• Crise de l’Église, Bible et juridiction – Hecquard & Abauzit



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    Crise de l’Église, Bible et juridiction – Hecquard & Abauzit

    Chers frères, Laissez moi vous dire que l’émission supra est globalement bonne et constitue une belle avancée, allant dans le bon sens, pour diverses raisons. A) Maxence Hecquard Nous apprenons certes peu, pour ceux qui ont lu le volume 2 mentionné dans l’entretien, tant en matière de juridiction que de la possibilité de la tenue … Lire la suite de Crise de l’Église, Bible et juridiction – Hecquard & Abauzit


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    Le pauvre Maxence Hecquard se trompe complètement avec sa pseudo "juridiction universelle" des évêques "tradis".... qui se sont "auto-nommés"...., Maxence HECQUARD a tout simplement repris l'idée sur le site "FidePost" ( il ferait bien de lire attentivement les commentaires sous l'article ! ), mais c'est une argumentation erronée puisqu'il en fait une application foireuse. Les évêques titulaires dont il était question à Vatican I sont tous nommés par le Pape mais n'ont qu'un Siège sans fidèles. Voir la page Wikipedia à "Siège titulaire" pour plus d'infos : Dans l'Église catholique romaine, ceux auxquels ce titre est accordé, autrefois appelés évêques in partibus, pour in partibus infidelium (« en pays des infidèles »), par référence à d’anciens diocèses disparus au cours de l’histoire, sont depuis Léon XIII (1882) dénommés « évêques titulaires ». Tout évêque, même s’il est contraint à la démission, reste « évêque d'un lieu particulier » ; il lui est alors donné le titre d'un siège titulaire. Car une « ordination absolue » (c’est-à-dire sans détermination pastorale) est condamnée par le premier concile de Nicée (325). Mais : "La nomination d’évêques ou archevêques « titulaires » est strictement du ressort du Saint-Siège dans l'Église catholique romaine." Or, rien à voir avec les évêques sedevacantistes qui sont des évêques errants ( Episcopus vagans en latin ) puisqu'ils ne sont rattachés à aucune hiérarchie légitime vivante sur terre, ayant juridiction ordinaire, ce qui est contraire à la Constitution divine de l'Église et à la note essentielle d'Apostolicité qui est au CREDO ! Ils n'ont donc absolument aucune juridiction (même pour confesser), puisque seul un pape peut leur communiquer cette nécessaire juridiction, le "pouvoir des clefs" ! Ainsi, il est particulièrement cocasse de voir Maxence Hecquard (qui condamne Vatican II comme hérétique) embrasser ( pour les besoins impérieux de sa cause) finalement des thèses qui rejoignent la collégialité épiscopale, où la juridiction viendrait du Sacre ! (choses erronées bien expliquées dans le n°59 de la revue SODALITIUM téléchargeable en ligne)..... Un évêque n'est légitime que s'il est sous l'Autorité du Vicaire du Christ. Ces thèses à la saveur gallicane ont déjà favorisé par le passé le schisme contre Rome.... Depuis, le Magistère s'est clairement exprimé ! mais on contourne lamentablement...... C'est pitoyable ! PAPE PIE XII, encyclique Ad Apostolorum Principis (29 juin 1958) : « Nous savons bien, hélas ! que pour légitimer leurs usurpations, les rebelles se réclament de la pratique suivie en d’autres siècles, mais il n’est personne qui ne voie ce que deviendrait la discipline ecclésiastique si, en telle ou telle question, il était permis à n’importe qui de reprendre des dispositions qui ne sont plus en vigueur parce que la suprême autorité de l’Église en a décidé autrement depuis longtemps. Bien plus, le fait d’en appeler à une discipline diverse, loin d’excuser leurs actes, prouve leur intention de se soustraire délibérément à la discipline actuellement en vigueur, la seule qu’ils doivent suivre : [...] « De ce que Nous vous avons exposé, il suit qu’aucune autorité autre que celle du Pasteur suprême, ne peut invalider l’institution canonique donnée à un évêque ; aucune personne ou assemblée, de prêtres ou de laïcs, ne peut s’arroger le droit de nommer des évêques ; personne ne peut conférer légitimement la consécration épiscopale sans la certitude préalable du mandat pontifical (Canon 953). Une consécration ainsi conférée contre tout droit et qui est un très grave attentat à l’unité même de l’Église, est punie d’une excommunication « réservée d’une manière très spéciale au Saint-Siège, et encourue ipso facto non seulement par celui qui reçoit cette consécration arbitraire mais aussi par celui qui la confère. » (Saint-Office, 9 avril 1951. AAS 1951 p. 217.) « Il est évident, d’abord, qu’on ne pourvoit pas aux besoins spirituels des fidèles en violant les lois de l’Église. » S’il est vrai que dans les temps anciens des évêques ont pu être sacrés pendant une longue période de vacance (3 ans), ces sacres ont été réalisés par des évêques résidentiels ayant juridiction ordinaire (du pape défunt précédent), et il n’y a pas si longtemps, trois évêques résidentiels pouvaient sacrer légitimement pour des besoins locaux. Le Pape Pie VI affirma que, bien que jadis les métropolitains avaient eu le pouvoir de conférer la juridiction (ce qui explique pourquoi des évêques ont pu être consacrés et placés à la tête de diocèses durant des vacances du Saint-Siège), le pape leur avait retiré ce pouvoir, et donc qu’il ne peut plus y avoir de consécration légitime sans mandat de Rome. « Ce pouvoir de conférer la juridiction suivant la nouvelle discipline en usage depuis plusieurs siècles, confirmée par les Conciles généraux et par les concordats, n’appartient pas même aux Métropolitains ; il est retourné à la source d’où il étoit parti, et réside uniquement dans le Siège Apostolique ; c’est aujourd’hui le Pontife romain, qui, en vertu de sa dignité, peut donner des évêques à chaque Église ; ce sont les termes du concile de Trente, sess 24, cap. 1, de ref. Ainsi, dans l’Église catholique, il ne peut plus y avoir de consécration légitime que celle qui est conférée par un mandat apostolique. » (– Pape Pie VI, bref Charitas quae, 1791.) Le pape Pie XII l’enseigne dans TROIS ENCYCLIQUES : Ad Apostolorum principis (29 juin 1958) : « Cela bien établi, il s’ensuit que les évêques qui n’ont été ni nommés ni confirmés par le Saint-Siège, qui ont même été choisis et consacrés contre ses dispositions explicites, ne peuvent jouir d’aucun pouvoir de magistère ni de juridiction ; car la juridiction ne parvient aux évêques que par l’intermédiaire du Pontife romain, comme Nous vous en avertissions dans Notre encyclique Mystici Corporis : « Les évêques… en ce qui concerne leur propre diocèse, chacun en vrai Pasteur, fait paître et gouverne au nom du Christ le troupeau qui lui est assigné. Pourtant dans leur gouvernement, ils ne sont pas pleinement indépendants, mais ils sont soumis à l’autorité légitime du Pontife romain, et s’ils jouissent du pouvoir ordinaire de juridiction, ce pouvoir leur est immédiatement communiqué par le souverain Pontife. » (29 juin 1943, A.A.S. 1943, pp. 211-212.). « Nous avons rappelé cet enseignement dans la lettre encyclique, à vous destinée, Ad Sinarum gentem : “ Le pouvoir de juridiction, qui est conféré directement au souverain Pontife par le droit divin, les évêques le reçoivent du même droit mais SEULEMENT À TRAVERS LE SUCCESSEUR DE SAINT PIERRE, vis-à-vis duquel non seulement les fidèles mais tous les évêques sont tenus à l’obéissance respectueuse et au lien de l’unité.” » (7 octobre 1954, A. A. S. 1955, pp. 5 sqq.) ROMA LOCUTA, CAUSA FINITA ! Mais la pseudo "juridiction universelle" exposée par Maxence Hecquard et qui viendrait du Sacre n'a jamais existé mais fut envisagée par des schismatiques, la nuance est de taille ! : cf. R.P. H. MONTROUZIER S.J., Origine de la juridiction épiscopale, dans Revue des sciences ecclésiastiques, Amiens-Paris, 24 (1871 et 1872 , lisible sur Archive.org) ; qui a déjà répondu à cela ! TOUTE JURIDICTION NE PEUT VENIR QUE DU PAPE ! Et par ailleurs; pas plus le Pape que les autres Évêques ne reçoivent leur juridiction de la consécration épiscopale ! C'est une affirmation très fausse et clairement schismatique (qui aboutit d'ailleurs au Conclavisme en toute logique, sujet brûlant qui n'est pas abordé ici... !). LIRE pour plus de développements la revue SODALITIUM sur l'épiscopat dans ses n°44 ET 59 , téléchargeables en ligne...


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    Pour la bonne information de Maxence Hecquard, qui se trompe lourdement : R. P. H Montrouzier s.j. Origine de la juridiction épiscopale, dans Revue des sciences ecclésiastiques.1872, 5ème article. Troisième Partie. II. pp. 395, 396 ; 397, 398, a écrit : « De là suit l'incapacité radicale pour un Evêque d'agir jamais en dehors des limites que le Pape lui a assignées. Vainement donc il tenterait d'instituer d'autres Évêques ou de fonder de nouvelles Églises. Le Pape, en le préposant à la tête d'une partie du troupeau, a par là même créé la sphère où son activité se doit concentrer, et d'où il lui est impossible de sortir. Ainsi est réduite à néant la prétendue juridiction universelle que, d'après les auteurs Gallicans, les Évêques reçoivent de Jésus-Christ pour les cas de nécessité extraordinaire. Noël Alexandre, par exemple, veut que, dans les temps de schisme ou de persécution, tout Évêque puisse en vertu de celle juridiction universelle accourir au secours d'une Église désolée. Ce que le Pape seul peut en tout temps, il l'accorde à chaque Évêque pour les époques de troubles. Les Évêques anticoncordataires suivirent la maxime erronée de Noël Alexandre. Quand le Pape voulut abolir les anciennes circonscriptions diocésaines pour en créer de nouvelles, les titulaires virent sans doute l'Église exposée à un pressant danger, qu'ils se crurent obligés de prévenir. Ils firent donc usage de la juridiction universelle conférée par Jésus-Christ en vue des cas d'extraordinaire nécessité, en se maintenant malgré le Pape dans l'exercice d'une autorité que le Chef de l'Église leur retirait. D'après la doctrine commune, une telle résistance eût été impossible. La monarchie pontificale n'existe plus en effet, si la juridiction peut subsister un seul instant en dehors de la volonté du Pape. « Voulons-nous dire pour cela que jamais, dans les temps de trouble et de persécution, l'Évêque ne puisse étendre sa sollicitude sur un troupeau abandonné sans défense à la fureur des loups ravisseurs ? Nullement. Nous savons que l'histoire rapporte, en le louant, l'exemple de S. Eusèbe, Évêque de Samosate, qui, pendant la persécution arienne, parcourait les Églises pour les pourvoir de prêtres et de pasteurs fidèles. Mais pour louer ce trait et d'autres du même genre, il n'est pas nécessaire de remonter à une prétendue concession qui n'exista jamais. Il suffit de dire qu'en vertu de la charité qui unit tous les membres de l'Église, les Évêques se doivent une mutuelle assistance, pour laquelle ils peuvent à bon droit présumer le CONSENTEMENT DU PONTIFE ROMAIN, dans les cas de nécessité imprévue. Supposons qu'une subite invasion de l'ennemi menace les jours d'un ou plusieurs Vicaires apostoliques de quelque vaste chrétienté de l'Orient. Il nous parait évident que les Vicaires apostoliques dont les jours sont ainsi menacés, peuvent et doivent sacrer bien vite au moins un Évêque, afin de pourvoir efficacement à la conservation de cette chrétienté. Mais de quel droit agiront-ils ? Sera-ce en vertu de la juridiction universelle conférée pour les cas extrêmes ? NON. Ils s'appuieront uniquement sur le consentement présumé du Pontife romain, dont en hommes sages ils interprètent les intentions. » Citons à nouveau le Père Montrouzier ("Origine de la juridiction épiscopale", in Revue des sciences ecclésiastiques, Amiens-Paris, 1871 et 1872) qui démontre bien qu'en aucun cas la juridiction vient ou est intégrée au sacre comme l'affirme Maxence Hecquard ! : “Jusqu’à présent les champions du droit divin [des Évêques] ont enseigné que la consécration épiscopale est la source de la juridiction des Évêques. En même temps que la grâce du sacrement coule sur lui, le nouvel Évêque reçoit de Jésus-Christ la juridiction nécessaire pour commander aux fidèles. Voilà ce qu’ils disent. Par malheur les faits ne cadrent pas avec la théorie. Chaque jour nous voyons dans l’Église de simples prêtres exercer la juridiction épiscopale ; et réciproquement, il y a des Évêques très validement et légitimement consacrés qui sont privés de toute juridiction. Le Vicaire capitulaire possède la pleine juridiction de l’Évêque ; l’Évêque titulaire ou in partibus ne jouit pas de plus de pouvoirs qu’un simple prêtre. Signe évident qu’entre la consécration épiscopale et la collation de la juridiction il n’existe point de connexion nécessaire. Bien plus, c’est un fait universellement reconnu que l’Évêque élu peut légitimement exercer toute sa juridiction aussitôt qu’il a été préconisé par le Pape et qu’il a reçu ses bulles, fût-il simplement tonsuré. N’est-ce pas une preuve péremptoire que la juridiction se confère indépendamment de l’ordination (...)?” » (MONTROUZIER, op. cit., article III, p. 178.) Et le grand cardinal OTTAVIANI n’ignorait pas les objections soulevées par les théologiens modernes, et les réfutait facilement : “Ceux qui affirment que dans la discipline de l’Église ancienne la seule ordination était suffisante pour obtenir les deux pouvoirs, et que ce n’est que dans des temps plus récents qu’a été introduit un mode double et distinct [autrement dit l’ordination pour le pouvoir d’ordre, et la mission ou institution canonique pour la juridiction, n.d.a.] sont tombés dans l’erreur car ils ont pensé que ce qui s’accomplissait dans le même temps arrivait par le biais d’un seul et même acte. En réalité, il y a toujours eu deux actes distincts, en ce sens que, comme le remarque Soglia, étaient ordonnés ceux qui avaient été élus pour gouverner une Église.” (cf. Sodalitium n°59) « En vérité, je ne sais pas comprendre l’intérêt que certains auteurs peuvent avoir d’obscurcir des principes aussi clairs. Comment des hommes qui se disent catholiques, ont-ils le courage de soutenir que, rigoureusement parlant, l’institution des évêques pourrait ne pas venir exclusivement du Pape ? Qu’ils le veuillent ou non, ils font à coup sûr les affaires de l’hérésie. » R. P. H. Montrouzier, S. J., REVUE DES SCIENCES ECCLÉSIASTIQUES – Fondé sous les auspices de Monseigneur PARISIS et honoré d’un Bref de S. S. PIE IX – 133-137. – Janvier-Mai. 1871 – TROISIÈME SÉRIE –TOME 3ème – (XXIII DE LA COLLECTION), PARIS CHEZ M. PUTOIS –CRETTÉ- p. 29. = Un épiscopat qui n’a pas son pouvoir DU PAPE, n’a aucune autorité et n’appartient pas à la hiérarchie légitime, la hiérarchie de juridiction, et donc n’accomplit pas la succession apostolique ininterrompue (=note d'Apostolicité qui est au Credo) ! C’est écrit dans TOUS les manuels de théologie dogmatique, mais vous contournez et ce n’est pas honnête. Ce n’est en reprenant de vieilles idées gallicanes/schismatiques que vous allez sauver l’Église !!


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    Quand on est coutumier du fait de mélanger les torchns et les serviettes, on aboutit à un méli-mélo plein de confusion… Ainsi, pour Maxence Hecquard qui se base dans son livre sur une vieille Bulle du Moyen-Âge qui n’est plus en vigueur (Bulle de Paul IV) et l’affuble d’une « doctrine de Paul IV » alors que selon TOUS les canonistes sans exception (la question a été débattue à Vatican I), il ne s’agissait là que d’un document pénal, comme l’écrivent autant le cardinal Hergenröther ou Mgr Fessler sans aucune ambiguïté (cf. sur le site fichier-pdf.fr), et donc abrogé (canon 6)… Mais là encore, on contourne superbement, en sombrant dans le r i d i c u l e (le mot est du cardinal Hergenröther !)…. Idem pour les opinions de saint Robert Bellarmin qui n’était pas pape et n’avait aucun pouvoir législatif ! Tout cela ne représente aucunement la doctrine de l’Église ! Rebelote ici avec les opinions de Grégoire XVI exprimées avant qu’il ne soit pape et dans le cadre donc d’un « docteur privé » (le livre invoqué date de 1833 et comporte d’ailleurs de beaux passages, mais n’est pas dans les A.S.S. !) où il a pu écrire quelques inexactitudes… Mais comme il a déjà été répondu plusieurs fois… depuis 1833, le pape s’est exprimé sur la question et notamment PIE XII dans TROIS ENCYCLIQUES (cf. ci-dessus) très clairement : « Nous avons rappelé cet enseignement dans la lettre encyclique, à vous destinée, Ad Sinarum gentem : “ Le pouvoir de juridiction, qui est conféré directement au souverain Pontife par le droit divin, les évêques le reçoivent du même droit mais SEULEMENT à travers le Successeur de saint Pierre, vis-à-vis duquel non seulement les fidèles mais tous les évêques sont tenus à l’obéissance respectueuse et au lien de l’unité.” » (7 octobre 1954, A. A. S. 1955, pp. 5 sqq.) ROMA LOCUTA, CAUSA FINITA ! Mais là encore, on contourne superbement… en préférant suivre des idées et documents qui n’ont absolument aucune autorité doctrinale ! Peu importe : tant que ça apporte de l’eau à son moulin…. Les sacres lors d’un long interrègne de 3 ans ? C’est encore une justification fausse, puisqu’à cette époque les métropolitains avaient pouvoir de transmettre la juridiction, comme c’est écrit plus haut : (et en cas de difficultés pour joindre le pape, si urgence et nécessité, il est toujours possible de sacrer mais seulement en présumant le CONSENTEMENT DU PONTIFE ROMAIN, jamais SANS ou pire CONTRE ! Puisque « les évêques le reçoivent –le pouvoir de juridiction-- SEULEMENT à travers le Successeur de saint Pierre » PIE XII.) Le Pape Pie VI affirma que, bien que jadis les métropolitains avaient eu le pouvoir de conférer la juridiction (ce qui explique pourquoi des évêques ont pu être consacrés et placés à la tête de diocèses durant des vacances du Saint-Siège), le pape leur avait retiré ce pouvoir, et donc qu’il ne peut plus y avoir de consécration légitime sans mandat de Rome. « Ce pouvoir de conférer la juridiction suivant la nouvelle discipline en usage depuis plusieurs siècles, confirmée par les Conciles généraux et par les concordats, n’appartient pas même aux Métropolitains ; il est retourné à la source d’où il étoit parti, et réside uniquement dans le Siège Apostolique ; c’est aujourd’hui le Pontife romain, qui, en vertu de sa dignité, peut donner des évêques à chaque Église ; ce sont les termes du concile de Trente, sess 24, cap. 1, de ref. Ainsi, dans l’Église catholique, il ne peut plus y avoir de consécration légitime que celle qui est conférée par un mandat apostolique. » (– Pape Pie VI, bref Charitas quae, 1791.) Le plus invraisemblable de la situation, c’est de voir un Maxence Hecquard sedevacantiste rejoindre les thèses éculées et très fausses de Gallicans, reprises d’ailleurs par les modernistes à Vatican II, pour les besoins impérieux de sa cause…


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    Bonjour Monsieur, Allez au bout de vos raisonnements. 1/ les sédévacantistes « n'ont aucune juridiction », 2/ or, les ennemis ont pris possession des lieux romains, ils empêchent que l'Eglise puisse "se donner" un pape... 3/ Donc => soit l'ennemi peut détruire l'Eglise à terme => soit ils ne sont pas si ennemis que cela... finalement ils sont dans l'Eglise d'une manière ou d'une autre (lefebvro-guérardisme)... si ce ne sont eux, ce sont ceux qu'ils éliront.... Du délire... il suffit de réfléchir ! PS. Vous êtes de tendance Home Aloner (sédévacantisme solitaire, théologie du désespoir) ? Bien à vous,


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    Un camarade souhaitant reste anonyme est un peu plus agacé par l’argumentaire il semblerait. Je transmets : « Toutes les citations de Laurier sur l'impossibilité pour un évêque d'avoir une juridiction sans mandat romain valent lorsqu'il y a un pape en exercice, donc déjà c'est hors sujet. En fait pour objecter au concept de juridiction universelle il utilise des textes qui s'appliquent à la juridiction particulière, qui elle dépend en effet du pape, donc il est en permanence hors sujet. Il confond les deux notions, or si le concept de juridiction universelle a été utilisé par tant de théologiens sans être condamné, c'est bien que ce concept existe et n'est pas équivalent à celui de la juridiction universelle. Dans tous les cas, avec ce genre d'énergumènes il faut leur demander d'abord: d'où parlez-vous? Je crois que Laurier est survivantiste (survie de Paul VI) ou s'il est conciliaire et qu'il croit que Bergoglio est pape, il n'y a même pas à commencer à discuter avec eux, parce que leur position ne répond même pas au ba et ba de l'ecclésiologie :infaillibilité, visibilité, indéfectibilité de l'Eglise. C'est comme l'abbé Zins: toutes ces attaques, tous ces exposés détaillés sur telle ou telle consécration, ordination pour au final avoir quelle explication de la crise de l'Eglise?Il ne faut pas perdre de vue l'essentiel, ils sont experts pour noyer le poisson en nous emmenant sur des points de détail. Dans le cas de L'Abbé Zins il nie l'indéfectibilité et la visibilité de l'Eglise de manière patente (plus d'évêques, plus de sacrements). En fait avec ce genre de pinailleurs qui citent les textes à tort et à travers avec des majuscules, il faut commencer par le début: quelle est votre position sur la situation de l'Eglise? Si cette position ne tient pas la route, avec le minimum requis en terme d' 'ecclésiologie, il n'y a même pas à discuter avec ces gens, c'est échec et mat d'entrée de jeu. »


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    D’ailleurs, si vous êtes survivantiste, alors comment pouvez-vous prouver que Paul VI a donné une juridiction ordinaire et un mandat pontifical à tous les évêques avec lesquels il est en communion ? Quels sont les évêques qui croient dans la théorie de la survie de Paul VI ? Et où se trouve Paul VI à l’heure actuelle ? Autant de questions auxquelles les survivantistes sont incapables de répondre…, dont vous !


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    […] s’oppose à notre propos donc, et derechef sans nous citer, sur base de son entretien – très mal interprété de sa part – avec Maxence Hecquard. Il est dit que seul Pierre pourrait réunir un conclave (sic) selon le Concile du Vatican, ce à […]


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    […] Après notre retour sur son invitation au RDV de la Réaction, voici une belle trouvaille, ajoutant à la littérature biblique, en même temps qu’à la compréhension de la situation de crise ecclésiale, prophétisé dans l’Ancien testament : ici, il y a la volonté de chercher une solution, esprit masculin oblige, en commençant par trouver où se trouve l’autorité actuelle dans l’Église. […]


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    […] de Fatima, l’abbé Thomas Le Gal, dont le petit frère Jocelyn, est à l’IMBC, ose, après les pas de Maxence Hecquard (Dom Gréa) et d’autres, évoquer l’existence d’une juridiction universelle résidant chez les évêques […]


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    […] Crise de l’Église, Bible et juridiction – Hecquard & Abauzit […]


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