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Publié le par Florian Rouanet
Editorial
Les fous furieux de Tel-Aviv vont-ils mettre le feu au monde ?
LORS D’UN CONSEIL DE SÉCURITÉ réuni en urgence le dimanche 14 avril au soir, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que « le Moyen-Orient est au bord du précipice ». Une formule qui n’est nullement exagérée, bien au contraire, au vu des événements actuels. Le 1er avril (non, ce n’était pas un poisson !), l’entité sioniste, qui se croit tout permis, et faisant fi du principe d’inviolabilité des établissements diplomatiques, comme elle se moque totalement du droit international et humanitaire, avait bombardé sans sommation, le consulat iranien à Damas, faisant 16 morts et des dégâts matériels très importants. Dans la nuit du 13 au 14 avril, l’Iran a riposté à l’attaque meurtrière de son consulat en lançant contre l’Etat hébreu plus de 300 drones et missiles qui ont quasiment tous été interceptés et abattus en vol par le système de défense de l’entité sioniste qui a de plus bénéficié du renfort de chasseurs états-uniens, britanniques, jordaniens et même français. Il est lamentable que notre pays se comporte une nouvelle fois comme s’il était une colonie israélienne. Ce qu’il est hélas devenu. On notera à cet égard que la quasi-totalité de la classe politique française, de Marine Le Pen et Jordan Bardella à Raphaël Glucksmann, soutient inconditionnellement l’entité sioniste. De manière moralement injuste et abjecte. Car c’est bien Tel-Aviv qui a agressé le premier, et sans aucune raison, le consulat iranien à Damas.
Il faut savoir que l’entité sioniste se permet régulièrement de bombarder sans préavis les pays voisins, se moquant du droit international et de l’intangibilité des frontières comme de sa première chemise. Elle bombarde ainsi régulièrement la Syrie, le Sud du Liban et on se souvient qu’elle avait même bombardé en Irak le 7 juin 1981 la centrale nucléaire civile construite par la France et détruit le réacteur nucléaire d’Osirak. Piétinant les résolutions de l’ONU, le droit international et humanitaire et la morale élémentaire, elle procède actuellement à la déportation forcée et au génocide du peuple palestinien. Après lui avoir volé ses terres, avoir forcé une grande partie des Palestiniens à l’exil en 1947-1948 en fomentant des attentats sur les marchés à la voiture piégée ou en détruisant de manière implacable des villages palestiniens, y organisant des tueries d’une sauvagerie inouïe afin de précipiter le départ définitif des habitants palestiniens, les sionistes n’ont eu de cesse de maltraiter, d’humilier, de traiter en sous-hommes les Palestiniens privés de tout droit. Et depuis le 7 octobre 2023, l’entité sioniste qui est un Etat terroriste et voyou, né de la guerre et se maintenant par la guerre, passe à la vitesse supérieure en bombardant de manière intensive toute la bande de Gaza et en affamant délibérément ses habitants en empêchant presque tous les convois humanitaires de ravitailler et de soigner une population privée de tout, où la famine et les épidémies font rage. Car la famine n’est pas là une conséquence d’une catastrophe naturelle ou d’une mauvaise gestion des ressources. C’est un acte délibéré. C’est un génocide programmé et froidement exécuté par l’homme. Et l’entité sioniste ne se gêne pas pour tuer au passage du personnel humanitaire, des journalistes, des reporters, pour bombarder et envahir des hôpitaux, les mettre hors d’état de fonctionner, conduire à la mort, et dans quelles épouvantables conditions, des blessés, des malades, des enfants qui étaient sous couveuse, des patients qui étaient sous appareil respiratoire et qui meurent du fait de la coupure volontaire de l’électricité par Tsahal et qui le plus souvent privés d’anesthésiants et d’analgésiques. Le pitre sans talent et sans honneur Meyer Habib ose dire que Tsahal est l’armée la plus morale du monde. Elle est au contraire la plus immorale au monde.APRÈS AVOIR enjoint aux Palestiniens de quitter en toute hâte le nord de la bande de Gaza pour aller dans le Sud, car le nord était bombardé par Tsahal, voilà que l’entité sioniste, dont le mensonge est une seconde nature et le crime sa raison d’être, bombarde le sud, tire volontairement sur des Palestiniens affamés lors d’un convoi de ravitaillement faisant plus de cent morts et des centaines de blessés. Et voilà que Netanyahu vient de répéter qu’une offense terrestre se prépare à Rafah, ville du sud de la bande de Gaza, et qui s’annonce encore des plus meurtrières. Et le monde entier laisse faire, se contentant tout au plus de quelques réserves purement verbales. Pire, plusieurs pays participent activement à ce génocide, comme les Etats-Unis qui ne cessent d’armer et de surarmer l’Etat hébreu, lui permettant ainsi de bombarder intensément et de massacrer impunément toute une population civile désarmée, à commencer par les femmes, les enfants et les vieillards. Et il ne fait guère de doute que Netanyahu va également s’en prendre très bientôt, d’une manière ou d’une autre, à l’Iran qu’il rêve depuis longtemps d’anéantir. L’attaque de Téhéran qui n’a pourtant fait aucune victime et quasiment aucun dégât matériel significatif lui en donne le prétexte.
Israël joue en permanence à la victime, à l’agressé alors que c’est lui l’agresseur, le coupable, le bourreau, l’assassin. Avec son mémorial de la Shoah, le gouvernement sioniste évoque ad nauseam « les Juifs génocidés » alors qu’en Palestine occupée, c’est lui le génocidaire. C’est lui qui déporte, qui affame, qui tue, qui bombarde, qui massacre. Macron préfère aller au mémorial des enfants d’Izieu, comme il l’a fait le dimanche 7 avril, se livrant à un discours larmoyant, en bon comédien qu’il est, au sujet d’événements datant de 80 ans mais il n’a pas un mot, pas un seul, pour les enfants palestiniens actuellement affamés, massacrés, génocidés, laissés sans soin par la criminelle entité sioniste. Quelle infamie ! Quelle ignominie ! On conduit sans cesse les enfants des écoles du Struthof à Auschwitz, du mémorial de la Shoah au camp des Mille, mais le monde enseignant ne dit rien du génocide en cours, pourtant incontestable, parfaitement documenté, en Palestine. Et les milieux dirigeants, qu’ils soient politiques, syndicaux, religieux, associatifs, sportifs se taisent eux aussi, surtout (mais pas seulement) en Occident. S’applique plus que jamais aujourd’hui dans toute son étendue la formule que l’on lit des dizaines de fois dans les quatre Evangiles et les Actes des Apôtres : propter metum Judaeorum. Par crainte des Juifs. Finalement, le monde n’a pas tellement changé en deux mille ans. Du déicide au génocide il y a comme une continuité logique. Effrayante et implacable. C’est cette crainte servile, paralysante, écœurante — qui fut celle de Pilate pensant d’abord à sa carrière — qui permet aujourd’hui à l’entité sioniste de génocider tout un peuple et demain sans doute de bombarder l’Iran, en utilisant peut-être la bombe atomique, comme l’envisagent sérieusement certains Likoudniks fanatisés.QUE LE MONDE ENTIER soit sous la coupe de tels fous furieux, prêts à mettre à feu et à sang tout le Proche-Orient, voire toute la planète, que les gouvernements et le grand public soient tétanisés à l’idée d’être accusés d’antisémitisme, le crime des crimes, et détournent donc, propter metum Judaeorum, le regard de l’horreur indicible qui se passe à Gaza et qui pourrait demain toucher également Téhéran est effrayant. Nous vivons vraiment l’heure des ténèbres. Comme le dit excellemment et courageusement l’anti-conformiste Daniel Milan sur son blog, « tout ce que nous pourrions faire et dire restera vain et dérisoire, tant que l’on ne s’attaquera pas à la racine du mal essentiel actuel, source de tous les maux de ce monde : LA MISE D’HUMAINS OU DE GROUPES HUMAINS, AU-DESSUS DES AUTRES, autour desquels tout doit tourner et se rapporter ; leur attribuant toutes les valeurs et tous les droits, imposant au reste du monde la soumission, la servitude et l’esclavage, tuant toute intelligence et toute réflexion, par la peur et la répression. »
Nous assistons en effet, ébaubis, à la mise en coupe réglée de toute l’humanité par une coterie criminelle, arrogante et tyrannique. Et quels sont les voix courageuses qui osent résister aujourd’hui à cette oppression sans précédent par son ampleur, son étendue et son cynisme dans l’histoire de l’humanité ? Elles sont quasiment inexistantes, inaudibles, preuve de la profondeur du mal et de l’effondrement total de la vertu et du don de force. Descartes disait que le bon sens était la chose du monde la mieux partagée. De nos jours, c’est bien plutôt la lâcheté qui est la chose du monde la mieux partagée. Cette pleutrerie dégoulinante, qui suinte et déborde, qui souille et corrompt, n’est que la conséquence de l’égoïsme, de l’individualisme, du matérialisme, de la perte de la foi, du refus de l’engagement et du risque, de la volonté de conserver à tout prix son petit confort, sa carrière, sa réputation, sa petite personne. Elle justifie d’avance toutes les abdications, prépare toutes les soumissions, accepte toutes les injustices, souscrit à toutes les ignominies, valide tous les mensonges dont Satan est le père et conduit à la pire des servitudes.[…]RIVAROL,<jeromebourbon@yahoo.fr>.


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