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Publié le par Florian Rouanet
Voici un bel extrait, un peu long certes de Bardèche. Je le trouve des plus important car, bien sûr, il remet l’histoire à l’endroit, mais il démontre en plus à quel point, nous et nos héros de guerres avons étaient influencé par les Juifs et la germanophobie à un point invraisemblable.
Nous glorifions des tricheurs et mettons en avant des techniques sournoises de triches nous enlevant tout honneur.
« il n’est pas juste, en particulier, de prétendre exposer la conduite de l’armée allemande dans le pays de l’Occident sans décrire les conditions d’occupation qui lui ont été imposées par la politique des Alliés. La naissance et le développement des groupes de résistance, les attentas ordonnés par des organismes irresponsables, la propagande juive et l’action communiste, enfin l’organisation des bandes de francs-tireurs ont profondément modifié, d’année en année, le caractère des mesures de défense que l’armée allemande a dû opposer à ces initiatives. (…) Quel que soit la part de responsabilité allemande en ce domaine, on ne peut oublier que leurs adversaires se sont placés les premiers dans une situation où ils n’ont plus le droit de se réclamer du droit des gens. La doctrine de l’état-major allemand en cette matière n’est pas novatrice ; elle a été fixé en 1870, elle n’a pas varié depuis, elle est intransigeante, mais saine. Elle ne donne le titre de combattants qu’aux troupes en uniforme, elle le refuse à quiconque ne se fait pas connaître comme combattant par le port de cet uniforme. Cette doctrine est inattaquable. Les lois de la guerre ont pour objet de créer un »champ clos » autour des combattants. Elles protègent ceux qui regardent parce qu’ils n’ont pas pu être ailleurs, et ceux qui ramassent les blessés. Mais à partir du moment où l’un de ces spectateurs prend un fusil et tire déloyalement par la fenêtre sur celui qui se bat loyalement sur le terrain, il se met hors des lois de la guerre, et par conséquent hors de la protection que les lois de la guerre accordent aux combattants et aux non-combattants. Les francs-tireurs et leurs auxiliaires, quels que soient le courage et la correction militaire avec lesquels ils se sont battus, ne sont donc, et ne peuvent être, au point de vue international, que des adversaires déloyaux, des tricheurs cachés aux abords de la lice, qui ne peuvent demander pour eux-mêmes la protection des lois qui règnent dans la lice, et qui sont entièrement, totalement, à la merci du vainqueur s’ils se laissent capturer. Tout franc-tireur, tout auxiliaire ou complice de franc-tireur se trouve donc placé en dehors du droit des gens : en stricte application de la loi internationale, tout franc-tireur, tout auxiliaire ou complice de franc-tireur, lorsqu’il est pris, est un condamné à mort en sursis. Cette règle est dure : mais l’expérience récente prouve que son exacte observation est la seule garantie des populations civiles. Les hommes qui ont pris la responsabilité de »pourrir la guerre » en recourant à de telles méthodes, ont pris une responsabilité effroyable, non seulement à l’égard des hommes qu’ils exposaient à la mort, mais à l’égard des populations civiles auxquelles ils retiraient toute protection. On ne peut dire que ces hommes n’ont pas été informés. La doctrine de l’état-major allemand a été rappelée constamment pendant cette guerre. Il est irrecevable d’affirmer qu’il suffisait de mentionner qu’on regardait comme des troupes au combat un certain nombre de civils, munis ou non de brassards. Car de telles conventions n’ont de valeur que si elles sont admises de part et d’autre. Quand les allemands constituent un »Wehrwolf » pour tirer sur nos troupes d’occupation au coin des bois, nous leur expliquons fort bien que les membres de leur »wehrwolf » seront fusillés s’ils sont pris. Nos francs-tireurs ne sont que des francs-tireurs : le fait d’avoir dans la poche une carte d’un parti »progressiste » ne change rien à leur qualité.
Cette constatation n’efface pas les représailles sauvages exercées par certaines unités allemandes, mais elle en change le caractère. Le commandement allié a prétendu, à l’approche du débarquement, mettre tous les pays de l’ouest de l’Europe en état de soulèvement permanent. Aucune troupe allemande, a-t-il affirmé, ne pouvait avancé qu’au milieu des pièges. Tout était trappe et mine sous ses pas. Chaque boqueteau abritait des tireurs, chaque meule était une menace, chaque tournant préparait un coup de théâtre. Chaque municipalité se vante aujourd’hui d’avoir ravitaillé les maquisards, de les avoir cachés, de les avoir secourus. Nous sommes bien imprudents. Car telles déclarations, s’il faut les retenir, allègent singulièrement la responsabilité des commandants allemands. Nous pouvons les accuser d’avoir étendu illégalement la notion de »complices de franc-tireur », de l’avoir fait le plus souvent dans la violence de l’action, arbitrairement et sans preuves. Mais cela est tout autre chose que l’accusation de notre Ministère public. Il n’y a pas de »volonté d’extermination » dans ces brutalités de la retraite ; il n’y a pas d’autre »ordre supérieur » que la permanence d’une doctrine juridique inattaquable. Il y a des responsabilités, mais elles sont à l’échelon du commandement local. Et, en outre, rien ne m’empêchera d’écrire que dans tous ces cas elle sont partagées par les provocateurs. Ce n’est pas seulement une bande de brutes ayant perdu tout contrôle d’eux-mêmes qui a mis le feu à l’église d’Oradour, c’est l’homme qui parlait à la radio de Londres et qui parle aujourd’hui sur les tombes. »
Nuremberg ou la Terre Promise. Maurice Bardèche. 1948.

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