• Le catholicisme social et la question juive



    Social, national et contre-sémitique ?

  • Voici une réédition récente intéressante de Bruno Hiroult du PDF (Parti de la France) :

    Cette édition complète une question déjà ouverte dans cet ouvrage « Catholicisme social et question juive: le cas Léon Dehon 1843-1925 » sortie le 1 juin 2009 par les auteurs Paul Airiau, Philippe Boutry, et  Jean-Yves Calvez :

    Fondateur des Prêtres du Sacré-coeur, Léon Déhon (1843-1925) fut une figure de proue du catholicisme social, soucieux que l’Eglise puisse rejoindre des milieux populaires appauvris par la Révolution industrielle. Mais voici quelques années, son projet de béatification n’alla pas jusqu’au bout, certainsde ses écrits laissant transparaître des idées antisémites…Avec courage et de manière plus large, ce livre entend donc interroger une période, le XIXe siècle notamment, où la judéophobie est allée très souvent de pair avec la critique sociale, qu’elle vienne des milieux socialistes ou catholiques. Ainsi toute une rhétorique qui vilipende la « finance juive », par exemple, n’est pas rare à l’époque. Comment comprendre un tel trait de mentalité ?Réalisé à partir d’un colloque tenu à Paris en septembre 2007, réunissant philosophes, historiens et théologiens, le livre contribue à élucider cette période complexe de l’histoire du catholicisme social.Philosophe, Yves Ledure a enseigné aux Instituts catholiques de Paris et de Metz.

    Catholicisme social et question juive: Le cas Léon Dehon 1843-1925 – Paul Airiau, Philippe Boutry, Jean-Yves Calvez, Yves Ledure – Livres

    Pour pousser la réflexion sur le catholicisme social à proprement parlé, vous avez aussi cette étude de Léo Imbert au Cercle Aristote :

    Sur le plan historiographique, l’usage est de résumer l’affrontement politique au XIXème siècle comme le combat engageant une Droite libérale et une Gauche radicale présumément socialiste ; les récits et les mémoires oublient bien souvent ces catholiques, qui au nom d’une morale et d’une éthique propres, incarnèrent la lutte contre la modernité. Le Catholicisme social, forme conjoncturelle de la Doctrine sociale de l’Eglise, se constitua en un mouvement autonome, véritable troisième voie face aux impasses libérales et socialistes. « Nous voulons une solution de la question sociale, voilà tout, et cette solution, nous la demandons à la tradition chrétienne » déclarait l’une des figures de proue du mouvement, Albert de Mun. De ce courant protéiforme et éminemment social cet essai tente de saisir l’essence ; celle-ci fit sa force et impacta son temps puis se dilua dans les dédales des compromissions. Léo Imbert est un jeune historien des idées. Il s’agit de son premier ouvrage. Nombre de pages : 696 Prix : 28 €


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  • 2 commentaires




    La plus importante école de pensée contre-révolutionnaire à avoir connu son apogée dans l'orbite de la vraie droite : de l'intégralisme maurrassien aux fascismes, en passant par le national-conservatisme pétainiste. Ce courant a aussi eu son volet autrichien en la personnage du bourgmestre catholique viennois excellement anti-juif K. Lueger, ami de Drumont et mentor du jeune Hitler.


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