• Immanence et Transcendance & L’esprit de droite 2 – Stepinac & Le Carpentier



    Deux nouveauté signées Reconquista Press

  • Nous pardonnons volontiers à l’auteur pour sa logomachie ontologique et théologique, car rares sont les théoriciens modernes du néo-fascisme, avec une teinte catholique de surcroît. Effectivement, Stepinac aura apporté quelques points à propos de l’impérialisme germanique bénéfique, du renouvellement par la dictature et de l’ajustement de la variable nature/surnature par le « paganisme » et le christianisme, entre autres. Néanmoins, disons-le derechef, il gagnerait à faire simple tout en gardant une belle langue littéraire.

    Il y a le bien commun, bien de l’espèce humaine, bien immanent parce que politique. Il y a le Souverain Bien qui n’est pas de ce monde. Il y a la vie et il y a la césure de la mort qui fait passer d’une vie à l’autre. La mort fait partie de la vie, il est naturel de mourir. Mais l’amour du bien immanent nous fait redouter la mort qui nous arrache à la Terre, cependant que l’amour du Souverain Bien, qui procède du désir de vivre et qui même nous fait vivre puisqu’il a pour nom « bonheur », nous invite à plébisciter cet arrachement : s’il est naturel de mourir, épouser la vie revient à consentir à la mort. Comment concilier bien commun et Souverain Bien ?
    Les agnostiques et les athées font coïncider le bien commun et le Souverain Bien. Ils sont conduits, ce faisant, à tenter de réaliser le paradis sur Terre, ce qui les contraint, comme on l’a souvent remarqué, à précipiter la Terre en enfer, dans un processus nommé « subversion », qui dénature tant le bien commun que le Souverain Bien.
    Les croyants font coexister les deux désirs qui se jalousent, se repoussent et s’appellent, ce qui les paralyse et les rend vulnérables à l’égard des entreprises subversives.
    La décadence serait-elle une fatalité ? Et la philosophie peut-elle conjurer un tel échec ?

    Source.

    Par ailleurs, son ex-poulain si j’ose dire, pour lequel j’avais d’ailleurs donné une conférence, et qui est déjà plus intelligible, a sorti le deuxième opus de l’Esprit de droite, le premier ayant été précédemment très apprécié par le camarade Scipion de Salm !

    « Il existe toutes sortes d’hommes de Droite, c’est indéniable. […] Et cependant, nous pensons pouvoir les réduire, ou les synthétiser, en dix catégories.
       Il n’y a rien de systémique, ni aucune prétention scientifique, dans cette classification, car la démarche du travail qui l’a permise a été purement empirique : elle a consisté en l’observation des hommes, et conjointement en l’écoute des déclarations que les hommes de Droite que nous connaissons nous ont faites, sur eux-mêmes, sur leur idée de la Droite et leur vision du monde. Aussi n’est-il pas impossible de trouver d’autres catégories d’hommes de Droite ; et peut-être l’un ou l’autre des lecteurs ne se reconnaîtra-t-il dans aucune de celles énoncées — même s’il est en fait plus probable que le lecteur attentif s’identifie à plusieurs de ces portraits.
       Néanmoins, l’analyse philosophique qui suivra la description sera là pour confirmer la pertinence de cette dernière. Nous verrons en effet que cette répartition n’est pas totalement due au hasard, qu’elle répond à une certaine logique des idées en général, et des idées de Droite en particulier. […]
       L’enjeu pratique et éminemment personnel — c’est-à-dire propre à chacun — de ce petit travail est d’arriver à être un peu de tous ces hommes à la fois. De tous ces hommes dans ce qu’ils ont évidemment de positif, de bon, de noble, bref, de véritablement à Droite » (extrait de l’Introduction).

    Source.


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