• Poésie, musique et Vendée militaire – Jacynthe



    Vendée mon amour !

  •      Cet article sur la culture musicale vendéenne est éloquent et rappelle à nous l’étude historique récente fournie par Amblard de Guerry ou encore les quelques belles œuvres de Caleana Major.

         Avec nos auteurs, nous éprouverons la réalité de l’histoire vendéenne avec la même acuité. Et c’est ainsi que l’on se sent moins esseulé – en ces temps de ruines de surcroît – : en partageant de mêmes postulats sur l’histoire ou l’actualité. Nous créons notre propre espace de quiétude.

         Nous sommes derechef heureux d’apprendre que nous sommes en parfaite harmonie avec nos contributeurs, c’est une véritable félicité de pouvoir disposer de telles grâces naturelles à la vue des monuments d’horreur de notre dis-société actuelle, tant à titre culturel, qu’éthique ou moral…

         La Vendée est un sujet redondant chez nous, car 1789 (ligne pro contre-révolutionnaire) – tout comme 1945 (ligne pro fasciste) – constitue une désolation pour notre pays et pour l’Europe de l’Ouest en général.  Enfin, les héros vendéens sauvent l’honneur de la royauté catholique et d’un populisme enraciné dans son histoire et dans sa foi. Ils représentent pour nous une gloire monumentale, une gloire éternelle.

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    POÉSIE, MUSIQUE ET VENDÉE MILITAIRE

    Au-delà des chants de combat, des chants véritablement vendéens, d’autres auteurs au cours des siècles ont voulu rendre hommage à ces hommes qui se levèrent contre l’ignoble Révolution. Ils ont si bien réussi qu’on ne distingue quasiment plus la chanson authentique que les Vendéens chantèrent, de l’hommage qu’un auteur postérieur leur donna.

    Certaines de ces chansons, de ces chants, sont devenus de véritables tubes, La Chanson de Monsieur Henri, Les Bleus sont là, Monsieur de Charette… et on ne se bat pas pour distinguer laquelle est authentique ou pas, cela n’a aucun sens : toutes sont une mémoire, celles de Théodore Botrel (1868-1925) aussi bien que les autres. Et même si l’on chante des chants que n’ont pas chantés les Vendéens, en chantant, on leur rend hommage.

    Certaines sont génériques, d’autres évoquent un fait particulier. Depuis toujours, on a mis en vers et récité ou chanté les hauts faits de nos ancêtres, et les chants réunis sous l’appellation générique « des Guerres de Vendée » ne font pas exception à la règle.

    La mémoire de la Vendée passe par ces chants. Petite fille, je savais qu’on appelait les soldats révolutionnaires « les Bleus », que « monsieur Henri » était devenu un grand général alors qu’il n’était « qu’un enfant »… uniquement pour avoir entendu chanter ma mère.
    Ci-dessous quelques exemples de poèmes et de chants particulièrement émouvants et peu connus, rappelant à la mémoire certains des faits les plus marquants de l’épopée de la Grande Armée Catholique et Royale.

    Le Pater de M. d’Elbée

    Ils avaient combattu tout le jour dans la plaine,
    Ils s’étaient bien battus et ils avaient gagnés.
    Ils étaient fatigués et l’armée vendéenne
    Bivouaquait ce soir-là à Chemillé.
    On disait le chapelet autour des feux de camp
    Et les Ave Maria s’envolaient dans le vent.

    Dans le doux crépuscule de la soirée d’avril
    Les incendies rougeoient et dansent en flammes claires,
    Et, le coeur affolé, ils pensent à leurs familles
    Qui sont seules au village et ils pleurent de colère.
    Et la ferme qui brûle, et la peur des enfants,
    Et la honte des femmes se vengent dans le sang.

    « Comme nous pardonnons, pardonnez-nous aussi…
    Oserez-vous réciter maintenant le Pater ? »
    Le bocage en flambant illuminait la nuit,
    Un à un, les fusils tombèrent dans la poussière.
    Et le marquis d’Elbée, auprès des feux de camp,
    Récitait le chapelet avec ses paysans.

    Anne Bernet

    Cathelineau

    Dans sa chaumière au fond des Mauges
    Il voit s’avancer pas à pas
    Parmi la bruyère et les sauges
    Des républicains, des soldats
    Le cœur vibrant de folle rage,
    Il sonne les gàs du hameau
    Et se dresse face à l’orage
    Cathelineau

    A son appel quittant la terre
    Les étables et les maisons
    Les gàs d’Anjou partant en guerre
    Avec aux lèvres des chansons
    Il s’improvise capitaine
    D’hommes sans armes ni drapeau
    Et chasse les « bleus » de la plaine
    Cathelineau

    Du bocage et de la Vendée
    Et de tous les coins du pays
    Des héros ont tiré l’épée
    Pour venger le bon roi Louis
    Lescure et Bonchamps et Charette
    Ont mis la cocarde au drapeau
    Mais un homme marche à leur tête :
    Cathelineau

    Lorsque la bataille meurtrière
    Troua la poitrine du preux
    De ses lèvres une prière
    Vite s’envola vers les cieux
    Oh ! Les gàs, autant que nous sommes
    Inclinons-nous sur le tombeau
    Du Saint de l’Anjou, comme on nomme
    Cathelineau

    Pierre d’Anjou

    La Route du Mans

    Jadis, près de Cholet, j’avais une maison.
    Entourée de pommiers et de cerisiers blancs
    Qui me donnaient des fruits à la belle saison.
    Et j’avais une femme et j’avais trois enfants.
    Mais je croyais en Dieu et j’aimais bien le Roy.
    J’ai suivi Cathelineau et ne le regrette pas.
    Mais je regrette ma femme et puis mes beaux enfants
    Qui dorment maintenant sur la route du Mans.

    Où sommes-nous allés ? Je ne sais plus très bien.
    Nous nous sommes battus et nous avons marché
    Comme le voulait monsieur de la Rochejaquelein
    Et je sais qu’à la fin, nous en avions assez.
    Mais, je sais maintenant ce que c’est que la haine
    Qui vous ronge le coeur quand on a trop de peine.
    Comme ils ont tué ma femme et tué mes enfants
    Moi, j’ai tué dix Bleus sur la route du Mans.

    Nous nous sommes battus hier à Savenay.
    J’aurai voulu mourir avant la fin du jour.
    Tant des nôtres sont morts et j’ai pu m’échapper
    Et je reste les mains vides, sans vengeance, ni arme,
    Je crois me souvenir qu’aujourd’hui, c’est Noël.
    Puissent le doux Jésus et sa mère tant belle
    Me rendre en Paradis ma femme et mes enfants
    Que j’ai perdu pour Eux sur la route du Mans.

    En musique !
    Les vidéos ci-dessous compilent un certain nombre de chants dont l’écoute est un pur délice, certains sont des compositions récentes, comme Souviens-toi des Vendéens de Catherine Garret, d’autres ont réellement été chantés par les Blancs, comme leur Marseillaise des Blancs, ou encore évidemment le Vexilla Regis, la Chanson de l’Armée de Charette…

    Jacynthe (jeune étudiante et musicienne, espiègle et primesautière !).

    Catherine Garret chante la Vendée Militaire :

    « Chants de l’Armée Catholique et Royale » :

    20 minutes de chants Vendéens & Royalistes :

    On trouve de nombreuses paroles dans ce carnet de chant en ligne, la première partie est dédiée aux Guerres de Vendée :

    « Tenir ferme dans la lutte contre le mal. Ne jamais admettre le compromis. Préférer tout perdre, vie, salaire, conditions d’existence, plutôt que sacrifier sa conscience ».

    Alexandre Soljenitsyne


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    […] et bienveillance). Il y a eu entre autres Estelle, Thaïs, Cassandre, Isabel, Hilda, Pauline, Jacynthe, […]


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