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2023 : la course consentie à l’abîme ?
Que nous réserve 2023 ? A coup sûr, une aggravation de la situation des peuples de l’Europe carolingienne, et en premier lieu, de la France.
Pourquoi ? Il est facile d’en nommer les causes immédiates, matérielles telles la hausse des prix de l’énergie, la désindustrialisation, la guerre de l’Otan contre la Russie. Nous allons en dire quelques mots. Mais lorsque nous nous serons lamentés sur les malheurs du temps, nous n’aurons pas atteint l’origine du mal.
La première cause du mal est la crise spirituelle qui ronge l’Occident latin et métastase à travers le monde. Elle résulte d’un irréalisme qui a rempli de ses chimères l’esprit de la plupart de nos contemporains et a asséché en lui toutes les forces stimulantes qu’introduit en elle la philosophie du sens commun qui était celle qui nourrissait l’intelligence des peuples.
Les philosophies idéalistes qui, à partir de Descartes et Malebranche ont écarté les philosophies réalistes nous conduisent à l’abîme matérialiste et athée dans lequel nous sombrons. Au lieu de penser, comme Aristote et saint Thomas d’Aquin, que rien de qui est dans l’esprit ne l’a d’abord été dans les sens, s’est imposée la croyance que seules les productions logiques de l’esprit, les êtres de raison – les « idées claires et distinctes » – sont les seuls êtres et entités qui existent et sont accessibles à l’entendement. De là, aujourd’hui, les abominations de la théorie du genre qui font dire qu’un homme est une femme pour peu qu’il se considère comme tel. Mais aussi le triomphe du satanisme présent de fait chez Descartes qui copinait avec les Rose Croix et leurs fondamentaux anti-chrétiens.
L’intelligence des élites occidentales, par degrés croissants, en est devenue dénaturée au point que les médiocres sont aux commandes, à savoir une collection de clones interchangeables, mais des clones déficients intellectuellement. Cette caste a résisté à toutes les crises depuis les années 2000 mais la crise de l’énergie est son chef d’œuvre : elle a été organisée, programmée à travers les universités, grandes écoles pourvoyeuses de domestiques zélés, dont Mc Kinsey est l’emblème, au service de la finance apatride, de Mammon et de la superclasse mondiale organisée en cercles concentriques autour d’une minorité d’initiés d’essence sataniste dont l’antichristianisme et plus encore l’anticatholicisme sont le moteur de l’action.
C’est de cela dont nous devons être conscient. C’est cela que nous devons, avec nos moyens, actuellement réduits mais que nous développons, faire comprendre à nos contemporains, d’abord aux plus réceptifs, puis en faisant tache d’huile. Il faut constituer une élite capable de curer les parties putréfiées de nos sociétés puis de les rétablir sainement.
Or les peuples se satisfont pour une trop grande part d’entre eux de cette servitude, aussi longtemps qu’ils auront l’espoir de manger un quignon de pain alors qu’hier ils disposaient de la miche de pain entière. En réduisant leur consommation au lieu de descendre dans la rue, ils adressent inconsciemment à l’oligarchie mondialisée le même message qu’à l’époque où ils affichaient fièrement leur kleenex facial anti-peste covidienne par peur de mourir après avoir subi une privation inouïe de liberté : « Oui, nous sommes d’accord pour disparaître, si cela est progressif, peu douloureux et bien organisé ! ». D’ailleurs beaucoup de gens vont mourir : il devient difficile de cacher les cas de morts subites de personnes « vaccinées » à l’anti Covid et de celles qui souffrent de graves effets secondaires. Le covid a fait moins de morts que certaines épidémies grippales, les piquages anti-covid, bientôt plus. Le pouvoir achète la soumission des peuples par la peur ? Pour mieux les conduire à l’abattoir !
En fait, ce n’est que la suite de leur acceptation de la désindustrialisation, de l’inversion des mœurs, de l’invasion migratoire et tout ce qui s’ensuit, parce que jouir en s’endettant est plus confortable que s’enrichir en travaillant. Comme l’a écrit Ernst Jünger : « la condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie ». Les gens doivent comprendre qu’ils subissent une oligarchie qui vit hors sol mais aussi en Aztèques en sacrifiant les peuples qu’elle domine au « dieu finance ».
Partout, plus que jamais, règne le courtermisme et son expression matérialiste, à savoir la financiarisation de l’économie, et, pour commencer, par celle de l’énergie, plus précisément l’électricité. Quand la facture d’un boulanger augmente de 800 euros à 12000 euros par mois, c’est intenable. Pour la plupart des PMI et des artisans qui sont les employeurs les plus importants en France, c’est destructeur : une entreprise sur deux va connaître des difficultés graves et peut-être disparaître.
Au lieu de sortir du marché européen de l’électricité, l’Arenh, ce qu’ont fait les Espagnols, les Macron et autre Lemaire y persistent, quitte à tuer ce qui reste de tissu économique en France, surtout dans les zones rurales. Toutefois, sauf à les considérer comme des idéologues bornés – ça existe – ne devons-nous pas y voir un plan concerté pour détruire cette ruralité qui constitue les trois quart du territoire français mais ne représente que le quart de la population, une population généralement enracinée, « gauloise réfractaire », dixit Macron ? Dans le plan mondialiste, la France doit se réduire à un centre de taille mondiale, Paris, avec quelques satellites – Lyon, Bordeaux, Lille, Strasbourg, Nantes, Marseille, Toulouse – reliés par TGV.
Nonobstant la fable du réchauffisme d’origine anthropique, pour achever les Français, se surajoute la « réforme » des retraites. Il s’agit de la réforme cardinale de Macron commanditées par Bruxelles et Blackrock, dont le patron, Larry Fink, son commensal, n’a jamais caché son projet. Macron applique une feuille de route. Or cette « réforme » repose sur des mensonges. Le COR (Conseil d’orientation des retraites), dans son rapport 2022, nous dit que le système va être déficitaire durant quelques années : environ 4 Mds € par an ; ce n’est pas rien mais c’est broutille face à un Macron qui a endetté la France à hauteur de 500 mds € durant le Covid. Et l’on sait qu’à partir de 2030, alors que les classes creuses post « baby-boom », arriveront à la retraite, le régime sera au minimum équilibré.
Cela pose d’ailleurs le problème de la natalité, lequel est ignoré par l’oligarchie régimiste et n’est traité que sous la forme cette haute trahison qu’est le recours systématique à l’invasion migratoire, alors que c’est la réponse de fond au financement des retraites et, par-delà l’avenir du pays. Quand on a 80 Mds € de fraude fiscale, 50 Mds € de fraude sociale (cf. le livre de Charles Prats « Cartel des Fraudes ») la réforme en cours est celle du saccage de la France. On demande aux Français de se dépouiller, d’entrer dans l’indigence pour des intérêts privés, efforts qu’ils ne peuvent plus faire. Ce projet politique est un projet privé, non pas national. De même, comment accepter une assurance chômage peau de chagrin lorsque l’on donne des subventions de l’U.E. pour délocaliser en Hongrie, comme Bridgestone qui a laissé 863 personnes sur le carreau ?
Macron a pourtant le peuple contre lui : la preuve ? Il gouverne au 49-3 ! Neuf textes ont ainsi été « votés ». Macron, plus que tout autre, est le VRP de Washington. Il a vendu nos turbines Arabelle à General Electric qui en a récupéré les brevets ; il a arrêté le programme Astrid qui assurait l’autonomie énergétique électrique de la France (nos 300 000 tonnes de résidus nucléaires disponibles en 2019 satisferaient nos besoins énergétiques primaires durant 2000 ans !) tandis que Bill Gates en reprend les brevets et que la Russie met en place cette technologie. Il engage la France dans un conflit qui ne la concerne pas avec la Russie, sans avoir consulté le parlement (comme Daladier en 1939 contre l’Allemagne), pour obéir aux intérêts anglo-saxons.
Mitterrand, avant de quitter l’Elysée, avait dit qu’on était en guerre avec les Etats-Unis qui veulent un pouvoir sans partage, qui ont vassalisé le continent européen et sont en train de détruire son économie. D’ailleurs, à Washington, les Etats européens sont qualifiés de « Slaves states », ou Etats esclaves. Souvenons-nous de ce propos d’Henry Kissinger : « Etre l’ennemi des Etats-Unis peut être dangereux. Etre leur ami est fatal. » L’aide à l’Ukraine, Etat mafieux, dictatorial (Zelensky ne cesse d’interdire les partis et journaux d’opposition,) que l’on veut nous vendre comme étant le prix de la liberté, c’est la rançon de notre asservissement.
Mais Mélenchon et Le Pen se taisent. Pourtant, Macron donne des signes de déséquilibre mental : son comportement lors de la finale de la Coupe du monde au Qatar pose problème. Or l’article 68 de la Constitution permet sa destitution pour ce motif. Qu’attendent-ils pour lancer le processus, même s’il n’en faut rien attendre ? Restant cois, ils sont complices.
2023 ? Des catastrophes en vue. Mais il faut que les édifices irrécupérables s’écroulent pour que l’on puisse reconstruire.
MILITANT