• Tradition Catholique à propos de l’anti-catholicisme de Vincent Reynouard



    Mise au point de défense de la Foi

  • Des nouvelles de Vincent Reynouard ! 😉

    Dans la vidéo ci-dessus, Vincent Reynouard, « bon historien mais exécrable théologien » (disait l’abbé Rioult), se moque ouvertement de l’existence des limbes.

    Ces âmes des limbes, les enfants morts sans être baptisés, ne possèdent pas la vue de Dieu « face à face », qu’on appelle la vision béatifique, mais se trouve dans un état de bonheur naturel. Puisque ces âmes n’ont pu faire aucun acte volontaire, libre, en bien ou en mal, elles n’ont pu mériter ni le ciel ni l’enfer des damnés.

    Les âmes qui meurent avec le seul péché originel sont exclues de la gloire du ciel, mais elles ne subissent pas d’autre peine. Elles ne souffrent aucune peine des sens (qui est la punition des péchés personnels), et ne ressentent pas de tristesse de ne pas jouir de Dieu par la vision béatifique.

    Saint Thomas explique que :  « du fait que quelqu’un est privé de ce qui excède sa nature, il n’en ressent pas d’affliction. Ainsi aucun homme de bon sens n’est affligé de ne pouvoir voler comme un oiseau, ou de ne pas être roi ou empereur, car cela ne lui est pas dû. (…) La vie éternelle dépasse toute faculté de la nature. Et donc les petits enfants ne souffriront en aucune manière de la privation de la vision divine ; bien plus ils se réjouiront de participer largement à la bonté divine et aux perfections naturelles ».

    Saint Thomas précise encore :  « Bien que les enfants non baptisés soient séparés de Dieu pour ce qui est de l’union qui se réalise par la gloire, cependant ils n’en sont pas entièrement séparés ; bien plus ils lui sont unis par la participation aux biens naturels. Et ainsi ils pourront jouir de lui par la connaissance et l’amour naturels. »

    À ceux qui nieraient l’existence des limbes, le Pape St. Innocent déclare : « Mais ce que Votre Fraternité revendique la prêche des Pélagiens, que les petits enfants peuvent, même sans la grâce du Baptême, jouir des récompenses de la vie éternelle, cela est stupide au plus haut point. » (Denzinger, Éd. du Cerf, n° 219.)

    Rome a donc tranché la question et l’argument de Reynouard, prétendant ridiculiser la doctrine catholique : « aucun théologien n’est d’accord sur les limbes c’est n’importe quoi », ne tient pas.

    Ce que les théologiens en pensent, et les contradictions qu’ils ont entre eux, ce n’est pas notre problème. C’est la Papauté qui règne dans l’Eglise catholique. Les théologiens sont là pour théoriser sur des faits non-tranchés par les Papes ; nous avons cité le docteur angélique pour mieux expliciter la pensée du Saint-Siège.

    C’est très grave de se moquer des limbes et de sous-entendre par cela une certaine injustice, ou pire, cruauté de Dieu à l’égard des enfants morts sans baptême. L’existence vaut bien plus que la non-existence, si nous reprochons à Dieu d’offrir à des âmes un bonheur éternel purement naturel, il faudrait aussi lui reprocher de n’avoir pas doté d’existence des âmes non-créées. Cela serait absurde n’est-ce pas ? La vie au delà est hiérarchique, non égalitaire, comme ici bas ; à la différence près que dans l’autre monde aucune injustice ne puisse exister.

    Nous comprendrons toute l’économie du salut une fois que nous ne serons plus de ce monde. Ne nous prétendons pas plus intelligent que l’Eglise de Dieu…

    Dans la vidéo ci-dessus, Vincent Reynouard, « bon historien mais exécrable théologien » (disait l’abbé Rioult), se moque ouvertement de l’infaillibilité pontificale.

    Vincent Reynouard cite des opinions personnelles de théologiens et des faits magistériels du Saint-Siège, fait sa tambouille et prétend que la doctrine catholique est une immense contradiction.

    Nous revenons sur un point précis évoqué par Reynouard : « La Bulle de Paul IV affirme qu’un Pape puisse être hérétique » mais « d’autres documents affirment le contraire… »

    C’est faux. Le Magistère ne s’est jamais contredit sur ce point. Voici le passage du Pape Paul IV dont parle Reynouard :

    « Nous considérons la situation actuelle assez grave et dangereuse pour que le Pontife Romain, Vicaire de Dieu et de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur terre, revêtu de la plénitude du pouvoir sur les nations et les royaumes, juge de tous les hommes et ne pouvant être jugé par personne en ce monde, puisse toutefois être contredit s’il dévie de la foi. »

    — Pape Paul IV ; Bulle Cum Ex Apostolatus

    Mais un Pape ne peut défaillir, c’est le Magistère qui l’enseigne. Etudions donc la citation de Paul IV au lieu de tirer des conclusions hâtives.

    Un Pape peut « dévier de la Foi », mais cela ne veut pas dire qu’il puisse commettre une hérésie ou une apostasie. La pratique de Saint Pierre, condescendante à l’égard des convertis issu du judaïsme, constitua une déviation de la Foi, et il fut réprimandé par Saint Paul. Mais il ne tint pas d’hérésie ou d’apostasie. L’histoire du Pape Honorius, si elle est avérée, constituerait aussi une déviation de la Foi, en ce qu’il ne défendit pas intégralement la doctrine catholique pour ménager les susceptibilités des hérétiques monothélites, une « erreur dans la Foi », une « déviation », mais qui ne constitue pas une hérésie ou une apostasie. Par ailleurs, notons bien que S.S Paul IV parlait simplement de « contredire » le Pape déviant de la Foi, et non de le tenir pour illégitime. Preuve là encore qu’il n’envisagea pas la possibilité d’un Pape devenant alors hérétique. D’ailleurs, dans la suite de la Bulle, le Pape évoque la possibilité qu’un hiérarque perde la Foi et donc perde sa juridiction dans l’Église, il liste différents titres (Cardinal, Archevêque, etc.), mais lorsque Paul IV parle du Pape, il ne décrit que le cas d’une personne qui est hérétique alors qu’elle n’est pas Pape, et déclare alors que l’élection d’une telle personne serait invalide. Cette structure de la Bulle constitue un démenti clair : Paul IV ne croyait pas en la possibilité qu’un Pape une fois élu puisse alors devenir hérétique.

    Voici ces passages :

    « Si jamais un jour il apparaissait qu’un Evêque, faisant même fonction d’Archevêque, de patriarche ou de prélat ; qu’un Cardinal de l’Eglise romaine, même légat ; qu’un souverain pontife, lui-même, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi catholique, soit tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l’assentiment unanime des Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue. Son entrée en charge, gouvernement, administration, tout devra être tenu pour illégitime. S’il s’agit du Souverain Pontife, on ne pourra prétendre que son intronisation, l’agenouillement devant lui, l’obéissance à lui jurée, même une courte durée de règne, que tout cela a convalidé son pontificat ; car celui-ci ne peut être tenu pour légitime en aucun de ses actes. »

    Ici les dominicains McHugh et Callan ont listé une grande liste de péchés contre la Foi, beaucoup ne relèvent pas de l’hérésie ou de l’apostasie (la superstition, le blasphème, la négligence, le doute, etc.).

    Dans la vidéo ci-dessus, Vincent Reynouard, « bon historien mais exécrable théologien » (disait l’abbé Rioult), se moque ouvertement du dogme « hors de l’Eglise point de Salut. »

    Vincent Reynouard explique qu’il y a une contradiction fracassante dans le fait d’affirmer qu’il faille être catholique pour se sauver, mais qu’en même temps, « un indien dans sa jungle » puisse également se sauver selon la doctrine de l’Eglise.

    Encore une fois, aucune contradiction, tout est clair, limpide :

    «  il revient à la divine providence de procurer à tout homme les choses nécessaires au salut, pourvu qu’il n’y ait pas d’empêchement du côté de cet homme. Car si quelqu’un, élevé de la sorte [parmi les loups], suivait la conduite de la raison naturelle dans l’appé du bien et la fuite du mal, il faut tenir pour très certain que Dieu ou bien lui révélerait par une inspiration intérieure les choses qui sont nécessaires pour croire, ou bien lui enverrait quelque prédicateur de la foi… »

    St. Thomas d’Aquin, De veritate, Q. 14, art. 11, ad 1

    Tous les êtres humains au Ciel sont donc morts dans l’Eglise catholique, soit en participant directement de leur vivant au Corps Mystique du Christ (communion des saints) en quittant leur enveloppe charnelle en état de grâce, soit par une inspiration intérieure, au seuil de la mort (chose n’arrivant que très rarement bien entendu, il est déjà bien difficile de se sauver en pratiquant la religion catholique !), et de ce fait, cette personne appartient tout de même à l’Eglise, que l’on nomme l’Âme de l’Eglise.

    Dans la vidéo ci-dessus, Vincent Reynouard, « bon historien mais exécrable théologien » (disait l’abbé Rioult), se moque ouvertement du temps d’attente que Dieu a instauré entre le péché d’Adam et Eve et la venue du Rédempteur.

    « 4000 ans environ disent certains catéchismes, c’est bien trop long ! pourquoi faire subir aussi longuement un monde sans foi ni loi à l’humanité et permettre au diable d’agir à sa guise tout ce temps… 30, 35 ans, une génération, n’aurait pas été mieux, plus adapté pour la venue du Messie ? »

    Voilà la teneur du discours de Reynouard… Les bras nous en tombent. Dans l’Ancien Testament, Dieu annonce et prépare progressivement la venue du Christ, le Messie, le Sauveur du monde.

    Cette préparation à l’avènement de Jésus a permis l’émergence de beaucoup d’âmes saintes, purifiées par anticipation aux mérites de la Croix. Par les prophètes, Dieu a formé son peuple dans l’espérance du Salut ; c’est-à-dire dans l’espérance de la purification de tous les péchés et d’une Alliance nouvelle et éternelle destinée à tous les hommes.

    Avant de nous révéler Sa miséricorde infinie, Dieu devait nous révéler ce qu’est le péché et sa gravité au regard de Sa justice et de son juste châtiment. Comment en effet demander miséricorde si l’on ne sait pas que l’on est pécheur ? Et comment savoir que l’on est pécheur s’il n’y a pas de loi ? Cette loi mosaïque a donc été donnée pour que l’on prenne conscience que nous sommes pécheurs et ainsi nous faire espérer, désirer, la miséricorde.

    Ainsi, la raison d’être de ces deux Alliances est pédagogique afin de faire passer l’humanité de la vengeance illimitée et sa loi du Talion à la loi de l’Amour parfait. Comme un enfant apprend la réalité par le jeu, ainsi Dieu a d’abord donné la loi, avant de nous donner la Rédemption.

    Nous pouvons dire que l’Ancien Testament révèle la Justice ⚖️ du Père ; le Nouveau Testament la Miséricorde du Fils ➕ et que le Saint-Esprit 🕊 fait l’unité des deux.

    Qui est Vincent Reynouard pour prétendre qu’il aurait été plus favorable aux âmes que Dieu détermine un temps plus court entre le péché originel et l’arrivée du Messie ?! Qu’est-ce que 4000 ans pour Dieu au regard de l’éternité ?!

    Dans la vidéo ci-dessus, Vincent Reynouard, « bon historien mais exécrable théologien » (disait l’abbé Rioult), se moque ouvertement du fait que les milieux traditionnalistes rejettent les arguments modernistes sans essayer de les comprendre.

    « Pour se faire un avis, il ne faut pas lire uniquement les livres de son camp, mais essayer de comprendre l’autre. Les modernistes essayent d’appliquer la charité alors que les milieux sedevacantistes sont trop cassants »

    Tout d’abord, la charité n’est pas le fait d’être gentil et aimable (même s’il faut l’être autant que possible) en confortant les autres dans leurs sensibilités, mais aimer Dieu et l’âme de son prochain, c’est-à-dire vouloir son salut. Aimer Dieu et expliquer en conséquence à ses proches que seule la position sedevacantiste est tenable et gardienne des dogmes, c’est cela, appliquer la charité.

    De plus, Vincent Reynouard déplore que ce qu’il nomme les traditionnalistes « ne tentent pas de comprendre le point de vue moderniste, par exemple sur la nouvelle messe, et se contentent de s’intéresser aux bouquins de leur propre milieu sans lire directement l’adversaire » et ajoute « les arguments adverses se tiennent pourtant sur la modification de la messe… »

    Nous vous proposons donc de lire l’explication moderniste du Novus Ordo :

    “Nous devons dépouiller nos prières catholiques et la Liturgie catholique de tout ce qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c’est-à-dire pour les protestants.”

    – Anibale Bugnini, Osservatore Romano du 15 mars 1965.

    Annibale Bugnini était le président du Consilium qui rédigea la Nouvelle Messe de Paul VI. Bugnini fut initié dans une loge maçonnique le 23 avril 1963.

    Dans la vidéo ci-dessus, Vincent Reynouard, « bon historien mais exécrable théologien » (disait l’abbé Rioult), se moque ouvertement de la Bible, expliquant que la nécessité capitale du baptême pour être sauvé n’y apparaît que peu de fois.

    « Pourtant, si cette nécessité du baptême est primordiale pour aller au Ciel, les 4 Evangiles, et non pas seulement la finale de Marc, auraient dû le mentionner, et ce, au tout début ! »

    La Bible aurait en effet pu mentionner à chaque page cette nécessité, aurait pu expliciter davantage le rôle co-rédempteur de la Sainte Vierge Marie, aurait pu prévenir l’hérésie protestante et schismatique orientale en insistant plus explicitement sur la succession apostolique… Mais qui sommes-nous pour prétendre que la Bible aurait dû être comme ci ou comme cela ? Chaque dogme explicité par le Magistère tire sa racine dans les saintes Ecritures, et un seul verset suffit, puisque la Bible n’est pas l’alpha et l’omega de la religion catholique, et est postérieure à l’Eglise de Dieu. L’Eglise primitive, par ses prêtres, ses Evêques, n’a pas attendu l’écriture de la Bible pour baptiser et prêcher inlassablement sur cette nécessité.

    La principale mission évangélisatrice des Apôtres était de prêcher la parole de Dieu et de diffuser les sacrements, non d’écrire des textes ou un livre. Voici pourquoi, dans la Bible, seuls deux Évangiles (St Jean et St Matthieu) ont été écrits par des Apôtres (St Luc et St Marc étant des disciples des Apôtres).

    Pourquoi ces Évangiles ont été rédigés ? Après la Pentecôte, les Apôtres et leurs disciples prêchaient sur des places publiques ; les citoyens ne pouvant tout retenir, écrivaient des résumés avec les moyens du bord et les amenaient chez eux. Vous vous doutez bien qu’il n’y avait pas d’ordinateur portable pour tout retranscrire à la perfection, les citoyens écrivaient sur des peaux d’animaux d’une manière grossière et les écrits contenaient beaucoup d’erreurs doctrinales en s’éloignant des sermons originaux. Pour éclaircir et homogénéiser les faits retranscrits, des textes ont été soigneusement rédigés par St Jean, St Matthieu et d’autres disciples du Christ.

    La sainte Bible, bien qu’inspirée de l’Esprit-Saint (et ne pouvant contenir d’erreurs), ne constitue pas une autorité doctrinale par elle-même. En effet, elle constitue une autorité doctrinale PAR LE BIAIS de l’Église !

    La mission des Apôtres et de l’Église naissante n’était pas de « refourguer » un livre (aux diverses interprétations possibles) à la multitude de peuples et de les laisser se débrouiller avec. Non !Leurs tâches providentielles étaient de prêcher, d’élever sur du roc l’Église unique, de la structurer, de diffuser ce qu’on appellera plus tard la Tradition orale (contenant toutes les informations nécessaires sur le baptême, la Sainte Vierge, etc…) La sainte Bible n’est venue que plus tard en complément et outil d’apostolat de l’Antiquité.

    Ce qui faisait dire à Saint Augustin, Docteur de l’Église invincible :

    « […] je vous déclare que je ne croirais pas à l’Évangile si cette croyance n’avait pas pour fondement l’autorité de l’Église catholique. »

    — Réfutation de l’épître manichéenne appelée « Fondamentale », V, 6

    Tradition Catholique (Telegram)


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