• Il y a trente ans, Mgr Marcel Lefebvre nous quittait



    Un regard bienveillant pour un héritage controversé.

  • Nous pourrions reprocher aisément à la bourgeoisie tradi d’avoir focalisé toutes ses attentions sur Mgr Lefebvre et sur rien d’autre depuis les années 1980, voire de l’idolâtrer, et ce, jusqu’à aujourd’hui, comme s’il était une sorte de dieu grec indépassable (cette manie de le surnommer « Monseigneur », presque en deux mots : Mon Seigneur… !), mais toujours est-il que sa réaction à Vatican II représente toute une époque et que nous l’admirons entre autres pour cela.

    Nombre de gens se sont convertis à la foi catholique grâce à ses divines homélies, et ce, bien après son trépas encore. Son œuvre dépasse ainsi son tombeau. Nous faisons d’ailleurs partie de ces fidèles là. Nous emporterons volontiers son souvenir dans notre mémoire et notre tombe à notre tour, car ses sermons étaient bels et biens guidés par la Grâce, et ce vieil évêque, fort touchant, a su toucher le cœur des Hommes, malgré ses indécisions, notamment par rapport à la vacance du Saint-Siège.

    En effet, en cette année, il s’agit du trentenaire de la commémoration de ce grand français et de ce grand évêque. « L’évêque qui s’est levé », selon la formule consacrée, répétons-nous, mérite toutefois que nous l’honorons et que nous prions pour lui en ces temps de commémoration qui doivent dépasser sa structure originelle (Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X).

    Les derniers jours de Mgr Lefebvre ont été exposés par l’abbé Simoulin. Cela eut été mieux, et nous aurions gagné du temps, si Mgr Lefebvre avait eu toutes les lucidités en son époque, néanmoins nous ne réécrirons pas l’histoire. En union de prière !


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    Le déchirement intérieur de l'archevêque qui a dit non, par la source mëme que cite cet article : https://laportelatine.org/documents/histoire/mgr-lefebvre/mgr-lefebvre-meurtri-de-ce-que-souffrait-leglise-mais-egalement-de-devoir-sopposer-au-pape-abbe-michel-simoulin-25-mars-2016 | L'ultramontanisme, excès inverse du gallicanisme (partis guelfe et gibelin pour l'Empire) donnait au pape un tel rôle que tout devait lui céder. Après la révolution, les divers papes prirent de si guelfes décisions qu'elles en auraient fait passer les guelfes de la Renaissance pour de furieux gibelins. | Ce fut alors que commença l'errance, faite d'abord de rappels de la tradition joints aux exhortations à ne pas la suivre, démobilisant les catholiques, laissant une victoire facile à leurs pires ennemis. Et puis il y eut cette inévitable conséquence que fut Vatican II, et tous les catholiques respectant la tradition en vinrent à regretter l'époque précédente, comme certains patriotes regrettent aujourd'hui la Troisième République, parce qu'y subsistait une Nation, celle, justement, que méticuleusement minait ce régime qu'ils croient devoir louer… | Des aveugles nous guident. L'abîme se rapproche.


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