• Le grand svastika et la petite croix, Hilda Lefort



    Littérature fantaisiste et sans concession

  • Voici une rédaction spéciale de notre chère Hilda, plus propre et épineuse.
    Nous lui pardonnerons volontiers sa fantaisie, en nous laissant entraîner dans ses passages romancés qui peuvent sacrifier à l’illusion démiurgique à laquelle inclinent beaucoup de poètes, mélangeant poésie politique, culture biblique orientale, géologie et/ou science (ex: théorie raciale des climats).

    La poésie et le réel sont deux domaines bien différents. L’idée n’est pas de disputer de sujets ignorés : la poésie est l’initiation au degré supérieur de la vie, c’est l’instrument merveilleux qui enchante l’âme des hommes, et par des voies secrètes, induit dans leur cœur une certaine connaissance intuitive du vrai, du beau et du bien.

    Ce parallèle dans le titre, peut faire penser à la déclaration suivante, toute proportion gardée :

    « La croix gammée n’a pas été choisie par le Führer pour s’opposer à la croix chrétienne. Elle n’est d’ailleurs pas ressentie comme telle par le peuple allemand ni par les évêques qui, aux jours prescrits, hissent le drapeau à croix gammée. »

    Mgr Michael von Faulhaber, Cardinal-Archevêque de Munich (repris par Friedrich Heer dans Der Glaube des Adolf Hitler, Anatomie einer politischen Religiosität, p.309).

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    Le grand svastika et la petite croix

    La plupart des gens allient la croix gammée et le régime dit « nazi » qu’il faudrait d’ailleurs plutôt appeler régime national-socialiste allemand. Ce n’est pas tout à fait un tort, puisque Hitler en a fait l’emblème du régime qu’il a instauré, et que la croix gammée sur cercle blanc et fond rouge était le drapeau bien connu de « l’Allemagne nazie ».

    En revanche, la plupart des gens ignorent tout à fait ce que représente cette croix gammée, et ce que le Fürher pensait qu’elle représentait. Cela n’est certes pas évident, les livres d’Adolf Hitler n’étant guère d’accès facile et répandu.

    Quelques recherches cependant permettent de constater que selon Hitler le svastika représentait la « mission de combattre pour la victoire de l’homme aryen, pour le triomphe de l’idée du travail créateur, lequel a été et sera toujours antisémite »,

    Je crois que cette parole d’Adolf Hitler doit retenir notre attention en ce qu’elle montre que le svastika n’est pas seulement le signe de « l’Allemagne nazie ». Non. Il est bien plus que cela, il ne peut pas être « réduit » à cela.

    C’est en tout cas ce que je crois ; Je vois dans le svastika bien plus que le signe d’un régime désormais perdu, d’une période historique allemande aujourd’hui révolue. J’y vois bien plus que l’Allemagne au temps d’Hitler. Le svastika est un signe qui ne mourra qu’avec l’aryen. C’est son signe : il a le droit de le porter et d’en être fier.

    Les propos qui vont suivre ne sont qu’une vision personnelle du grand svastika. On peut ne peut être d’accord avec elle : mais c’est ainsi que je le vois et que je pense qu’il doit être apprécié.

    *

              Il existe des livres fort complets pour ceux qui s’intéressent aux origines du svastika ; mentionnons notamment le livre de Bernard Marillier. Mais en bref, voilà ce que l’on peut retenir de l’origine du svastika, en tant que forme géométrique :

    Donnons en d’abord une description : le svastika est une croix composée de quatre branches prenant chacune la forme d’un gamma grec en capitale (Γ), d’où l’utilisation fréquente du nom de croix gammée pour le désigner. Il en existe plusieurs versions, et à vrai dire, de multiples versions ; certains svastikas tournent, d’autres se tiennent sur une de leur branche, certains ont des crochets au bout de leurs branches, des branches à double bras, d’autres sont stylisés, d’autres sont encerclés, certains autres encore ont des branches non pas rectilignes mais courbes, en forme d’arabesques, certains même ont des branches en forme d’animaux ou de membres humains ! Bref, le svastika se décline sur des dizaines et des dizaines de variantes.

    Le svastika a été utilisé depuis les époques les plus ancestrales dans ce qu’on appelle les régions « japhétiques » ou « indo-aryennes », c’est-à-dire les régions qui ont été habitées par les descendants de Japhet, et non par ceux de Sem.

    Pour comprendre ces noms de Japhet et de Sem, qui peuvent paraître étrange au lecteur qui ne le connaîtrait pas, il faut se référer à la Bible et plus précisément aux passages concernant les fils de Noé, le constructeur de la fameuse arche. Voici, en résumé, ce que dit la Bible : Noé avait eu trois fils nommés Sem, Cham et Japhet. Un jour, Noé, ayant par mégarde bu trop de vin s’endormit nu dans sa tente : Son fils Cham le vit et alla raconter cet épisode à ses frères, qui vinrent rhabiller leur père sans le regarder. À son réveil, Noé maudit Canaan, le fils de Cham et sa descendance et la condamna à être serviteur de Sem et Japhet – et il est précisé que Canaan devint noir.

    Je suis assez convaincue que cet épisode de la Bible contient la l’origine des trois grandes races humaines : les fils de Cham sont les peuples noirs d’Afrique (qui ont effectivement été réduits en esclavage à diverses reprises au cours de l’Histoire – ce que nous ne cautionnons nullement, mais constatons cependant), les fils de Sem sont les sémites, et les fils de Japhet sont les indos-aryens. En effet, la Bible explique que les fils de Cham, Sem et Japhet peuplèrent différents endroits de la terre ; or il se trouve que ces endroits, décrits dans la Bible, correspondent pour chacun aux localisations des trois grandes familles raciales.

    Revenons maintenant à notre svastika : nous disions que les indos-aryens, fils de Japhet, sont les différents peuples qui ont utilisé depuis très longtemps le symbole du svastika.

    En effet, c’est parmi les peuples d’inde, d’Asie, d’Amérique du Sud, et d’Europe que l’on a pu retrouver le svastika (Vallée de l’Indus, Chine, Tibet, Népal, mais aussi Mésopotamie, Macédoine, Troie, Athènes, Thrace, Pamphylie, Rhodes, Syracuse, Mélos, Crète, Gaule, Germanie, Pays des Celtes, Hittites, et enfin les peuples précolombiens : Aztèques…).

    En revanche, le svastika ne fut jamais utilisé par les fils de Japhet, les sémites, et je ne crois pas qu’il l’ait été par les hamites, les fils de Cham.

    Le svastika serait donc un symbole tenant son origine de la race japhétique au sans très large du terme.

    Cependant, selon Adrien Arcand, « le svastika est et restera le symbole de ralliement de la race blanche ». Je ne crois pas qu’il ait tort dans cette affirmation, car si originellement le svastika est le symbole de la race indo-aryenne, des peuples japhétiques dans un sens très large, touchant même aux peuples indiens d’Asie, je crois que plus que jamais, depuis l’Allemagne d’Hitler, il est désormais le symbole des aryens dans un sens plus restrictif, je veux dire par là des Européens, de l’Occident catholique, par opposition aux sémites, et plus précisément aux juifs, et je n’entends par juif que l’entité malfaisante qui cherche à dominer économiquement et politiquement le monde entier, et à détruire surtout l’homme aryen, blanc, européen, constructeur de la civilisation occidentale, et support de la chrétienté catholique.

    Le svastika est devenu avec Hitler un signe de combat, et je crois qu’en fait sa forme même démontre qu’il l’a toujours été. En effet le svastika dont je parle, est, je ne l’ai pas encore précisé, le svastika « dextrogyre », c’est-à-dire celui qui tourne à droite (comme celui de l’Allemagne de Hitler). Il existe de fait un autre svastika : le svastika « sénestrogyre », qui tourne à gauche (Notons que ces deux formes de svastika ont été utilisé par les peuples japhétiques plus ou moins indifféremment).

    Il me faut m’expliquer, et pour cela je dois exposer ici une théorie étrange, peut-être un peu « perchée » – distrayante en tout cas et pour le moins. Je ne sais si elle est véridique, ce qui ne paraît pas en soi impossible, mais je ne l’affirmerai point n’en sachant rien, et si elle ne l’est pas, elle a au moins le mérite d’être symboliquement intéressante.

    Cette théorie, pour la résumer, voudrait qu’au début du monde, la planète terre se tenait droite, que son axe pôle nord – pôle sud était vertical, et non incliné comme il l’est aujourd’hui. Cette théorie continue en affirmant que l’axe de la terre se serait incliné soudainement au moment du premier péché, ledit péché originel : il y aurait eu toute une série de bouleversements abolissant une sorte d’équilibre cosmique et terrestre, mettant en route les saisons, l’emprise du temps, le mouvement, et le déséquilibre perpétuel : C’était le début du monde d’après le péché. (Remarquons qu’il existe plusieurs versions de cette théorie et que d’autres versions datent cette inclinaison de la terre et des bouleversements cosmiques au moment du déluge. Qu’importe : le fait générateur de cette inclinaison serait dans les deux cas le péché de l’homme et la révolte contre Dieu).

    Depuis ce bouleversement la terre tourne sur elle-même ; tournait-elle avant son bouleversement ? Nous ne savons : la théorie pencherait plutôt pour le non. Quoiqu’il en soit, une chose est certaine aujourd’hui : c’est que si on se place au-dessus du pôle Nord et que de là on regarde la terre, on la voit tourner sur elle-même de droite à gauche, alors que si on se place au-dessous du pôle sud et que l’on regarde la terre, on la voit tourner de gauche à droite.

    Nous savons que le Sud est symboliquement lié au soleil, tandis que le Nord est lié à l’étoile polaire.

    Depuis le premier péché, l’homme et la terre sont entrés dans une longue nuit, dans les ténèbres : ils ont connu la souffrance, le dépérissement et la mort. La mort surtout. Or la nuit et la mort sont liées en tant que symboles ; symboliquement, la nuit est liée à l’étoile polaire ; et l’étoile polaire est liée au Nord ; et nous avons dit que si l’on regardait la terre d’au-dessus du pôle Nord, on la verrait tourner à gauche. Dans un cadre symbolique, le fait de tourner à gauche pourrait ainsi être assimilé à la vie terrestre loin de Dieu, dans la nuit, le péché, dans la mort : C’est un sens affreux.

    Cependant, il existe un autre sens : tourner à droite. Or, nous l’avons vu, la terre tourne à droite quand on la regarde d’au-dessous du pôle sud, et ainsi que nous l’avons dit, le Sud est lié au soleil qui peut-être regardé comme un symbole du Christ, comme un symbole de Dieu qui est la lumière du monde, celui qui éclaire, qui réchauffe, qui vivifie, qui chasse la nuit, les ténèbres, et la mort, qui n’est autre que la vie. Ainsi le fait de tourner à droite évoque symboliquement la vie avec Dieu, la vie du Christ, le soleil, la lumière, le bien. La vie. La vraie vie.

    Tout cela n’est que symbole – bien sûr. Mais ces images nous donnent une indication précieuse sur l’orientation du svastika et la signification qu’il peut dès lors recouvrir.

    Avant de poursuivre, notons que la croix du Christ est dépourvue de branches supplémentaires et n’en contient que quatre : elle est dépourvue de mouvement, elle est une image, une représentation de la stabilité : elle est plantée, immobile, à l’image du monde tel que Dieu l’aurait créé, stable, en équilibre parfait, en Paradis terrestre. La croix du Christ, mesurant le monde de ses quatre branches, pourrait être une image de la restauration qu’il est venu accomplir.

    Cependant, depuis la Passion du Christ, le monde continue à tourner dans le sens de la mort, car Notre-Seigneur n’est pas en réalité venu rétablir l’équilibre originel, le Paradis terrestre : Non. Il est venu montrer le chemin nouveau, montrer la voie, montrer vers quoi le monde doit faire effort et tendre. Il est venu nous montrer un chemin de croix, un chemin de lutte et de combat : sa croix, symbole de la restauration de l’équilibre détruit par le péché, est désormais liée à la souffrance de la Passion, au sang douloureux dont il l’a couverte, à l’esprit de sacrifice et de lutte jusqu’à la mort pour trouver la vie.

    Nous l’avons dit, le monde, depuis le péché, tourne pleine gauche, dans le sens du mal, et il continuera à tourner à gauche jusqu’à sa fin : Le temps gardera son emprise, l’instabilité, la difficulté, la mort, tout cela demeure, et n’a pas été effacé par la venue du Christ : la vie sur terre est désormais un combat, non pas un Paradis terrestre, il ne le sera plus. Il nous faut donc lutter, essayer de renverser la course du monde vers la mort, la course du grand svastika vers la gauche, la course qui renverse l’ordre établi par Dieu : c’est en opposition à ce renversement de l’ordre établi par Dieu et rappelé par le Christ et sa croix que le svastika qui est le nôtre doit tourner à droite, symbolisant notre effort pour redresser le monde, pour le faire correspondre à la croix du Christ. Il est l’image de cette lutte, de ce combat selon le point de vue du Sud, du soleil, du Christ, du bien, de la vie.

    C’est là, selon moi, tout ce que peut symboliser le svastika dextrogyre : il est l’image de l’opposition, de la lutte contre le svastika sénestrogyre, contre le monde qui court à la mort, défait de Dieu, voué au péché et à la destruction, au malheur, contre le monde rêvé par le démon et ses servants. Le svastika dextrogyre est celui qui veut tendre au retour de la verticalité de la croix Christ.

    Il est donc très logique de constater que le svastika dextrogyre ait été associé aux peuples japhétiques et aux indo-aryens, et plus encore aux aryens, je veux dire aux Européens puisque ce sont les européens, sans nul doute, qui ont été le support de la civilisation, qui ont été l’ossature sur laquelle la chrétienté catholique a pu se fonder. Oui, ce sont les Européens à travers les Grecs, puis les Romains, et enfin et surtout l’Europe médiévale catholique qui ont lutté pour faire tourner le monde vers dans sens christique, son sens solaire.

    Mais il arrive que le sens de la nuit et du diable l’emporte, matériellement, comme c’est le cas aujourd’hui. Face à cela, notre devoir est de lutter, lutter encore pour faire tourner le grand svastika à droite, le faire tourner dans son sens de vie, lutter contre le sens de la mort, même si nous savons que le monde est voué à disparaître, et que pour cela il faudra sans nul doute que le sens polaire du svastika l’emporte finalement sur son sens solaire, jusqu’à ce qu’il consomme sa destruction. Mais notre devoir est de lutter quand même. Plus que jamais, le svastika dextrogyre est notre symbole quand tout espoir matériel semble perdu. À l’image de la croix gammée hitlérienne, nous devons essayer, à tout prix, même sans espoir, même si nous ne ferons matériellement que retarder la course folle du svastika vers sa mort, même si nous ne ramènerons pas le monde à la verticalité, nous devons essayer malgré tout et combattre pour que le monde renversé reprenne la course christique qui pourrait seule le ramener à la stabilité, à l’ordre, à la verticalité, à la croix du Christ.

    Oui, le grand svastika tourne à gauche, il tourne, il tourne : c’est la couse folle du grand svastika. Nous devons tenter d’inverser le sens de cette course. Notre svastika dextrogyre est la petite croix de lutte qui combat sous la grande croix du Christ, c’est la petite croix qui combat pour la grande. C’est la petite croix sur le cœur du Christ crucifié de Narbonne.

    C’est notre signe de combat. C’est notre signe. N’en ayons pas peur, non, non. Soyons en fiers.

    Hilda Lefort.


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  • 2 commentaires




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    Sans vouloir être rabat-joie en semblant prêter à un texte symbolique le sens d'une affirmation à prétention scientifique qu'il n'a certes pas, donc non pour critiquer ce qui est dit dans cet article mais seulement pour mettre en garde contre ce que des lecteurs superficiels croiraient devoir en tirer, je précise que le phénomène des saisons peut être considéré comme aussi ancien que la Terre, et donc bien antérieur à l'humanité (et, avec le pape Urbain VIII ou les plus grands saints, ajoutons à l'intention de certains catholiques, prétendument traditionnels mais en fait luthéro-calvinisés, que l'Église catholique ne se mêlait pas de voir des affirmations scientifiques dans l'Ancien Testament – du moins tant qu'elle fût l'Église catholique).


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