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Publié le par Florian Rouanet
CGI : Concile général imparfait.
🎙 Extraits d’un sermon de Son Excellence Mgr Merardo Loya :
⇒ Appel aux Évêques du monde entier, en vue de l’élection du Pontife Suprême.
“Et Jésus-Christ a promis que cette tête visible, qui est le Pape, l’Église régnerait jusqu’à la fin des temps. Cela ne signifie pas qu’il doit y avoir un Pape tous les jours et à tout moment, car une fois le pape décédé, des jours, des mois et même des années ont parfois passé pour que les cardinaux choisissent un autre Pape.
Mais le chef visible de l’Église n’avait jamais manqué d’une manière aussi importante qu’aujourd’hui. Ce que nous avons le plus échoué à l’heure actuelle, c’est l’élection d’un autre Pape. […] Mais ensuite je demande : sommes-nous confrontés à une Église défaite ? Sommes-nous face à une Église sans tête ? Et il sera dit par un autre, avec beaucoup de théologie, « la tête de l’Église c’est le Christ » ; et c’est vrai [c’est la tête invisible qui très réellement gouverne Son Église] ; mais le Christ a promis qu’il y aurait une tête visible jusqu’à la fin des temps. Alors Jésus-Christ a échoué ? J’insiste, non. […] Parce que le modernisme combat comme un seul corps, comme un seul démon. Ils ont une tête, ils ont un modus operandi, ils ont une raison et un but. L’un d’entre eux meurt et un autre poursuit cette tâche. Et voyez comment ils ont progressé, voyez comment le modernisme a progressé sous les auspices de ce faux pape, “François Ier”, et continue de progresser dans ce mal, détruisant par toutes les fissures de l’Église catholique. Et la vraie Église catholique ? Je demande aux évêques : Où est l’Église ? « Je suis une église », diraient certains d’entre eux, et ils ne mentiront pas, mais ils ne sont pas toute l’Église.
[…] Nous avons incontestablement besoin de Pierre, mais les Évêques ne veulent pas le choisir. […] On ne peut pas dire que celui qui ne cherche pas l’unité est catholique. Et cette unité n’est donnée que par un seul pasteur. On va donner une raison à ces gens : « Je ne suis pas sûr que vous puissiez choisir un pape aujourd’hui », disent-ils. Mais si vous n’êtes pas sûr, discutons-en. Tu ne veux pas d’un conclave ? Ensuite, cherchez un concile, car c’est la manière de travailler de l’Église. Quand une hérésie ou un problème se posait dans l’Église, tous les Évêques se réunissaient en conseil, et là en conseil assisté du Saint-Esprit, non plus chacun en particulier, mais avec la plénitude absolue du Saint-Esprit en tant qu’Église, avec la surabondance du Saint-Esprit, les conciles ont résolu les problèmes, condamné les hérésies, engendré l’Église catholique, créé l’Église, fonctionné comme une Église. Ce n’était pas une union de sympathie, car maintenant tous les évêques se battent. Dieu me pardonne de me battre avec aucun d’entre eux. Dieu sait que non, dans mon cœur, il n’y a aucune antipathie envers aucun Évêque. J’espère que les autres évêques diront :« Nous allons nous réunir au Conseil. Nous discuterons de la possibilité d’un pape ou non, nous pourrons alors déterminer qui est un vrai prêtre et qui n’est pas un vrai prêtre. Nous y discuterons de tout ce qui afflige la Sainte Église aujourd’hui. Où allons-nous et comment allons-nous marcher en tant qu’Église ? » […] Que peut un seul soldat ? Que peut faire un seul capitaine lorsque l’ennemi est bien formé et qu’il arme ses rangs ? Que peut un seul capitaine ? Mais si tous les capitaines étaient unis sous un seul général et tous les soldats sous leurs capitales, la guerre pourrait alors être livrée au mal, la guerre au modernisme, la guerre à l’hérésie, et nous commencerions des luttes et verrions de grands miracles grâce à l’aide de l’Esprit Saint pour nous comme Église. […] l’Église peut se régénérer. Société parfaite, l’Église peut se remettre sur pied. Le problème est que les Évêques ne veulent pas. Mais quelque chose que je vous donne raison. Ils disent que seul Dieu peut résoudre ce problème, et ils le savent : le problème de l’Église n’est pas celui où Dieu doit seulement intervenir, mais que les Évêques doivent intervenir dans leur tête, de sorte qu’en supprimant toute fierté et en supprimant toute particularité, en ouvrant nos cœurs, nous nous unissons en Concile pour déterminer ce qui est bon et ce qui est mauvais, où va la Sainte Église catholique.
[…] Que Dieu ouvre le cœur de nos évêques. Que Dieu fasse que les prêtres se joignent. Pour ma part, je vous promets et je vous dis que moi, Évêque, n’a de rancune contre personne. Au moment où tout Évêque donnerait des signes d’union, notre âme serait remplie de joie d’aller immédiatement avec lui et de nous unir.
Je vous dis aussi que cela dépend beaucoup de ce que nous nous appelons catholiques. Par conséquent, chers fidèles, priez pour l’unité de l’Église. Priez pour nos prêtres et nos évêques afin qu’ils trouvent un jour le chemin que Dieu leur a tracé. Je crois en l’élection potentielle d’un pontife, mais si quelqu’un ne le croit pas, je ne le rejetterai pas, mais nous discuterons en face à face, avec des bases théologiques, et peut-être me convaincront-ils que ce n’est pas possible, ou peut-être le convaincrons-nous que c’est possible, mais avec l’aide de Dieu, la grâce du Saint-Esprit, nous œuvrerons en tant qu’Église, car Dieu veut que nous travaillions dans l’unité, et ainsi nous pourrons réaliser le salut éternel, le nôtre et celui de nos fidèles.
+ Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.”
— Mgr Merardo Loya, sermon à la messe chrismale du Jeudi Saint, 18 avril 2019.
Merardo Loya a été ordonné prêtre, il y a plus d’une dizaine d’années par Mgr. Pivarunas (CMRI), puis abbé Merardo Loya a été sacré Évêque le 12 janvier 2019 par Mgr. Juan José Squetino Schattenhofer.
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📍 Sermon en entier disponible ici.


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