• “Qu’est-ce que le fascisme ?” de Maurice Bardèche in. la rubrique “Un livre, un article”



    Dictatures éclairés et rejettons démocratiques

  • Un livre, un article – “Qu’est-ce que le fascisme ?” – Maurice Bardèche

    L’auteur est un universitaire, écrivain, critique littéraire et polémiste français, engagé à l’extrême droite sur l’échiquier politique. Il continua courageusement, dans les années qui suivirent la Seconde Guerre mondiale, à se réclamer explicitement du fascisme et sans interruption. Mais qu’est-ce dont que le fascisme ? Son rédacteur nous décrit sa vision du fascisme dans ce livre sorti en 1961.

    Le fascisme ne repose pas sur la contrainte, comme le croient la plupart de ses adversaires : il a pour objet de faire naître une volonté collective de discipline et  qui relèvent d’un style diffèrent d’un pays à un autre. Il peut exister également des fascismes modérés.

    Le fascisme, le vrai, veut la force et le bonheur du peuple, au moins cette sorte de bonheur qui lui permet d’avoir la force. Il aime le peuple, mais paradoxalement il n’a pas confiance en lui, il l’aime en le protégeant, il refuse de le laisser tout faire. Il ne sait pas où cela mène de le laisser faire et il craint que cela le mène la plupart du temps à quelque forme imprévue de la servitude.

    Le fascisme rejette les revenants et les déchets de notre passé, c’est une civilisation qui reparaît – se bonifie, s’améliore, etc.

    C’est le refus du contrôle et de la libre adhésion des masses, la fatalité des opérations de prestige et des raids militaires. Il incarne une direction ferme et stable de la nation, la primauté de l’intérêt national sur les intérêts privés et la nécessité d’une discipline loyalement acceptée par le pays, sont les véritables bases politiques du fascisme, celles qui se dégagent de sa définition elle-même.

    À la première tâche correspond la crainte, car aucun état ne peut se passer de discipline. À la deuxième tâche correspond l’honneur, car aucun état ne peut se passer d’idéal. À la troisième tâche correspond la vertu, car aucun état ne peut se passer de désintéressement. Et à ces trois principes correspondent aussi les trois vertus cardinales de l’action : le courage dans la confession de la foi, le sacrifice dans la pratique de chaque jour, l’amour dans la vocation qu’on donne à sa vie. Remarquons aussi que le parti unique qui apparaît aujourd’hui comme le signe même par lequel on constate qu’un régime n’est pas démocratique, a été inventé dans les régimes fascistes comme dans les régimes communistes, que pour faciliter l’utilisation des institutions parlementaires existantes et pour maintenir les apparences d’un fonctionnement démocratique !

    Toutefois, Maurice Bardèche nous précise qu’il est important de ne pas sombrer dans le nationalisme-sentimental qui, peut amener à participer sans pouvoir s’en défendre, aux entreprises les plus contraires au nationalisme-doctrinal ; car le seigneur est précisément celui capable de renoncer à tout pour servir.

    Nous avons montré que le fascisme n’aboutissait nullement au racisme unilatéral et que les fascistes n’ont pas à accepter, par conséquent, la responsabilité d’une politique à laquelle leur doctrine ne conduit pas. La suppression de la liberté, les arrestations arbitraires, les camps de concentration, la torture qu’on prétend rejeter sur le fascisme, sont tout aussi bien et tout aussi souvent le propre des régimes dirigés contre le danger fasciste. Selon l’idée bardèchienne, nous devons même combattre la propagande essentiellement politique qui assimile le fascisme à l’antisémitisme systématique. C’est qu’un régime n’est pas défini seulement par lui-même et ses hommes, mais tout autant par ses adversaires.

    On peut observer les différents types de fascisme de la première moitié du 20ᵉ siècle. Le fascisme italien de Mussolini, qui était venu au pouvoir pour éviter l’anarchie, le chaos et la guerre civile. Il alla au plus pressé, rétablir l’ordre, le travail et la paix. Puis, il organisa et construisit, simplement. C’était une dictature populaire, car Mussolini était à peine protégé. Il aimait le peuple, les enfants et la familiarité. On avait accès à lui facilement.

    Le national-socialisme allemand se caractérise d’une part, par ce que ses courtes années de plein exercice lui ont permis de faire (1933-1939), et d’autre part, par ce que les nécessités de la guerre l’ont contraint d’imposer…

    Le Franquisme espagnol, qui déclencha le coup d’État n’avait guère de pensée politique précise : il prit surtout le pouvoir pour empêcher l’installation du communisme en Espagne.

    Maurice Bardèche oppose aux démocraties le fait qu’elles n’ont jamais consenti à reconnaître que, sans nuire à autrui individuellement, on pouvait nuire à la nation tout entière par l’abus de ladite liberté. Elles emprisonnent, au nom des droits de la personne humaine, et elles prêchent le progrès aussi, néanmoins elles respectent les milliards et les banques sont avec elles. Et enfin, n’omettons point que tout le monde n’est pas métallurgiste ou ouvrier qualifié et tout le monde a besoin de gagner sa vie, ce qui soumet tout un chacun à la loi implacable de l’offre et de la demande ; pistant essentiel de l’économie capitaliste que la démocratie renforce en lui reconnaissant un caractère intangible et sacré !

    Notes de l’ami Amblard de Guerry.

    Édition Kontre Kulture


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