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Publié le par Florian Rouanet
Hans Asperger devient membre du Bund Neuland (dans le groupe des Fahrende Scholaren, qui organise des activités à l’extérieur telles que la randonnée et l’alpinisme), un mouvement catholique conservateur de jeunesse qu’il soutient durant toute sa vie. Ce mouvement entretient des liens étroits avec la völkisch-nationalist Wandervogel et les jeunesses hitlériennes à partir des années 1930.
Wikipedia
Un homme lettré, façonné par les humanités, tout en étant un scientifique de renom et un catholique fervent. Chapeau l’artiste !
Hans Asperger, né le 18 février 1906 à Vienne, Autriche, et décédé le 21 octobre 1980, fut un pédiatre autrichien dont les travaux ont marqué la neuropsychiatrie. Ses études en médecine l’ont mené à s’intéresser particulièrement aux troubles psychologiques chez les enfants. Sa contribution la plus notable est la découverte du syndrome qui porte aujourd’hui son nom, le syndrome d’Asperger, une forme d’autisme qu’il a identifiée en 1944 (ne vous moquez pas de Me Glauzy si vite !).
Asperger a décrit des enfants ayant des difficultés d’intégration sociale et de communication, mais présentant des capacités spécifiques ou un talent particulier dans certains domaines (émotion & intelligence). Il a mis en lumière leurs compétences singulières, notamment dans la mémorisation et l’attention aux détails, et a plaidé pour une approche éducative valorisant ces compétences.
Sa foi catholique, bien qu’elle ne soit pas le premier élément évoqué dans sa biographie professionnelle, a sans doute influencé son approche charitable, empathique et humaniste, envers les enfants qu’il étudiait. Asperger voyait en chaque enfant un potentiel unique, ce qui reflète l’humilité et l’acceptation.
Concernant sa relation avec le régime NS allemand, le sujet est complexe et controversé. Certaines sources indiquent qu’Asperger a coopéré avec le régime NS, qui a mis en place des politiques eugénistes et a persécuté les personnes handicapées. D’autres recherches suggèrent qu’il a utilisé sa position pour protéger ses patients autistes des normes sur l’euthanasie. La vérité exacte sur son rôle et ses relations faisant encore l’objet de débats parmi la communauté des historiens. Il s’est surtout opposé à l’euthanasie des « malades mentaux ».
En résumé, Hans Asperger a laissé une empreinte durable dans le domaine de la neuropsychiatrie, avec la reconnaissance du syndrome d’Asperger. Sa vie et son œuvre se situent à l’intersection de progrès scientifiques significatifs, de convictions personnelles profondes, et d’une époque marquée par des tumultes politiques et éthiques.
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