• Tour de France, la Seine (1) – Augustin



    Histoire des départements anciens de la France

  • Comme son nom l’indique, l’idée avec cette série d’articles, est de vous proposer l’histoire d’un département de notre belle France par article. Nous ferons ainsi, le tour de notre France. Les extraits seront tirés d’un livre datant de 1859 donc nous nous en tiendront aux anciens départements que comptait le royaume françois. Je reproduirais ici l’ordre exact des départements que le livre impose.

    Je précise juste au passage que ce livre, avant d’être éditer, fut examiner et approuver par un Comité d’Ecclésiastiques nommé par Monseigneur l’Archevêque de Rouen.

    Partons de ce pas à la découverte du pays que nous chérissons tous tant.

    Bonne lecture.

    L’Ile-De-France. Département de la Seine ( Regroupant aujourd’hui, les Hauts de Seine, la Seine Saint Denis et le Val de Marne) :

    « Nous partirons de Paris, si vous le voulez bien, chers lecteurs, mais sans jeter un coup d’oeil à cette magnifique capitale. Le marchand qui veut faire une bonne affaire ne montre pas d’abord aux acheteurs ce qu’il a de plus beau ; la coquette qui étale aux yeux jaloux de ses ‘amies’ tout ce qu’elle possède d’objets de prix n’apporte qu’en dernier lieu son plus riche écrin ; le collectionneur promène longtemps dans son jardin ou ses galeries les mateurs qui le visitent, avant de leur faire admirer ses fleurs les plus rares, ses meilleurs tableaux, ou ses médailles les plus précieuses. Du petit au grand, chacun agit ainsi. Nous ferons donc comme tout le monde, en nous réservant de terminer cet ouvrage par la description de Paris, qui est le résumé, le complément, la couronne de la France.

    Avant de quitter le département de la Seine, arrêtons-nous un instant à Saint-Denis, pour saluer l’antique abbaye fondée par Dagobert Ier et choisie pour la sépulture de nos rois. L’église souterraine de la basilique de Saint-Denis se partage en plusieurs caveaux, ouvrant sur une galerie circulaire soutenue par des colonnes surmontées d’arcades. On pénètre sous ces voûtes par deux escaliers latéraux : au pied de celui par lequel on descend sont les tombeaux de Clovis et de Clotilde, puis ceux des autres rois, dans l’ordre où ils se sont succédés. A l’extrémité de la galerie reposent les derniers Valois. La plupart de ces tombeaux ne sont composés que d’une statue grossièrement ébauchée, couchée sur la pierre tumulaire.

    La chapelle des Bourbons est située sous le choeur et sous le maître-autel de l’église. Le dernier souverain qui y ait été inhumé est Louis XVIII : les cendres de Napoléon, ramenées de Saint-Hélène, ont été déposées aux Invalides, Charles X et Louis-Philippe sont morts en exil.

    Aucune parole ne pourrait rendre ce qu’éprouve celui qui, parcourant ces caveaux funéraires, s’arrête devant les tombeaux de Clovis, de Philippe-Auguste, de Saint-Louis, que Philippe le Hardi fit ramener d’Afrique et qu’il porta sur ses épaules à l’abbaye de Saint-Denis ; de Louis XI ; du bon roi Louis XII, surnommé le Père du peuple ; de François Ier, de Henri IV, de Louis XIV et de l’infortuné Louis XVI. C’est là qu’on peut apprécier à leur valeur les grandeurs de ce monde ; et c’était pour donner au prince régnant une salutaire leçon que le cercueil du dernier roi attendait au pied de l’escalier que son successeur vînt l’y remplacer.

    L’entrée du caveau des Bourbons est située dans l’église même et recouverte de trois larges dalles. Près de ce caveau, mais communiquant à la galerie, se trouve celui des Condés, ou personne ne sera désormais déposé, cette noble famille étant éteinte.

    La ville de Saint-Denis est située dans une belle plaine, sur la rive droite de la Seine. Il ne reste rien de ses fortifications. Elle renferme une maison d’éducation fondée par Napoléon Ier, et dans laquelle peuvent être admises, au nombre de 500, les filles des chevaliers de la légion d’honneur.

    Sceaux avait autrefois un superbe château, entouré d’un parc magnifique ; le château a été détruit pendant la Révolution ; le parc, beaucoup moins grand qu’autrefois, est devenu une propriété particulière, et Sceaux n’a plus de remarquable aujourd’hui qu’une immense halle, où se tient un marché de bestiaux qui, avec celui de Poissy, fournit à la consommation du géant affamé qu’on nomme Paris.

    Bercy fait un grand commerce de vins. Charenton a un hospice très-considérable pour les aliénés. Alfort possède une école vétérinaire.

    Vincennes, situé près d’un beau parc ou plutôt d’un véritable bois, a un fort, construit en 1339 par Philippe de Valois. Saint-Louis aimait à résider dans son château de Vincennes, et l’on a montré longtemps le chêne sous lequel il venait s’asseoir pour rendre la justice à ses sujets.

    Auteuil, Boulogne, Neuilly, Passy, sont des charmants villages qu’on appellerait des villes partout ailleurs qu’aux environs de Paris. »

    La France. Par C. Fallet. 1859.

    Prochain département la Seine et Oise (Yvelines, Essonne et Val d’Oise).

    AUGUSTIN.


  • Vous avez aimé cet article ? Partagez-le sur les réseaux sociaux !

    [Sassy_Social_Share]