• « Qui sont les Français d’extrême droite ? » un reportage tourné en 1984



    Une page qui se tourne : de la nécessité d’être à la fois moderne et réactionnaire !

  • La date dans le titre n’a rien à voir avec l’ouvrage de Georges Orwell, non !

    Ce reportage datant de 1984 est très intéressant sociologiquement parlant, car les témoignages y sont très précieux et instructifs. La vidéo est très plaisante à regarder en outre, sans doute plus agréable que des développements sur le monde de la technique et le dépassement de la métaphysique chez Heidegger. Vous allez jubiler.

    Nous avons tout intérêt à vivre dans des sociétés les plus enracinées et traditionnelles possibles, et ce, malgré la nouvelle révolution industrielle – numérique et digitale – qui pointe le bout de son nez, parce que nous éprouvons de belles passions joyeuses quand nous  voyons ces Français de vieille race, extrêmement français, sains et équilibrés. Le bonheur est ici simplement, c’est le commerce de ce genre de personnes qui nous rend heureux.

    Regardez la famille simple et de classe moyenne du début : la tenue, la dignité, l’art de vivre (ils savent manger à la vue des plats), les valeurs professées sans grands discours et sans verser dans la « moraline » à deux balles non plus, ce qui est insupportable.

    L’humilité, la simplicité, la manière de s’exprimer franche, sans ambage et sans bavardage, le souci d’éduquer son fils pour qu’il fasse sienne la culture de son pays et de ses ancêtres, etc. Cela doit filer droit dans le foyer, le fils ne sera certainement pas une pédale narcissique de bobo gauchiste. Ces gens-là sont des aristocrates à maints égards, disons qu’ils savent être en toute simplicité.

    Pour le coup, le tournage se centre pas mal autour de la question migratoire, déjà ! À cette époque, nous aurions pu encore éviter ce qui nous arrive, mais maintenant le retour en arrière semble un doux rêve. Il va falloir reconstruire à zéro ! Ce qui donne l’idée d’une tâche dantesque et herculéenne, difficile, mais enthousiasmante par ailleurs. Les discours dans les bars, à la droite de Jean-Marie Le Pen, la droite hors champ, au fait « nationaliste », sont de mises.

    La vie serait infiniment plus belle et facile avec une généralisation de gens ainsi. Ils aiment les valeurs universelles du Travail, de la Famille et de la Patrie comme tous les peuples sains d’esprit et de nature.


  • Vous avez aimé cet article ? Partagez-le sur les réseaux sociaux !

  • 2 commentaires




    Des gens simples. | Le premier : un éboueur qui vote à gauche (Mitterrand en 1981) mais que l'immigration a fait voter pour Le Pen. Ensuite, une famille de petits bourgeois qui manifestement était imprégnée de laïcisme (le père explique qu'il a fini, malgré ses idées opposées, par inscrire son fils à l'école libre). | Puis dans un minibus des journalistes se font passer pour ce qu'on appellerait aujourd'hui des « militants identitaires », afin de gagner la confiance des passants, et de comprendre pourquoi 20 % des habitants de l'arrondissement ont voté pour Le Pen : or le premier est d'accord avec les constats du F.N. mais ne croit pas en ses remèdes et reste fermement à gauche, tandis que la seconde, qui pense la même chose, y trouve motif de persister à voter pour le R.P.R. (droite gaulliste fondue plus tard avec l'U.D.F. dans l'U.M.P., aujourd'hui « Les Républicains » : amusante étiquette made in U.S.A. sur le parti gaullo-centriste). Seule la troisième vote pour le F.N. toujpurs pour les mêmes raisons. Et c'est ainsi jusqu'à la fin : le prolétariat de gauche finit par soutenir Le Pen en réaction aux conséquences de l'immigration. | On voit la paralysie face aux accusations de racisme ou de « phâschisme », le retournement des plus faibles (la souriante jeune mère de deux enfants, mariée à un employé de boucherie si je me rappelle bien), l'utilisation des noms d'Hitler et d'Auschwitz, les manœuvres marrantes des lourdauds journalistes pour faire dite aux électeurs de Jean-Marie, afin de les dépeindre comme phâschôs, que pour eux le travail, la famille et la patrie sont importants (soit la devise de Vichy)… Une hantise ! | Ils sont modérés, et le fanatisme est en face ; on a l'impression de l'honnêteté face à la mauvaise foi. On se dit que leur droiture est leur force, mais que leur ignorance de la perversité qu'ils affrontent est leur faiblesse. | Ils sont non pas hostiles aux immigrés mais à l'immigration, ce qui est une bonne chose ; vont-ils du coup comprendre que leurs ennemis véritables sont ceux qui tiennent les leviers des institutions, des l'économie et du monde associatif ? | On aimerait leur dire la vérité, leur montrer des photos de leur arrondissement en 2021, pour leur dire de ne pas flancher, de refuser ce de quoi ils se plaignent, sans complexe face à la mauvaise foi et à la haine (la vraie) qui est en face. On voudrait leur dire que ce n'est pas un malentendu mais un projet conscient. | Ils se détourneraient, comme le font toujours ceux qui ne voient pas le vice : eux sont pragmatiques. Ils veulent discuter un moyen terme avec un système qui veut leur disparition. Ils sont perdus.


    Répondre

    Belle analyse, notamment à propos de la perversité journalistique utilisée contre gens souvent « sans défense ». Je ne m’étais pas trop fait la réflexion, mais c’est criant maintenant que vous le dites !


    Répondre