• Halte aux insupportables repentances à répétition – Rivarol n°3490, 20/10/2021



    Ni macronisme ni zemmourisme !

  • Éditorial

    Halte aux insupportables repentances à répétition de Macron sur le dos de la France !

    APRÈS AVOIR dénoncé, lors de sa campagne présidentielle de 2017, « les crimes contre l’humanité » commis par la France en Algérie, après avoir demandé pardon, au nom de la France, pour les harkis (alors que le seul responsable de ce crime est Charles De Gaulle qui est pourtant encensé par tous les politiciens, de la gauche radicale à la droite dite nationale, et qui a droit à moult monuments, boulevards, avenues, et même à un aéroport, alors qu’il eût mieux valu lui donner le nom d’une impasse !), voici que, tout à son prurit de repentance sur le dos du pays dont il est censé présider aux destinées, Emmanuel Macron vient de demander pardon pour la répression policière de la manifestation — interdite ! — du FLN le 17 octobre 1961 à Paris sur l’ordre du préfet gaulliste de police de la capitale, un certain Maurice Papon.

    Une repentance macronienne qui, loin d’apaiser les esprits et de pacifier les relations diplomatiques entre Paris et Alger, n’a et n’aura pour évidente conséquence que de rallumer les braises, d’exciter les antagonismes, d’aviver les tensions, de démultiplier les passions et les haines et d’inciter les autorités algériennes, habituées de la chose, à réclamer à cor et à cri d’imposantes réparations en espèces sonnantes et trébuchantes.

    ON NOTERA que Macron se garde bien de demander pardon pour les méfaits commis par sa propre police en 2018 et 2019 à l’égard de gilets jaunes passés à tabacs, énucléés, éborgnés, mutilés, gazés sans aucune raison et appliquant sans vergogne les méthodes répressives particulièrement musclées voire inhumaines de la police et de l’armée israéliennes à l’égard des manifestants palestiniens. Il s’agissait pourtant de Français ne voulant pas mourir et n’en pouvant plus des conditions de vie et de travail qui leur sont imposées par la finance internationale, le capitalisme mondialisé et financiarisé, le pouvoir rothschildien dont Macron est une créature et un pantin (Jacques Attali ne s’est-il pas vanté : « Macron, c’est moi qui l’ai créé » ?)

    Le président de la République n’a pas davantage présenté des excuses pour les méthodes policières particulièrement brutales adoptées en 2012 et 2013 à l’égard des participants aux Manifs pour tous gazés, frappés, bousculés sans ménagement, y compris des personnes âgées, handicapées, des familles avec poussettes et landaus. Pourtant, à cette époque, Macron était secrétaire général adjoint de l’Elysée sous le quinquennat du président socialiste François Hollande. Il a donc une responsabilité évidente dans cette inqualifiable répression envers des Français de souche, luttant pacifiquement contre un projet de loi dont son initiatrice, Christiane Taubira, reconnaissait, pour s’en vanter, qu’il s’agissait d’une « révolution anthropologique ». Mais là non plus Macron ne se repent pas. Il ne dit mot, il ne regrette rien, il ne présente nulle excuse, n’implore nul pardon, se refuse à condamner un usage disproportionné de la force, à désapprouver des violences policières pourtant incontestables et qui avaient évidemment pour but de dissuader les manifestants de poursuivre leur protestation publique, ici contre le “mariage” homosexuel, la destruction de la famille traditionnelle et de la morale naturelle, là contre l’appauvrissement et la précarisation de millions de foyers français. C’est tellement plus facile de faire repentance sur le dos de la France qui aurait « commis l’irréparable », dixit Chirac en 1995, lors de la rafle du Vel d’Hiv’ de juillet 1942, qui aurait perpétré par la politique de colonisation des « crimes contre l’humanité », et aurait été à l’origine d’un  “massacre” comme lors du 17 octobre 1961. On n’en peut plus de ces repentances incessantes, à répétition, qui participent d’une permanente et insupportable flagellation de notre nation, d’une haine inextinguible de l’être historique de notre pays et qui nous conduisent chaque jour davantage à la ruine, au chaos et au tombeau.

    ALORS, puisqu’il faut rétablir la vérité sur ce sujet, qu’on nous permette de citer un peu longuement l’historien Bernard Lugan qui, sur son très documenté blog — on peut retrouver le texte intégral de son article très fouillé sur : https://bernardlugan.blogspot.com —, remet une fois de plus les pendules à l’heure :

    « 1) La guerre d’indépendance algérienne se déroula également en métropole. Pour la période du 1er janvier 1956 au 23 janvier 1962, 10 223 attentats y furent ainsi commis par le FLN. Pour le seul département de la Seine, entre le 1er janvier 1956 et le 31 décembre 1962, 1433 Algériens opposés au FLN furent tués et 1726 autres blessés. Au total, de janvier 1955 au 1er juillet 1962, en Métropole, le FLN assassina 6 000 Algériens et en blessa 9 000 autres.

    2) Face à ces actes de terrorisme visant à prendre le contrôle de la population algérienne vivant en France, le 5 octobre 1961, un couvre-feu fut imposé à cette dernière afin de gêner les communications des réseaux du FLN et l’acheminement des armes vers les dépôts clandestins.

    3) En réaction, le 17 octobre 1961, le FLN décida de manifester afin de montrer sa force, et pour tenter d’achever sa prise de contrôle des Algériens vivant en métropole.

    4) Assaillis de toutes parts, les 1658 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non les 7000 comme cela est trop souvent écrit, sont, sous la plume de militants auto-baptisés “historiens”, accusés d’avoir massacré des centaines de manifestants, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

    Or, cette version des événements du 17 octobre 1961 à Paris relève de la légende et de la propagande. Tout repose en effet sur des chiffres inventés ou manipulés à l’époque par le FLN algérien et par ses alliés communistes. Jouant sur les dates, additionnant les morts antérieurs et postérieurs au 17 octobre, pour eux, tout Nord-Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961, est une victime de la « répression policière »… Même les morts par accident de la circulation !

    Cette manipulation fut réduite à néant en 1998, quand le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin (NDLR : peu suspect d’hostilité radicale à l’égard du FLN !), constitua une commission d’enquête. Présidée par le conseiller d’Etat Dieudonné Mandelkern, elle fut chargée de faire la lumière sur ce qui s’était réellement passé le 17 octobre 1961 à Paris. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque-là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière de la légende du prétendu “massacre” du 17 octobre 1961.

    Le paragraphe 2.3.5 du Rapport intitulé Les victimes des manifestations est particulièrement éloquent car il parle de sept morts, tout en précisant qu’il n’y eut qu’un mort dans le périmètre de la manifestation, les six autres victimes n’ayant aucun lien avec cet événement, ou ayant perdu la vie postérieurement à la dite manifestation dans des circonstances parfaitement détaillées dans le rapport. »

    UN CHEF D’ÉTAT digne de ce nom doit assurer la grandeur, la fierté et le rayonnement de la France et non pas humilier publiquement la nation. Mais nous n’avons hélas depuis des décennies que de misérables cloportes, de sordides lilliputiens, de cyniques syndics de faillite qui n’ont de cesse de détruire le pays, de salir notre histoire et d’avilir notre peuple. Quand sonnera l’heure de la délivrance tant espérée, tant attendue, et ô combien nécessaire ? […]

    RIVAROL (source), <jeromebourbon@yahoo.fr>.

    Procès du moment, vidéo mensuelle, tract rivarolien.

    Billet hebdomadaire

    Z le maudit patauge dans l’arc-en-ciel

    L’automne ressemble à un printemps, quelque chose de frais, l’air, l’eau sur l’herbe et les mauvaises herbes, octobre a un goût d’avril. Cela me paraît plus urgent que de vous parler de Zemmour, mais bon, je vous dois un mea culpa : je le pensais trop avisé pour aller jusqu’à la candidature, or il semblerait que, poussé par l’occasion, l’avoine et l’oseille tendres, les amis, les jeunes, les financiers, les ambitieux, les révolutionnaires, les naïfs, les roués, les ratons-laveurs boulistes du Niortais, il y aille finalement. J’ai compris également qu’il est aussi vain de causer de Z que de chasse, de corrida, de covid, de réchauffement du climat, de l’affaire Dreyfus, de la Shoah : personne n’écoute, tout le monde se monte, se guinde, tout finit en pugilat : cela au moins est une certitude. Nul ne sait sur quoi débouchera le spectacle Zemmour, mais il aura divisé les Français, les droites, les nationalistes. Ce tintamarre détourne aussi l’attention du vrai problème, le bouleversement spirituel de la planète et la liquidation de l’héritage chrétien, européen et français par la révolution arc-en-ciel. Celle-ci est dialectique. De même qu’il a fallu se demander à quoi sert l’islam, il faut se demander à quoi sert Zemmour. Cet excellent garçon, dont je ne mets en cause ni la sincérité ni le léger talent, fait partie du processus qu’il prétend combattre. C’est là son pathétique : il condamne les effets d’un fléau dont il chérit les causes, la république, l’état de droit, le progressisme. C’est pourquoi, si l’on en croit Bossuet, Dieu se rira de lui.

    Tout en jouant au baby-foot ou en parlant de Michel Delpech, Zemmour met les évidences d’hier au goût d’aujourd’hui, avec une petite touche de millénarisme qui plaît aux foules : c’est à la fois notre Messi et notre Messie. Mais il ne perçoit pas l’unité de la révolution. Ainsi par exemple prétend-il réincarner le RPR des années 1990. C’est peut-être de la démagogie électorale, peut-être pas : en tout cas c’est mal. Cela manifeste qu’il ne discerne pas la continuité des actes, des pensées, des institutions contre lesquels il assure se dresser. Car le premier fossoyeur de la France à l’époque ne fut pas Mitterrand, qui faisait son travail de démolisseur et se maintenait au pouvoir en tendant ses gros pièges, mais Chirac, qui décida en toute connaissance de cause d’y tomber, renonçant à redresser le pays, ce qui restait alors possible grâce à une union des droites encore arithmétiquement dominante et idéologiquement pensable. Quand Zemmour dit qu’il prétend revenir au RPR des années 1990 (le RPR qui vota Maastricht et ne fit rien contre l’invasion), il sous-entend peut-être, par infrasons subliminaux destinés aux déçus de Marine Le Pen, qu’il reprendrait la plate-forme électorale RPR-UDF des législatives de 1986 : or cette plate-forme n’était que le décalque pâli des propositions du FN de l’époque, destiné à lui piquer une part de son électorat. Sans le savoir, il dévoile ainsi son propre rôle. Chirac, avec ses sottes déclarations sur « les odeurs » de l’immigration, persévéra dans cette démagogie prédatrice : il s’agissait d’attirer le petit Blanc vers un parti qui était bien décidé à ne pas lui donner satisfaction. Je ne suis pas dans la tête de Zemmour, je ne sais donc pas s’il est conscient de la manœuvre dont il est une pièce, mais tout dans sa démarche, à commencer par son amour démesuré pour le général De Gaulle, dont il a fait son père politique, montre qu’il n’a pas compris l’unité du système qu’il croit affronter ou qu’il feint de combattre.

    Un exemple : très proche du dossier Immigration/invasion, et en synergie avec lui, se trouve ce qu’on nomme aujourd’hui la « culture woke », dont Jean-Michel Blanquer découvre qu’elle ne doit pas envahir l’Education nationale. Cette remise en cause globale de la façon dont l’Europe se racontait le passé a pour objet de la faire se repentir de tout et de céder devant la révolution arc-en-ciel, qu’il s’agisse du privilège blanc ou du manspreading. C’est à la fois un outil au service de l’invasion et un instrument de liquidation de notre civilisation et de notre esprit. Cette faribole terriblement efficace est née dans les universités américaines, elle a profité du Covid pour passer l’Atlantique — je me souviens qu’en 2019, lors de la parution de la Révolution arc-en-ciel, cette partie de la subversion en cours n’avait pas retenu l’attention de beaucoup de lecteurs — et elle est aujourd’hui sur toutes les lèvres. Z, le maudit de ces dames, se targue de se battre contre elle, de même qu’il a découvert que les publicités de la télé promeuvent le métissage des étalons noirs et des pouliches blanches. Or, tout à sa louange du RPR, il ne semble pas avoir noté que droite, gauche et centre ont promu ensemble cette culture woke qui l’affole aujourd’hui. En effet, même si l’impulsion politique de la culture woke est venue des Etats-Unis, cette arme de guerre anti-blanche et anti-française est dans le droit fil des lois dites mémorielles, qui ont d’ailleurs préparé sa diffusion en France. On les dirait plus justement anti-franches et anti-françaises, puisqu’elles ont pour objet de limiter la liberté d’expression et la défense de la France. La loi Pleven a été promue par un centriste démocrate chrétien, Chaban étant Premier ministre et Pompidou président, la loi Gayssot par un communiste, Rocard étant Premier ministre, Fabius président de l’Assemblée nationale et Mitterrand président, la loi Taubira de 2001 a été promue par une radicale proche de la Grande Loge de France, Jospin étant Premier ministre et Chirac président : elles procèdent d’un consensus de tout l’arc constitutionnel français. Quand ces gens prétendent critiquer les excès woke, ils oublient qu’ils en ont semé pendant des lustres la graine.

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    Donc, au lieu de s’écharper autour de la prochaine élection, je vous propose de jeter un bref coup d’œil sur quelques manifestations récentes de la révolution arc-en-ciel, étant rappelé que celle-ci a pour but, en manipulant trois grands ensembles de questions dites systémiques, LGBTQ, Antiracisme, Climat-Santé-Pandémies, à l’aide de militants battant tous pavillon arc-en-ciel, passant de l’un à l’autre de ces grands ensembles et partageant une idéologie commune, d’établir un panthéisme totalitaire sans aucune frontière, de nation, de race, de religion, de genre, ni d’espèce.

    Alors que le récit du covid s’essouffle, le climat, et les injonctions qu’on lui fait envoyer à nos sociétés, est en ce moment le toron le plus actif de la RAC (révolution arc-en-ciel). Deux faits l’illustrent. Jeudi 14 octobre dans un discours, Emmanuelle Wargon, ministre délégué au Logement, a déclaré que les maisons individuelles, « ce rêve construit pour les Français dans les années 1970 […] ce modèle d’urbanisation qui dépend de la voiture pour les relier, sont un « non-sens écologique, économique et social (qui) nous mène à une impasse ». Wargon se montre ici, incidemment, woke, puisque elle détruit allègrement notre histoire : la maison n’est pas un rêve des années 1970, mais une réalité constitutive de l’Europe depuis des millénaires. Surtout, elle suit le diktat écologiste, qui nous habitue à modifier l’organisation politique, économique et sociale en fonction de ce qui est déclaré souhaitable pour l’environnement : ici, c’est le développement dit durable, ou soutenable, qui nous commanderait de liquider la maison individuelle, même si Emmanuelle Wargon a bien sûr, devant le tollé qu’elle a suscité, prétendu qu’on avait « caricaturé ses propos ». L’autre fait s’est passé le même jour : le tribunal administratif de Paris a donné à l’Etat jusqu’au 31 décembre 2022 pour « réparer le préjudice écologique » censément causé par le non-respect des engagements de la France en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement devra « prendre toutes les mesures utiles à réparer le préjudice écologique et prévenir l’aggravation des dommages ».

    C’est le énième épisode d’un procès que les media inspirés par les écolos nomment « l’affaire du siècle », lancé en 2019 par quatre associations environnementalistes, Notre Affaire à Tous, la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme (FNH), Greenpeace France et Oxfam France. Il s’inscrit dans un vaste mouvement politique qui vise, comme l’a dit l’un des responsables de ces associations, « à faire du droit un outil de mobilisation », c’est-à-dire, en français, d’instrumentaliser le droit au profit d’un processus révolutionnaire. L’ultimatum lancé par le tribunal administratif de Paris suit, en France, ceux que le Conseil d’Etat avait signifiés à l’Etat en novembre 2020 puis en juillet 2021, dans une affaire actionnée par la Commune de Grande-Synthe. Dans le monde, de nombreux cas semblables se sont succédé depuis les années 2010 aux Etats-Unis. En Europe, aux Pays-Bas, notamment l’ONG Urgenda, avait fait condamner le royaume en juin 2015 pour son « inaction climatique » à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25 % d’ici à 2020. L’objectif de cette campagne internationale a été avoué par Amélie Fort-Besnard, rapporteuse publique, dans « l’affaire du siècle » : il s’agit de dire à l’Etat « que ses engagements doivent être respectés et que leur non-respect engage sa responsabilité ». Ce non respect devient une “faute”, en l’espèce « l’inaction climatique », passible de sanctions.

    En d’autres termes, l’écologisme diffus dans les media, les institutions internationales, les entreprises, dans les programmes d’éducation, se sert des ONG activistes, avec l’aide des juges, prétoriens de l’empire arc-en-ciel, pour soumettre les nations au paradigme du développement durable. L’Etat français, en la matière, est doublement complice. D’abord parce que, c’est flagrant depuis l’arrivée de Macron, il a engagé une mutation du régalien, abandonnant ou déléguant de plus en plus ses fonctions traditionnelles (sécurité intérieure et extérieure, politique étrangère, défense du territoire, ne gardant que l’impôt et la justice) pour en conquérir d’autres (éducation, environnement, santé). En plus de cet abandon/suicide, il donne instruction (on le voit par le conseil constitutionnel, le conseil d’Etat, et, ici par la rapporteuse publique) au judiciaire de prendre en laisse l’exécutif. Il s’agit d’une usurpation. Usurpation que ceux qui la promeuvent ne toléreraient pas si elle touchait d’autres domaines que l’environnement : imaginerait-on un tribunal administratif enjoindre à un gouvernement, coupable d’inaction fiscale, ou d’inaction identitaire, de « prendre toute les mesures nécessaires pour réparer » le fait qu’il n’a pas baissé les impôts comme promis ou pas expulsé les clandestins comme il s’y était engagé ? C’est parfaitement inconcevable : toute la classe politique française serait en prison pour six cent vingt-cinq ans, comme les Dalton ou Madoff.

    Côté woke, la semaine dernière, j’ai relevé le tam-tam mené autour du prétendu “massacre” d’octobre 1961 où périrent quelques agitateurs FLN : cette manifestation interdite était un acte de guerre délibéré de la part de l’organisation rebelle terroriste, qui massacrait elle même ses rivaux du MNA afin de racketter la population nord-africaine de métropole. Grâce à la canicule Stora et au nigaud Macron, la version woke se trouve aujourd’hui officialisée. Autre affaire amusante, le procès intenté par cinq métisses congolaises de septante ans au royaume de Belgique parce qu’elles auraient été « arrachées à leur mère noire » pour être placées dans des institutions catholiques. En réalité, la société noire rejetait les enfants métis, fruits du péché de la mère avec le colonisateur blanc, et les couvents les recueillaient. Aujourd’hui, cela permet à l’avocate des plaignantes, Mme Hirsch, de parler « d’identité enlevée », de « crimes contre l’humanité », le métis étant, selon elle, « considéré comme une menace pour la suprématie de la race blanche » et devant être “éliminé”, ce qui rejoint les paroles du Premier ministre belge, Charles Michel, président du conseil européen, sur la « ségrégation ciblée ».

    Juste un mot pour finir sur l’utilisation de l’économie par la révolution. Le mondialisme arc-en-ciel est globalement, dans ce domaine, d’inspiration socialiste, puisqu’il vise une péréquation Nord-Sud, mais il est bon de rappeler qu’il utilise les multinationales en leur laissant toute latitude de faire des profits délirants, du moment qu’elles l’aident dans son projet d’écrasement des cultures, us, coutumes, civilisations, habitudes, croyances, goûts et cuisines traditionnels. Nous terminerons donc cette chronique sur une note triste et sérieuse, l’éradication du camembert par ceux-là mêmes dont on pensait que la vocation était de le défendre, c’est-à-dire les grands fromagers français regroupés dans le groupe Lactalis. Cet empire est le premier groupe laitier industriel au monde, vingt milliards de litres collectés par an et 21 milliards d’euros de chiffre d’affaires, il a repris Bridel et Lactel, il possède Chaussée aux moines, Flanby, la Laitière, le roquefort Société, la marque Président, et 95 % des camemberts AOP depuis l’acquisition de Graindorge en 2016. Ce groupe, basé à Laval en Mayenne, a été fondé en 1933 par André Besnier, dont le fils Michel a pris la suite, et il est aujourd’hui présidé par un petit-fils, Emmanuel. Cela n’empêche pas les décisions fromagères d’être désastreuses. En étendant sa main sur le camembert, il en a changé la nature. La part du traditionnel a été réduite et le traditionnel lui-même a changé. Quand j’ai préparé en 1999 le lancement de la campagne européenne à Camembert, trois maisons de camembert demeuraient indépendantes à Camembert : il n’en reste plus qu’une. Lactalis a fait ce qu’il fallait pour cela. Il aligne la production sur son Président, calculé pour être « plus régulier en terme de goût et moins périssable ». Autrement dit, industriel et mort. En 2007, Lactalis a fait pression pour que disparaisse du cahier des charges de l’appellation d’origine l’obligation du lait cru. Sous prétexte de grande distribution et de prix (prétexte idiot, quand j’étais bidasse sans un sou, je me nourrissais de calendos et de pain). Au bout du compte le camembert a perdu son âme et son corps, et cela se traduisait dans les ventes : -3 % par an en moyenne. La production de camembert était deux fois plus forte en 1980 qu’aujourd’hui. Cela convient à la société qui vient. Depuis le 13 octobre, le camembert n’est plus le fromage à pâte molle le plus consommé en France. C’est désormais la mozzarella. Dame ! Elle va bien dans la pizza, la salade caprese, toutes les spécialités culinaires festives de la France créolisée. Notons en passant que Lactalis n’y perd pas. Il a racheté en 1998 Locatelli, l’Italien qui donne dans le gorgonzola et la mozarella. L’Italie est aujourd’hui le deuxième marché de Lactalis.Autre détail : André Besnier, le fondateur, n’était pas fromager, mais tonnelier. Est-ce que vous mangeriez le pain d’un type dont la spécialité est de fabriquer des aiguilles à tricoter ? Conclusion : ils ont tué le camembert. Ce sont des assassins. Des assassins du goût, des assassins de la mémoire et de l’identité ! Que fait donc Zorro Zemmour ? […]

    HANNIBAL. 


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