• Les attributs de l’Église, théologie positive et négative



    Notes catholiques & indéfectibilité de l’Église

  • Après le traitement des notes de l’Église catholique, par lesquelles Elle se constate, de façon objective, telle la vacance du Siège de Pierre, qu’en est-il de la la théologie dite positive et négative, alors ? Faisons un peu de science divine :

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    La théologie négative, également appelée apophatique, se concentre sur ce que Dieu n’Est pas, plutôt que sur ce qu’il Est. Elle affirme que la nature de Dieu « dépasse » ainsi la compréhension humaine, et donc, le fait que nous ne pouvons pas (forcément) le définir de manière positive.
    Au lieu de cela, nous parlions de Dieu en utilisant des termes négatifs pour souligner son incompréhensibilité et son caractère transcendant ; ce qui n’est point du tout agnostique come méthode de procédé. C’est une définition connue de Dieu, bien que dite négative.

    En revanche, la théologie positive, également appelée cataphatique, cherche à définir Dieu de manière positive en utilisant des affirmations et des descriptions. Elle cherche à comprendre Dieu à travers des attributs et des qualités qui lui sont attribués, basés sur les révélations bibliques et la tradition chrétienne transmise.

    Ainsi, la principale différence réside dans l’approche : la théologie négative propose d’analyser ce que Dieu n’est pas, tandis que la théologie positive se centre sur ce que Dieu est, tel que révélé dans les Écritures et la tradition de ecclésiastique.

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    A cela on peut ajouter les « attributs » ou « prérogatives » de l’Église, car selon le théologien S.E Berry: perpétuité, indéfectibilité, visibilité, infaillibilité.
    Et Griff Ruby, auteur américain, s’appuyant sur Van Noort ajoute qu’il y a toujours une Autorité légitime (très important de le rappeler aujourd’hui), sinon « les Portes de l’Enfer » auraient prévalues. Les adeptes FSSPX/IMBC ne parlent pas beaucoup de ces attributs et pour cause, cela les mettrait en PLS illico !
    Griff Ruby insiste bien sur ce point, car ce sont justement ces doctrines qui permettent de conclure à la vacance du Siège, ainsi qu’une juridiction pleine et entière au sein de l’Épiscopat qui professe encore la « foi des Pères ». Il les place en premier dans son ouvrage.

    Et Brice Michel avait publié des traductions des manuels de Van Noort et Berry sur ces points précis :

    Perpétuité et indestructibilité de l’Église.

    Indéfectibilité de l’Église.

    Ce passage de Berry est intéressant sur la question des « marques » de l’Eglise VS ses « attributs »:

    « L’Église est la société que le Christ a instituée pour perpétuer sa mission sur terre. L’Eglise doit posséder certaines qualités qui sont nécessaires à la réalisation de cette oeuvre. Ces qualités nécessaires sont ces qualités si essentiellement liées à la nature de l’Église que si elle devait perdre l’une d’entre elles, alors l’Église deviendrait autre que celle établie par le Christ. La perte d’une de ces qualités essentielles la rendrait donc incapable d’accomplir sa fin. En se fondant sur les enseignements du Christ et de ses apôtres, les prophéties et les écrits des Pères de l’Eglise, on verra que les principales qualités ou caractères que l’Église possède par essence sont : l’unité, la sainteté, la catholicité, l’apostolicité, la perpétuité, l’indéfectibilité, la visibilité et l’infaillibilité. Les quatre premières d’entre elles sont connues des théologiens comme étant des propriétés. Elles se manifestent extérieurement et servent à identifier la véritable Église du Christ. »

    NDLR : en français on parle de « marques » de l’Eglise. Les autres qualités, n’étant pas visibles extérieurement, sont appelées attributs ou prérogatives, — en latin : dotes. »
    Et Griff Ruby dans son ouvrage liste au total 16 doctrines qui caractérisent l’Eglise et toute sa démarche consiste à dire : pour qu’une théorie explicative de la situation actuelle de l’Eglise soit valide, il ne suffit pas qu’elle coche les cases pour l’une ou l’autre de ces doctrines, elle doit nécessairement les cocher TOUTES.
    C’est comme ça qu’il réfute la thèse de Cassicacum en démontrant qu’elle ne coche qu’un certain nombre de cases seulement, idem pour le lefebvrisme ou encore l’apparitionnisme et le sédévacantisme dit solitaire « anti-clergé ».


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