national-socialisme oppose le Christ combattant. Voyez-vous là un déchirement de la chrétienté ? Moi je lis plutôt, sur ces images nouvelles, les signes de son rajeunissement !

    Mayol de Lupé étendit ses bras devant lui.

    — Le temps de guerre est une période de grandes simplifications. Le Bien et le Mal s’affrontent aux frontières de l’Europe. Le bolchevisme, et son chef Staline, représentent le Mal à l’état pur ! Il faut choisir : périr en tant que chrétien avec Staline, ou faire triompher le Christ héroïque, avec Hitler.

    Sa voix devint rauque. La passion qu’il mettait dans son discours l’épuisait. Il avait soixante-neuf ans ! Ses mains tremblaient. Il ajouta, sur le mode mineur :

    Notre saint père le Pape et notre Führer n’élèvent aucune objection à ma présence dans la Waffen SS. Tant que Rome ne relèvera pas de leur ministère aux armées anti-bolcheviques Mayol de Lupé et l’abbé Gordes, vous êtes assurés de rester dans le sein de notre mère l’Église !

    In. Les Hérétiques de Saint-Loup (archive.org)

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    Abbé Rioult sur Monseigneur Mayol de Lupé :


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  • 3 commentaires




    L'un des rares royalistes français à avoir exprimé des vues justes sous l'Occupation, en pressentant dans la croisade hitlérienne qu'elle fut le seul élan salvateur, inspiré par des réminiscences contre-révolutionnaires, susceptible de faire recouvrer à l'Europe sa vocation civilisationnelle - via la fondation d'une nouvelle noblesse d'épée -, et qu'il appartenait précisément au destin vital de celle-ci de se sursumer dans la réaction fasciste afin de ne pas succomber sous le poids de la pourriture libérale et de son rejeton bâtard le communisme. En bref, nous tenons là un noble homme dans tous les sens du terme, en même temps qu'un prélat sage et digne.


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