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Publié le par Florian Rouanet
Le nez de toucan (référence à cet article)
Florian le toucan antijuif : divertissant ce Philippe Baillet. Mais c’est basse critique que celle qui s’arrête au physique. Au nez. Mauvaise idée. D’autres ont essayé de s’en prendre à des nez avant lui. Il leur en a coûté. « Vous… vous avez un nez… heu.. très grand. » Insulté si bassement, Cyrano de Bergerac avait donné une belle leçon d’auto-dérision et de classe en matière de clash. Il me fallait emprunter un instant la verve d’Edmond Rostand qui écrivait pour son Cyrano, et donner une petite leçon à monsieur Baillet en écrivant pour l’insulté du jour, monsieur Rouanet.
Il faut bien rire un peu : Je demeure bon enfant.
« Vous… Vous avez un nez… Un nez de toucan ! »
« Ah non ! C’est un peu court jeune homme !
On pouvait dire, oh Dieu ! Bien des choses en somme.
En variant le ton par exemple tenez :
Agressif : « Moi monsieur, si j’avais un tel nez
Je le recourberai pour séduire la licrasse ! »
Amical : « Quel bourreau de nez : qu’un maure passe,
Cent fois vous endurez l’odeur qui s’en échappe ! »
Descriptif : « c’est Benito Pinocchio Gestap !
C’est le nez français : la bretonne péninsule ! »
Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?
De double cercueil, monsieur, pour Veil et Gayssot ? »
Gracieux : « Aimez-vous à ce point les faisceaux,
Que fort fascistement vous vous préoccupâtes
D’en arborer au nez les dimensions spartiates ? »
Truculent : « ça monsieur lorsque vous pétunez,
La vapeur nazie vous sort-elle du nez
Sans que le CRIF ne crie au gaz de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre nez entraîné
Par son poids, de l’avoir recourbé et crochu. »
Tendre : « Faites lui un petit masque en tissu
De peur que son flair au covid ne se fane ! »
Pédant : « L’animal seul, monsieur, que les profanes
Appellent Rattusémitiquyponomos*
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »Cavalier : « Quoi l’ami ce blair est à la mode ?
On le porte plus arqué à la Cour d’Hérode. »
Emphatique : « Un covid ne peut, nez magistral,
Enrhumer entière ta fosse nazi-onale ».
Dramatique : « C’est l’holocauste quand il saigne ! »
Admiratif : « Nez de Maurras en musaraigne ! »
Lyrique : « Est-ce un vendéen ou chouan canon ? »
Naïf : « Où sont de ce fusil les munitions ? »
Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
Sur une Führers Schnurrbart**, quel attribut ! »Campagnard : « Ardé ! C’est y un nez ? Nanain !
C’y que peut qu’être le gros képi du Pétain! »
Militaire : « Contre-Révolution ! Tirez ! »
Pratique : « Voulez-vous le louer à intérêts ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Puis, mimant l’antisémitisme par trémolos :
« Le voilà donc ce nez d’aryen, ce nez de maître,Qui, devant le juif, point ne courbera en traître ».
– Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit »[Un chacun connaît la suite :]
« Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot ! »H. Lefort
Notes :
* Le Rattusémitiquyponomos qui vient de rattus en latin le rat, sémitique le sémitique et yponomos en grec l’égout est un animal dont on laisse à l’auteur le soin d’imaginer l’apparence.
** Schnurrbart: signifie moustache en allemand


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