• Guillaume le Boer de Léon Ville – Dionysos Andronis



    Condition des Blancs d’Afrique du Sud

  • Léon VILLE, “Guillaume le Boer”, Éditions Saint-Rémi, France, 2020, pp. 152.

    C’est une très belle reproduction de la deuxième édition de ce puissant roman. La première édition datait de 1902 mais nous présentons ici la reproduction de la seconde qui date de 1936 (comme indiqué sur la couverture-face). Même si nous aimons beaucoup l’éditeur mentionné ci-dessus, nous avons hésité à lire auparavant les ouvrages du même auteur Léon Ville (1854-1948), car il est classé dans le domaine “jeunesse”. Pourtant celui-ci a été lu, et pour une très bonne raison !

    En voici le résumé : « Guillaume le Boer est un roman qui célèbre et exalte comme il se doit l’héroïsme des fermiers boers luttant à mort pour sauvegarder leur indépendance contre l’envahisseur anglais. Ce livre aspire à stimuler les énergies et galvaniser les cœurs en mettant en lui ce feu sacré qui seul permet de défendre les grandes causes. Pour ce faire, Léon Ville raconte dans ces pages ce que furent la bravoure et le sacrifice des Boers du Transvaal, qui se battirent désespérément pour rester fidèles à leur foi religieuse et préserver la liberté de leur pays » (op.cit.page 149). Guillaume Burlat et sa famille exploitent une ferme dans une province du Transvaal sud-africain où ils sont jadis visités par des soldats anglais leur demandant de partir : « vous avez une heure pour partir » (op.cit.page 10). Le téléphone n’existait pas encore en 1902 et ils décidèrent donc d’aller chez un ami du père « Je t’emmènerai chez Louis Dieper, un ami sur qui je sais pouvoir compter » (op.cit.page 17). Ce n’est qu’une manipulation anglaise pour “apporter une extermination totale de notre race” ajoute le chef de famille Guillaume au début, à la page 8.

    Nos protagonistes se mettent donc à marcher pour rejoindre Dieper. Mais sur leur longue route, ils ont été obligés de se garer dans une petite cabane gardée également par les Anglais. Dans un accès de colère Guillaume étrangle un soldat anglais à la page 54. Tout en continuant leur voyage, ils rencontreront un compatriote Rabier qui commettra également un meurtre contre un soldat anglais à la page 78 : “… qui a sauté en arrière en poussant un cri de douleur.” Que va-t-il se passer ensuite avec les deux meurtriers qui tentent de se justifier ? Iront-ils en prison pour avoir assassiné les « libérateurs » de la couronne anglaise qui vise à aider les noirs à devenir plus forts que les blancs ? Mais les éléments qui nous ont le plus plu sont les dessins qui accompagnent les pages et qui sont signés par quelqu’un de prénommé F.A.G.

    Nous avions écrit aux deux éditeurs, Mademoiselle Jeanne Saglio et son père, Monsieur Bruno, mais nous n’avions pas reçu de réponse à ce jour. Nous avons fait une recherche personnelle sur internet, cependant il faut bien avouer que ce dernier instrument n’apporte pas toujours de réponse, surtout dans cette catégorie de lecture.

    Il y a un autre ancien dessinateur Ernest Bouard (1864-1938) qui avait fait la couverture du roman “Une poignée de héros” du même auteur paru un an auparavant, en 1901. Leur style artistique n’étant pas similaire, nous ne pouvons alors fournir de réponse. Mais nos lecteurs le savent peut-être. Il leur suffit donc de nous laisser un commentaire sous cet article.

    Dionysos Andronis.


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