• La Corée du Sud actuelle : Un modèle pour l’Europe ? Jamais ! (Hilda Lefort)



    Actualité, nationalisme et géopolitique

  • La Corée du Sud actuelle : Un modèle pour l’Europe ?

    Jamais !

    Ces dernières années, dans la tranche d’âge des jeunes d’environ 10 à 25 ans c’est-à-dire dans la génération qui forme l’avenir de la nation, j’ai pu observer un étrange phénomène : celui de l’attrait pour la culture de la Corée du Sud : Kpop, dramas, et dernièrement, c’est la série Squid Game qui fait fureur. Ce phénomène, bien réel, ne se borne pas aux milieux et familles dits de gauchistes ou de mondialistes, mais il atteint aujourd’hui la frange dite de droite et même de droite nationale (et certains milieux catholiques et mêmes traditionalistes !).

    Quelle horreur ! On se demande comment cela a bien pu arriver. On reste sidéré… Est-ce une plaisanterie ? Toute une génération de jeunes européens happée par le « soft power » de la Corée du Sud, pour ne pas dire castrée par la « Hallyu ». Comment les descendants des fiers peuples germains, gaulois, romains, les descendants des teutons, des autrichiens, des francs, des celtes, des espagnols catholiques, comment les fils de la vieille terre blanche ont-ils bien pu tomber en adoration devant les « idols » de la Kpop coréenne ? Comment a-t-on pu passer du chevalier européen à la tapette coréenne ? Et du côté féminin, c’est la même chose ; la prostituée coréenne se substitue à la princesse européenne.

    Le propos peut sembler rude, voire même excessif. Quelques images choc à l’appui :

    * Les seigneurs européens et les tapettes coréennes

    * Les princesses européennes et les prostituées coréennes

    Le changement est criant. Le gouffre est palpable.

    Des garçons vêtus de rose (cheveux assortis bien entendu), couverts de fond de teint, barbouillés de rouge à lèvres (suivant sans doute un régime à base de salade rose), qui dansent, chantent, se trémoussent dans des pantalons moulants ou des accoutrements burlesques et fantasques…

    Des filles de trottoir en talons de 40 cm de haut, vulgaires, ex-actrices de porno, dépourvues de bon goût, ineptes, qui s’exhibent sans charme ni féminité…

    De biens tristes personnages lobotomisés, absurdes, vides et vidés… Des incarnations modernes des personnages de Ionesco ou Camus, des pantins fous qui ne savent plus pourquoi ils existent, où ils vont, et qui ne peuvent s’empêcher de le crier à la terre entière. Des gens malades, qui voudraient propager leur maladie au monde entier (un peu comme les vaccinés qui voudraient vacciner le monde entier), comme s’ils espéraient se sentir mieux après…

    Voilà le modèle que quelques petits sournois de coréens du Sud cherchent à nous imposer… Honte à nous de les laisser faire, honte à ceux qui adhèrent à ce programme de dégénération ! Honte à ceux qui le propagent sur nos terres ! Oui : programme de dégénération, vous avez bien lu ! C’est le déshonneur sur nos pays, c’est notre abâtardissement !

    Comment la Corée du Sud a-t-elle bien être catapultée modèle de l’Europe ? Ou plutôt comment l’Europe a-t-elle pu accepter de lui reconnaître un tel titre ? Comment a-t-elle pu se faire le réceptacle de sa politique de promotion de l’industrie culturelle et artistique ? Comment a-t-elle bien pu se changer en fan de Kpop ?

    I – Le développement culturel de la Corée

    Pour comprendre ce phénomène, il faut revenir aux sources et retracer le cheminement de la Corée dans le développement de sa culture.

    Montée en puissance

    La Corée du Sud est aujourd’hui l’une des cinq plus grosses industries cinématographiques du monde, et ne demeure pas en arrière-file concernant le secteur musical.

    Son industrie culturelle a connu ces dernières années une véritable montée en puissance : pourtant, jusqu’à la fin des années 1980, la culture coréenne était encore très peu développée. Dès les années 1990, avec la levée des restrictions de voyage à l’étranger, la Corée du Sud a commencé à puiser son inspiration à l’étranger. Pas après pas, en suivant un habile plan politique, la Corée du Sud est parvenue à créer un nouveau modèle culturel. Plus encore : elle a réussi à l’imposer à l’intérieur de ses propres frontières, à en faire la culture dominante et « nationale ». Puis elle l’a diffusé en Asie avant de se lancer à la conquête de l’Occident, notamment par le biais de partenariats avec certains grands groupes comme Netflix, Youtube ou Universal Music.

    Aujourd’hui, le succès de cette politique de « soft power » est reconnue : ainsi le groupe de Kpop BTS est réputé numéro 1 mondial des artistes ayant vendu le plus d’albums et de singles et classé tel par l’IFPI (Fédération internationale de l’industrie phonographique). En 2020, ils ont obtenu le record du clip le plus vu en 24 heures de l’histoire de Youtube avec 101 millions de vue en une journée. Du côté cinématographique, on retrouve « Squid Game », numéro un des « meilleurs émissions de télévision sur Netflix », qui a démarré avec un total de 111 millions de vues en 1 mois.

    Définition des valeurs

    Loin de nous l’idée de blâmer un pays pour le fait de chercher à développer sa culture nationale ! Au contraire, voir la Corée du Sud chercher à alimenter, développer un sentiment national, à promouvoir sa culture en interne et à la faire rayonner à l’extérieur aurait été pour nous quelque sujet d’allégresse, si cette culture avait une quelconque qualité et quelque caractère véritablement nationaliste et traditionnel. Tout n’est pas à jeter sans doute : marquée par l’influence japonaise, la Corée du Sud a conservé certaines valeurs familiales traditionnelles. Mais la culture que la Corée du Sud a développée et promue ces dernières années est bien davantage une culture du cosmopolitisme qu’une culture nationale et traditionnelle. Elle est surtout une création artificielle et vide, un monde de paillettes, d’illusion, d’irréel, de futile, d’icône, et de disproportion. Elle est la culture de la démesure, l’hybris, le péché honni des grecs et de Maurras. Elle est la culture de l’absurde et du creux. C’est aussi le monde de l’édulcorant, du lénifié, de la non-violence et de « l’innocence » qui porte mieux le nom de pruderie, ou de tartufferie ; vous ne verrez jamais « une scène » dans un « drama », non ! En revanche, certaines starlettes de Kpop ne s’embarrassent pas de vêtements lors de leur prestation, et préfèrent venir en sous-vêtements (sans doute une habitude gardée après leur passage dans l’industrie pornographique). Quant au nombre de prostituées dans le pays, il se situerait (d’après les chiffres dont nous avons connaissance) entre 270 000 et 300 000 sur 51 millions d’habitants, soit une densité 10 fois plus important en Corée du Sud qu’en France.

    Cette culture coréenne là n’est finalement rien d’autre la version 2.0 de l’« american way of life ». Quand on connaît les effets qu’a pu avoir l’impérialisme de la culture américaine sur les sociétés traditionnelles d’Europe, on peut craindre le pire avec la soft conquête engagée par la Corée du Sud. Tout ce qui pouvait rester de sain après le passage du cyclone culturel américain a vocation à se nécroser sous l’effet de la peste coréenne.

    II – Les effets et impacts

    Effet sur les individus

    L’industrie culturelle coréenne ne produit pas seulement des dramas aux dragées, des clips de Kpop claqués, et des idols dégénérés : elle produit, et c’est encore plus grave, des fans de culture coréenne. Et ces fans sont des individus cosmopolites, internationaux, hyper-connectés, formant une communauté déracinée, une avant-garde mondialiste fanatisée du communisme moderne dont l’influence politique n’est pas anodine ni dénuée d’incidences pratiques.

    Ainsi, en 2020 le fameux groupe BTS a offert un million de dollars américains au mouvement Black Lives Matter ; pour un autre exemple, lors des élections américaines, un certain nombre de fans de K-pop ont, après concertation, achetés des centaines de milliers de places dans l’un des meetings de Trump afin de perturber et vider le rassemblement.

    * Fans de Kpop

    Effets sur les nations

    Cette embrigadement des individus dans une interface cosmopolite mondialisée et déracinée est un agent actif de dissolution des nations – ou du moins de ce qu’il en reste. C’est une lèpre qui gangrène notre jeune génération coupée de son passé, de son héritage, de son appartenance, de ses valeurs.

    Nous ne pouvons accepter une telle contamination ! Il s’agit là d’une maladie bien plus grave et préoccupante que le covid ! C’est la peste coréenne et mondialiste.

    En parlant d’ailleurs de covid : il nous faut faire une remarque sur la gestion de la crise covid en Corée du Sud et sur la manière dont le Sénat et les chercheurs français ont divinisé les méthodes coréennes (voir le rapport du Sénat : https://www.senat.fr/rap/r20-673/r20-6731.pdf). Il semble que la Corée ne séduise pas seulement par le drama et la kpop mais aussi par ses méthodes de tyrannie sanitaire, et il faut avouer qu’ils ont un tour d’avance là aussi :

    La Corée du Sud a en effet « fait le choix du ciblage plutôt que des mesures généralisées, et n’a notamment jamais mis en place de confinement ni fermé ses frontières ». Et alors me direz-vous ? N’est-ce pas une bonne chose ? Pas exactement : « En revanche, des quarantaines individuelles obligatoires (…) des fermetures ciblées (bars, discothèques, lieux de cultes) (…) », bref une stratégie de ciblage qui « s’est appuyée sur un usage intensif du numérique, avec un contact tracing intrusif et obligatoire, les autorités pouvant exploiter dans leurs enquêtes des données aussi sensibles que les relevés bancaires, les factures téléphoniques détaillées, l’historique de géolocalisation, les images de vidéosurveillance publique ou encore les informations transmises par les administrations et employeurs. Afin de garantir leur efficacité, les quarantaines individuelles ont fait l’objet d’une surveillance stricte, via une application de géolocalisation, déjà utilisée en 2015, qui sonne et alerte directement les forces de l’ordre si les personnes concernées se déplacent, ou si le smartphone est éteint pendant plus de 15 minutes, formant ainsi une véritable « clôture électronique » (« electronic fence »). Afin de vérifier que la personne n’est pas sortie de chez elle sans son smartphone, les autorités l’appellent aléatoirement deux fois par jour, et n’hésitent pas à se déplacer. Le voisinage peut-être prévenu par SMS de la présence d’une personne contagieuse. Enfin, les manquements font l’objet de sanctions très dissuasives, allant jusqu’à l’équivalent de 8 257 dollars et un an de prison ».

    Sans compter que « les informations collectées à l’occasion des enquêtes de contact tracing étaient intégrées au sein d’un registre public, librement accessible, indiquant la nationalité des personnes, leur âge, leur sexe, le lieu de leur visite médicale, la date de leur contamination, et des informations encore plus précises telles que leurs horaires de travail, le respect du port du masque dans le métro, les stations empruntées, les bars et autres salons de massage fréquentés etc. Bien que non nominatives, ces informations permettaient parfois d’identifier facilement les personnes concernées avec des applications dédiées, conduisant à des phénomènes de stigmatisation ou de dénonciation. Constatant les dérives du système, le gouvernement a toutefois réagi en mettant fin à cette possibilité un mois plus tard ».

    Et pour la petite histoire : « Le premier cluster sud-coréen, apparu fin février 2020 dans la ville

    de Daegu suite à un rassemblement des fidèles de la secte chrétienne Shincheonji, montre combien les mesures peuvent être rigoureuses : face à la multiplication par six du nombre de cas détectés en seulement trois jours, les autorités ont exigé – et obtenu – la communication immédiate de la liste des 210 000 membres de l’organisation et soumis ces derniers à une enquête intrusive, en les géolocalisant grâce à leurs téléphones portables, tandis que le fondateur du mouvement, Lee Man-hee, était contraint à des excuses publiques à la télévision ».

    Conclusion

    La Corée du Sud, formidable pays non ? La créature hybride et monstrueuse, l’expérience de l’alliance du communisme et du libéralisme dans la mondialisation… Voilà la vitrine devant laquelle notre vieille Europe bave avidement.

    Même s’il paraît que Kim apprécie les spectacles de Kpop, ce qui est regrettable si véridique, il serait peut-être temps que la Corée du Nord entame elle aussi une « Hallyu ». Une hallyu prônant les valeurs de la terre que Kim semble parfois connaître (cf photo), de la nation, et de la patrie. En tout cas, on n’est pas certains que les effets d’une telle promotion serait plus dévastateurs que ceux causés par la promotion culturelle de la Corée du Sud.

    * La Corée du Nord et la promotion des valeurs de la terre, du patriotisme et de la princesse coréenne.

    H. Lefort


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