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Publié le par Florian Rouanet
Va-t-on vivre le meilleur des mondes ? Quel type d’avenir attend l’homme ? Pour évoquer cette question, Franz-Olivier Giesbert reçoit Jacques Attali, qui publie «Peut-on prévoir l’avenir ?», chez Fayard, Laurent Alexandre, qui publie «L’homme qui en savait trop», chez Robert Laffont, et Mohamed Mbougar Sarr, qui publie «Terre ceinte», chez Présence africaine.
À propos de l’émission :
Les copains hébraïques Attali et Alexandre, dignes d’intérêts malgré tout, nous régalent d’une intervention présentant la sauce à laquelle nous devrons être mangé.
Attali dit vrai, il dit souvent vrai, au moins pour les siens… La France est pessimiste, et n’est pas à jour en matière de technologie et d’avenir. Lorsque nous parlions de la campagne régionale de Dupont-Moretti (sujet inintéressant au possible), les Allemands bénéficiaient régulièrement de reportages sur l’avenir technologique en entreprise et à l’international.
Scientisme (((laïc))) oblige, le positionnement messianique et progressiste – à priori de nos deux gus – en fait évidemment des ennemis objectifs de ceux qui préfèrent la longue mémoire de l’Ordre naturel des l’Humanitas (ou Paideia grecque cf. IO).Laurent Alexandre lui, connait à merveille les enjeux à venir, sauf qu’il en fait un combat religieux et surtout transhumain (sa fausse humilité montre qu’il critique ce courant pour mieux valider son principe) tout en étant pas d’esprit très démocratique, du reste comme l’inénarrable Christophe Barbier disant préférer une république autoritaire à une démocratie participative (ce qui ne nous gène pas à vrai dire, sauf que nous ne faisons pas 15 kg tout mouillés de notre côté…).
Quant au sympathique Jean-Mamadou, il n’apporte pas grand chose sur ce plateau, cependant, il demeure le moins nocif de la liste des « philosophes » susnommés.Enfin, les bonnes femmes quarantenaires en face, poseuses de questions, sont plutôt de notre bord ou du moins, tentent de soulever les incohérences de nos braves Hébreux globalistes.
À propos du fond politique et scientifique :
Sur le feu et l’électricité ou le fait d’aller sur Mars, nous nous entendons bien, cependant cela n’a rien à voir avec le reste de ce qui est proposé. Car il est aussi question d’user de la technologie déclenchant un risque d’irréversibilité : détruire la nature humaine pour toujours !
Pour prévenir le mal à venir concernant la santé des gens, par exemple la lutte médicale contre le cancer : cela reste positif ou neutre (en vérité personne ne s’opposerait à une telle chose). On peut très bien développer en ce sens les recherches en nanotechnologie (invisible à l’œil nu). C’est une autre histoire lorsqu’il s’agit, encore une fois, d’amoindrir l’ADN humain, de stériliser les populations, ou encore de faire des bébés commerciaux en laboratoire (ce que donnerait à long terme la soi-disant loi « bioéthique » qui n’est ni bio ni éthique in sé…).
La science moderne que les Big Tech portent (Amazon, Apple, Google, etc) prétend augmenter l’homme par la modification génétique et prépare le terrain depuis plus d’une décennie déjà. De l’intelligence artificielle et des robots à l’augmentation des hommes par des implants cutanés visant à améliorer la capacité intellectuelle et physique avec des dites biotechnologies (des sortes de « clés USB pour le cerveau », sans mauvaise blague !). Au passage, sans grande surprise, Alexandre qui joue le personnage neutre se fait le soutien de l’euthanasie comme droit fondamental (sic) contre les obscurantistes (re-sic)…
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Cette émission remonte, c’est pourquoi il n’y a pas un mot sur la crise covid, toutefois, on serait tenté de se dire que les évènements se sont accélérés en ce sens depuis l’année 2020, sur le modèle de la crise éphémère de la grippe H1N1 d’ailleurs (ou Roselyne Bachelot jouait le rôle de Agnès Buzyn).
Un moment donné, tonton Attali lâche le morceau qu’il nous faudra retenir à notre attention : pour lui, devenir un artefact sera mieux qu’être un humain à part entière. En effet, c’est l’humanité-objet comme idéal ! La quête d’immortalité, l’hubris (la démesure). L’influence de la philosophie de la Kabbale semble ici être résumée et de bas étage. Or, vient l’erreur que font ces gens avec ou sans aveuglement : l’homme n’est pas uniquement matière, et si sa biologie le constitue, il est aussi esprit ; et c’est de plus ce dernier qui domine le premier…
Pour ces méchants hommes, la nature humaine serait mauvaise en soi : car les virus circulent d’homme à homme. Le coronavirus démontrerait la présence d’une sorte de caricature de péché mortel au sein la Création. Et au moins, pourrait-on dire, un robot est plus propre, car il ne peut pas avoir de rapport charnel. Tout cela est bien plus « sanitaire » !Sinon c’est encore la tentation du surhomme, du CYBORG (pourquoi pas C-17 dans Dragon Ball Z ?), la modification radicale de l’ADN et des chromosomes ; c’est l’homme changé d’un eugénisme mal compris (l’anti Alexis Carrel !).
La seule question divise nos deux « #QUI », c’est celle de réserver les avancées à une élite, ou de les faire profiter à toute la population (à l’instar du téléphone portable dans le monde).Les réactionnaires, les peuplades restées « barbares », les traditionalistes de tous bords et les islamistes, ne peuvent dans le pire des cas que retarder ces découvertes, où dans le meilleur cas, les réguler, les réglementer. Je suis partisan de la seconde solution (le choix de faire ou de ne pas faire, de réguler). Cela rappelle la question de l’avortement par ailleurs, c’est un choix civilisationnel. Et in fine, nous laissons aux Clercs le débat sur la partie théologique, certes fort importante.
Il est vrai qu’il faut veiller à ne pas se laisser surpasser par le tsunami technologiste (la crainte de Bernanos), qui dépasse également le cadre politique, puisqu’il ne représente après tout qu’un nouveau stade industriel fait de 5G, entre autres choses. En cela, l’avenir est à la fois exaltant et inquiétant.
Articles à propos du transhumanisme (série).


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