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Publié le par Florian Rouanet
Nous vous comptons en fin d’article un secret de la vie intime de Philippe Pétain diffusé récemment par Adrien Abauzit.
Ci-dessous, vous découvrirez un épisode touchant et d’une extrême beauté dans lequel nous retrouvons cette belle union, profondément française, du sabre et du goupillon, du trône et de l’autel.Pour en savoir plus sur cet amour sacrifié, nous renvoyons nos lecteurs au livre de Louis-Dominique Girard, « Mazinghem ou la vie secrète de Philippe Pétain ». C’est chose terrible lorsqu’on y songe. Mais en un sens, il a eu raison d’agir ainsi. Il est des hommes dont la vocation sublime est de se donner entièrement pour les autres (c’est aussi le cas avec la vocation de prêtrise) et qui n’auront jamais réussi dans les affaires. Philippe Pétain aurait sans doute fait un piètre mari sans l’armée. Il vaut mieux conserver le célibat dans ce cadre, et user de son temps pour lutter de toutes nos forces.
Le livre cité synthétise à la perfection la véritable action du maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale – nous devons le souligner par soucis pour la véracité historique. Le livre n’est point exhaustif, mais il est d’autant plus intéressant, car il fut écrit par un membre de l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA), officier de l’armée du Rhin.
Il tombe parfois une grande injustice dans l’histoire, et le maréchal Pétain fait partie des hommes qui la subissent, comme précédemment, le père du peuple et défunt roi Louis XVI.

Jean Plumyène ayant donné à la collection «Le temps qui court», aux Éditions du Seuil, une brève biographie du maréchal Pétain, a écrit, parlant du procès : «Il est aisé de discerner que ce procès, c’est à elle-même que la France l’intente. En attendant, depuis le jour où ils ont condamné à mort le vieux Maréchal, les Français ont perdu la mémoire, cette mémoire française que le Maréchal trouvait, non sans raison, courte.»
L’erreur des Français, si elle était compréhensible, ne l’est plus. Elle ne l’est plus depuis que dans la salle un témoin s’est levé : le général André Laffargue.
Le général Laffargue expose le plan secret du maréchal qui aboutit à ce que l’armée française soit partie prenante aux opérations militaires en Afrique du Nord, en Italie, dans le Midi français, enfin dans la bataille d’Allemagne.
Témoignage qui pèsera lourd aux yeux des historiens de l’avenir et que déjà on peut lire l’esprit désembrumé, toutes passions sinon éteintes, du moins calmées.IVe de couverture.
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Extrait de « La victoire du Vieux renard », du général Laffargue :
« C’est sans doute un épisode de sa vie secrète qui constitue peut-être le plus probant en même temps que le plus douloureux témoignage de son sens du devoir poussé jusqu’au sacrifice.
Etant lieutenant de chasseurs à pied, à Besançon, il avait tenté, à plusieurs reprises, de se marier, mais le sort lui avait été contraire. Or, en 1888, au cours d’un bal de garnison, il fait la connaissance d’une jeune fille et c’est le coup de foudre réciproque ; des promesses s’échangent. Alors le lieutenant demande à son capitaine, le futur général de Maudhuy, d’être son interprète auprès des parents de la jeune fille.
Seulement, si l’officier est sans fortune, les parents de la jeune fille, des industriels, sont fort riches. Ils donnent leur accord, mais à la condition que le lieutenant quittera l’Armée et entrera dans les affaires de la famille.
Condition crucifiante.
Pétain accourt à Mazinghem auprès de l’abbé Legrand qui remplace son père déjà décédé. Toute la nuit se passe, entre les deux hommes, en délibérations et prières. Pétain va-t-il céder à la tentation d’un amour paré de tous les charmes, renoncer au sacerdoce militaire ? Va-t-il imposer à la jeune fille une déception qu’il sait devoir être cruelle ?
Débat déchirant.
Enfin, à l’aube, il se décide : il déclare à son oncle qu’il ne reverra pas Marie-Louise et il renouvelle le serment, prêté à Saint-Cyr, pour la Revanche. Afin de disparaître de Besançon, il demande un congé sous prétexte de préparer l’Ecole de Guerre à laquelle il sera reçu.
Sur la façade de l’église de Mazinghem il est une pierre portant une simple date : 1888. Une pierre qui atteste un serment, témoigne d’un sacrifice et commémore un deuil, celui d’un cœur.
Peut-on trahir après pareil sacrifice ? »

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