• « Complot à l’italienne : La destitution de Mussolini, 24-25 juillet 1943 » – Alexandre Sanguedolce



    Un document d’histoire sur l’Italie fasciste.

  • L’affaire est très connue historiquement, néanmoins pas dans le détail, et encore moins dans notre littérature francophone. Le vide est enfin comblé grâce à Notre ami Alexandre Sanguedolce dont l’ouvrage en question a déjà reçu quelques recensions favorables.

    Cette destitution de Mussolini marque la fin d’un régime faisant suite à la trahison de l’entourage fasciste et du Roi Victor-Emmanuel III, ainsi que de la remise en selle des ennemis bolcheviques sur la scène internationale. Et ce, malgré le sauvetage héroïque du S.S. Otto Skorzeny, et de l’établissement de la République éphémère et néo-socialisante de Salo (admirée par Maurice Bardèche).

    Hélas, vers la fin de la guerre, cette mise à « laissé-pour-compte » du Duce n’est pas si étonnante, tant tout le monde sentait déjà le vent tourner à ce moment-là !

    Pour un traitement plus approfondi, nous nous permettons de relayer l’avis favorable de « guerres et conflits » dans nos colonnes :

    « La destitution du Duce le 25 juillet 1943 n’avait, à notre connaissance, jamais été documentée avec autant de détail en français. Qualifié de « drame en cinq actes », cet épisode important de l’histoire de la Seconde guerre mondiale et plus largement de l’histoire européenne est ici littéralement « décortiqué » avec soin.

    Au pouvoir depuis une vingtaine d’années, à la tête d’un régime épuisé par les campagnes d’Ethiopie et d’Espagne qui précèdent la Seconde guerre mondiale (Afrique du Nord, Balkans essentiellement) au cours de laquelle l’Allemagne nazie a été contrainte de venir au secours de son seul allié de taille significative en Europe, Mussolini est confronté à partir de la mi-juillet 1943 au débarquement anglo-américain en Sicile et aux premiers bombardements aériens massifs sur Rome. Pour reconstituer la chronologie fine des évènements qui conduisent à la destitution du Ducepar le roi Victor-Emmanuel III, l’auteur s’appuie sur les nombreux témoignages des acteurs et des témoins des évènements, souvent rendus publics ou publiés juste après les faits, ce qui donne au volume un rythme soutenu. Menée par Grandi et Ciano, gendre de Mussolini, l’opposition au Duce se manifeste lors de la réunion du Grand conseil fasciste du 24 juillet en fin d’après-midi, réunion qui va se poursuivre longuement dans la nuit, et Mussolini lui-même dira l’année suivante, pendant la République sociale italienne : « J’avais l’impression d’assister à mon procès. Je me sentais à la fois accusé et spectateur ». Le récit détaillé des interventions des différents orateurs lors de cette réunion est une façon de refaire toute l’histoire politique, militaire, diplomatique, de l’Italie fasciste depuis la marche sur Rome et, dans ce huis-clos qui se prolonge, on sent la tension croître, aussi bien chez les conjurés que dans l’entourage immédiat de Mussolini, qui pour sa part ne semble pas prendre toute la mesure de l’ampleur de la conspiration. Le lendemain, 25 juillet, les conversations des « pour » et des « contre », de ceux qui veulent en finir en le pouvoir du Duce et de ceux qui veulent faire arrêter les « traitres », se multiplient de part et d’autre pendant toute la journée et c’est finalement après un entretien avec Victor-Emmanuel, qui lui notifie sa destitution, que Mussolini est (discrètement) arrêté peu après 17h00 et exfiltré de la résidence royale… en ambulance, pour éviter une réaction musclée de sa garde rapprochée. Deux jours plus tard, il sera dirigé vers un premier lieu de détention et le livre se termine sur la décision d’Hitler de faire libérer « son ami ».

    Un drame classique, ou effectivement « à l’italienne ». L’histoire minute par minute d’un complot qui aurait pu ne pas réussir. Haletant. »

    « J’ai voulu évoquer la fin politique de Mussolini loin de l’affreux cliché de la piazza Loreto, pendu par les pieds avec Claretta, Starace (qui n’avait pas collaboré avec la RSI) ou Alessandro Pavolini. Le duce baigne dans un environnement délétère, tout le monde complote, la famille royale, les fascistes « modérés » comme Grandi, les fascistes « extrémistes » comme Farinacci, les militaires comme les généraux (incapables) Badoglio, Ambrosio, Roatta, Castelano. Tous sauf les antifascistes, mis au pas et qui ne jouent aucun rôle dans cette affaire.
    il a été intéressant de lire les comptes rendus de l’OVRA et des « oreilles du régime », les dialogues sont assez croustillants (Mussolini à Claretta)/ Mas j’ai abordé un thème auquel peu d’historiens se sont penchés, les tentatives de médiation du Japon pour arrêter la guerre à l’Est et se retourner contre les puissances ploutocratiques c’est-à-dire les USA et Albion. »
    Alexandre Sanguedolce, missive du jour.

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    « Le 25 juillet 1943, Benito Mussolini est destitué par le roi Victor-Emmanuel III, qui le fait arrêter à l’issue de leur entrevue à la villa Savoia. Faisant les frais d’un complot associant la Maison royale, les chefs militaires, le Vatican mais aussi une partie des hiérarques du régime, le fascisme s’effondre, sans qu’un coup de feu n’ait été tiré. Depuis des mois, le parfum de la trahison flottait dans quelques élégantes demeures de la « Ville éternelle » et, la veille au soir, le Duce avait été mis en minorité par les membres du Grand Conseil du fascisme, désireux de faire sortir leur pays de la guerre, à l’issue d’un étouffant et interminable huis clos.
    Ce livre revient sur les vingt-quatre heures qui virent la chute du dictateur qui, depuis plus de vingt ans, présidait aux destinées du peuple italien. Un drame en cinq actes, digne de la saga des Borgia. »

    « Complot à l’italienne : La destitution de Mussolini, 24-25 juillet 1943« , Alexandre Sanguedolce, 236 pages.

    Eja camerata.

    A noi !


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  • 1 commentaire




    Je suis un grand admirateur du Führer allemand et du Duce italien, sans oublier bien évidemment le Caudillo espagnol. De la part d'un fasciste algérien, 14/88. Mes salutations les plus distinguées.


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