• Père Hervé Le Lay, véritable opposant à Vatican II/mondialisme



    Pro-abbé Meinvielle et non-apostat !

  • Hervé Le Lay, ce prêtre français breton, ayant longtemps vécu en Argentine, est plus méconnu au sein du « Tradistan » francophone. L’autre explication est que nous sommes assez en retard sur le combat traditionaliste bien compris (celui de l’Église donc) ! Il fait partie, nous pouvons dire, du courant « sédévacantiste simpliciter ».

    Abbé Julio Meinvielle :

    Un autre point positif est son admiration pour l’abbé Julio Meinvielle, lequel a été un soutien du corporatisme fasciste, bien qu’il critiquait véhémentement le régime national-socialiste (en réalité, surtout la composante « pagano-chrétienne » d’Alfred Rosenberg).

    Pour un théologien thomiste, cela peut se comprendre tout en étant un peu décevant, il n’aura pas vu, dès le début, le mal et la fausseté de Vatican II avec sa dite Liberté religieuse, tout en dénonçant le progressisme d’un Jacques Maritain. Sa théorie du « Pape, chef des deux églises » est problématique en effet (reprise par la suite par les lefebvristes d’ailleurs). A sa décharge, il n’avait pas non plus le recul que nous avons aujourd’hui.

    Aussi, l’abbé argentin a bien dénoncé le cabalisme en donnant les définitions d’une gnose ennemie de la chrétienté tandis qu’une conception chrétienne s’applique également à ce mot grec de la « connaissance » !

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    Hervé Le Lay (25 octobre 1913, Concarneau, France – 19 avril 1982, El Tala, Argentine) était un prêtre catholique traditionaliste français, qui a vécu 25 ans en Argentine. Il était connu pour avoir été un ardent critique du conciliabule de Vatican II et un gardien du dépôt de la vraie foi chrétienne.

    Selon le curé Andrés Morello, Le Lay tenait des thèses sédévacantistes.[1]

    Années en France

    Le Lay a suivi une formation de prêtre dans les séminaires de la Congrégation du Saint-Esprit. Cependant, en 1940, il quitte momentanément la vie religieuse pour rejoindre l’armée française, vaincue par la Wehrmacht lors de la bataille de France. En conséquence, il fut fait prisonnier par les Allemands et resta détenu jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    En 1946, il est consacré prêtre dans la ville de Chevilly, lors d’une cérémonie présidée par Mgr Louis Le Hunsec, supérieur général de sa congrégation. Cependant, Le Lay entre bientôt en conflit avec les Spiritains, voyant que leur adhésion aux positions modernistes se multiplie parmi leurs membres. Pour cette raison, il demanda en 1947 sa dispense de la congrégation, ce qu’il obtint seulement en 1953.

    Le Lay continue de vivre en Bretagne jusqu’à son émigré en Argentine en 1957. Durant cette période, il est proche de l’association laïque de la Cité Catholique. Les Spiritains étant une congrégation de prêtres missionnaires, il apprit durant son séjour au séminaire plusieurs langues, dont l’espagnol, ce qui l’aida à travailler comme traducteur (entre autres auteurs, Le Lay traduisit en français quelques textes de Julio Meinvielle, personnalité qu´il admirait profondément).

    Années en Argentine – Apostolat à El Tala

    À son arrivée en Argentine, il fut incardiné dans l’archidiocèse de Salta, alors gouverné par Mgr Roberto Tavella. Le prélat l’a nommé chef de la paroisse « San Antonio de Padua » d’El Tala, une petite ville située au sud de la province de Salta, près de la frontière avec la province de Tucumán.

    Avec une patience et une fermeté comme celles de saint Jean-Baptiste Marie Vianney ou de saint Joseph Gabriel Brochero, Le Lay se consacre à l’évangélisation et à la catéchèse des habitants du quartier, leur inculquant l’amour de la messe tridentine. Il a également dirigé le magazine La Tradición, qui comptait de nombreux abonnés, dont beaucoup hors d’Argentine. Dans cette publication, Le Lay donne son avis sur l’actualité et diffuse des textes sur la politique, la philosophie et la théologie catholique. Il n’a pas épargné ses critiques contre l’anti-pape Paul VI, qu’il considérait comme un homme indigne d’être Vicaire du Christ. La revue reproduit des textes d’auteurs tels que Severo Gomezjurado, Leonardo Castellani, Georges de Nantes, Moisés Carmona (lequel connu Mgr Saenz y Arriaga), Noël Barbara et Raúl Entraigas, entre autres.

    En 1966, le prêtre s’attire les critiques de la Conférence épiscopale argentine en devenant – comme Teodoro Scrosati et Julio Meinvielle – un adhérent et un diffuseur du Vademecum des fidèles catholiques, un texte conçu par l’abbé Coachey et approuvé par le cardinal Bucci, dans lequel une série des conseils sont enregistrés pour les laïcs et les prêtres qui ne sont pas d’accord avec les conclusions du Concile Vatican II sur la manière de vivre dans la foi à l’époque actuelle.

    Le Lay entretient parfois des contacts avec le mouvement nationaliste argentin, comme en 1972 lorsqu’il participe aux actes d’hommage à Charles Maurras promus par une commission de notables composée de personnalités comme Alberto Falcionelli, Ernesto Palacio, Nimio de Anquín, Julio Irazusta et Juan Carlos Goyeneche.

    Il collabore également sporadiquement à la revue Lectures Françaises.

    Exil à Cordoue

    Son refus ferme d’abandonner la célébration traditionnelle des messes, ainsi que ses soupçons quant aux véritables intentions des organisateurs du Concile Vatican II, ont suscité la réprimande de Mgr Carlos Mariano Pérez, successeur de Tavella. En conséquence, en juillet 1976, il fut suspendu de ses fonctions de prêtre par l’archevêché de Salta. Le Lay a fait appel de la sentence, mais sans succès, car il a systématiquement refusé de changer d’attitude et de modifier ses opinions. En conséquence, il a été expulsé de la maison paroissiale dans laquelle il vivait, ce qui l’a obligé à déménager chez un éleveur qui l’a hébergé pour ne pas le laisser à la rue.

    Il rejoint la Commission pour la Défense de la Foi Toujours coordonnée par Roberto Gorostiagay et, de ce fait, il accompagne et assiste Mgr Marcel Lefebvre lors de sa visite en Argentine en 1977.

    En avril 1978, il décide de quitter El Tala pour s’installer dans la ville d’Alta Gracia, dans la province de Cordoue. La famille Grünwaldt lui prête une maison et l’aide à louer un local où il se consacre à célébrer des messes, des mariages et des baptêmes pour la communauté traditionaliste de la ville et de ses environs. Lorsque l’archevêque de Cordoue, Mgr Raúl Primatesta, apprit que Le Lay faisait cela, il le sanctionna sévèrement, mais le prêtre français n’y prêta pas beaucoup d’attention.

    Proche de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, il aide l’organisation catholique à s’implanter dans la ville de Cordoue. Il passa ses dernières années entre Cordoue et Alta Gracia, jusqu’à ce qu’il tombe malade et que le père Basilio Méramo le remplace.

    Le trépas

    Avec une santé très fragile, il retourna à El Tala, où il mourut en avril 1982. Ses paroissiens demandèrent que sa dépouille mortelle soit déposée dans la paroisse « San Antonio de Padua », mais l’archevêché de Salta refusa. C’est pourquoi ils organisèrent une collecte et construisirent une crypte dans le cimetière local, conformément à la volonté du prêtre qui voulait être enterré sur le sol de Salta.

    Références

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  • 2 commentaires




    […] autorité « conciliaire » et l’hérésie sur la liberté religieuse par mégarde…  L’abbé Julio Meinvieille en a fait autant hélas […]


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    Je suppose qu'il n'existe nul lien de parenté entre le susnommé de l'article présent et notre Gandalf national, le rédacteur en chef de DP, en dépit de la similitude patronymique ;)


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