• Un échange de commentaires censurés par les robots de YouTube sous la conférence « Pour le principe de Société Inter-Nationaliste »



    Merci à cet internaute pour cet échange néo-fasciste.

  • La censure tient certainement du fait de la radicalité naturelle des propos, ou alors du pseudonyme provocateur du camarade en question, mais c’est surtout le fond qui nous intéresse essentiellement ici, un fond : impérialiste, universel et catholique. La censure semble automatisée de nos jours et elle agit souvent par les robots/algorithmes qui détruisent tout propos trop réputé « incorrect » dès qu’ils sont détectés. Le passage sur le « front sémitique islamo-juif » a dû jouer. Voici l’échange qui a pu être conservé au dernier moment grâce à la boite mail :

    1) Suprémaciste Goy :

    1) Intervention très intéressante. À noter que dans la lettre de Pie X à Wilhelm II, en 1913, de grandes choses furent contenues : l’Allemagne et le principe d’empire universel, vu comme une autorité qui libère, et à une époque où il existait encore de bons princes catholiques. Le complot des républiques avec l’attentat de Sarajevo (ou assassinat de l’archiduc François-Ferdinand) et l’exacerbation du panslavisme contribuera à mettre fin à son hégémonie après la Grande Guerre. Choses auxquelles s’ajoutent aussi le revanchisme germanophobe français, et la jalousie angloise causée par l’ombre que faisait le Reich sur leur empire économique.

    Seulement, j’ai une question : dans le cas où le IVe Reich fut abouti, est-ce que la France en soi aurait eu vocation à se voir démantelée ? Pour quelle raison les séparatistes bretons furent soutenus par le Reich ? Est-ce parce que la France est un État artificiel qui s’est bâti au détriment de ses identités provinciales et non l’inverse ?

    Florian Rouanet :

    Merci pour votre contribution et merci de m’avoir rappelé cette belle lettre de saint Pie X.
    Disons que selon les services rendus, l’Église donne des « titulatures » aux nations concernées, et ce, selon les périodes. La France a eu aussi ses bonnes heures avec Clovis ou saint Louis par exemple. De fait, avec l’effondrement du noyau civilisationnel gréco-romain combiné avec l’avancée de l’Islam en Orient (fermeture de la Méditerranée), il a fallu logiquement que le point central de l’Europe se déplace. Ce point central donc, formera le Saint Empire romain germanique (une résurrection chrétienne et germanique de l’Empire romain), ce qui donnera « l’Europe d’Aix-la-Chapelle » avec Charlemagne et sous laquelle nous vivons encore malgré tout, envers et contre tout… Aussi, la domination économique des Allemands, leur esprit de travail et de cohésion les portent naturellement à (ré-)organiser le continent.

    Les différents courants autonomistes ou provincialistes ont généralement vu, dans le régime de Vichy comme avec le IIIe Reich, une possibilité de réactiver leurs identités pour de bon, ce qui avait en effet son lot de réalités : cette politique était présente dans leurs plans respectifs, bien qu’ils aient été nationaux/impériaux avant tout.

    Je connais bien tous les thèmes mereliens, ils ont un certain mérite, mais il ne faudrait pas non plus tourner en rond là-dessus avec des « France gallicano-jacobine laul » ou que sais-je, une fois que la critique est acquise – d’autant que c’est le seul pays capable de se remettre en question (quand l’Ordre allemand fait un choix, il ne varie plus et si le choix est mauvais : malheur aux hommes, pour ça ils sont spéciaux nos braves Allemands !) -, donc on peut « passer à autre chose ».

    Car quand on défend l’Europe carolingienne, on évite de chier sur une nation d’Europe de l’Ouest en sachant que l’on finirait par rejeter ce que l’on défend. Merel/Stormay a pour le coup souligné un bon point : l’Europe sous direction allemande et le magistère français sur l’Europe est un duo qui rappelle celui antique, gréco-romain.

    Dans le même ordre d’idée, j’adore le mouvement Deus Vult et les hommes qui le composent (je suis eux et ils sont moi), mais il faudrait qu’ils varient un peu plus leurs sujets et leurs doctrinaires (notamment avec la lecture des Humanités gréco-latines) [un passage qui n’est plus trop vrai maintenant…]. Également, je me félicite de leur évolution globalement sédévacantiste.

    Veuillez excuser ma longue réponse.

    -*-

    2) Suprémaciste Goy (voici la réponse qui a disparu) :

    2) Pas de quoi… En effet, la France fut en troisième place parmi les pays appuyés par la Papauté (puisque la première revient à l’Arménie et la seconde à l’Empire Romain de Constantin). Il est bon de rappeler qu’il ne faut pas idolâtrer une nation – spécificité propre aux royalistes chauvins étriqués de tout bord – car en soi, toutes sont vouées à servir la Chrétienté. Il en va de leur bien particulier ainsi que du bien européen qui est plus commun et donc supérieur, dans l’ordre naturel des choses.

    Cela dit, si l’UE actuelle semble sur la forme assez similaire au Saint Empire, elle n’est d’abord qu’une caricature carolingienne version oligarchique financière, démocratique et bolchevique. Durant le premier conflit mondial, l’Allemagne avait une sympathie naturelle pour les peuples opprimés par le centralisme jacobin d’une France déjà putréfiée, les Allemands d’Alsace étant les premières victimes de cette oppression. Il était logique que les peuples réels se retrouvent du côté de l’Allemagne face aux bureaucraties et cartels de Paris : relais de l’axe anglo-américain dont la politique entraînera tant de ravages par la suite de par le monde.

    L’Irlande avait fait le même choix en 1916 lorsque Sir Roger Casement sollicita l’aide du Reich dans la lutte pour l’émancipation du joug britannique. Lénine fit de même et fût rapatrié en Russie depuis la Suisse par le Kaiser. Il en fut de même, en 1939, pour les nationalistes arabes qui se tournèrent vers l’Allemagne nationale-socialiste. Et ainsi des Tchétchènes, des Bosniaques, des Baltes, des Finlandais, ou encore des Ukrainiens.

    Après le provincialisme est chose bénéfique au sein d’une nation tant que la province ne remet pas en question la nation qui l’élève, mais néanmoins tout dépend des patries charnelles, car dans le fond certaines ont vocation à être démembrées pour être davantage rattachées à leur sphère d’influence respective, selon le bassin culturel et ethnique qui leur sont propre (on songera ici à l’Alsace-Loraine pour l’Allemagne, la Savoie, le Comté de Nice et la Corse pour l’Italie, la Flandre pour les Pays-Bas, et ainsi de suite). Il n’est évidemment aucunement question de défendre l’indépendantisme (on ne saurait concevoir une région comme une nation, mais comme une composante naturelle de cette dernière, formant sa diversité dans l’universel), mais plutôt de se pencher vers ce que l’on appelle l’irrédentisme. Le genre de cas que l’on retrouvait notamment chez les autonomistes alsaciens désireux de se voir annexés par le Vaterland, ou même chez les Wallons et Flamands qui aspiraient à redevenir ce qu’ils furent depuis la nuit des temps : à savoir des Néerlandais (qui je le rappelle, sont eux-mêmes des Germains et de ce fait, ont toujours eu leur place historique en tant qu’État au travers d’un Empire Allemand, garant de leur intégrité).

    Cependant, après une telle réflexion territoriale, je me suis constamment demandé ce qu’il adviendrait de la Bretagne en tant que telle, si le projet se fût réalisé. La France disposerait-elle de la légitimité de disposer de cette terre ? La Bretagne devrait-elle devenir un État racial tel que voulu par le Parti National Breton et l’abbé Perrot ? Ou bien doit-elle intégrer à son tour un Empire Celtique regroupant les diverses populations galloise, écossaise, irlandaise, et basque ? J’aurais souhaité connaitre la position des dignitaires du Reich à ce sujet.

    Ensuite, personne n’a déclaré que la France était intrinsèquement hérétique, on affirme en revanche qu’elle a couramment lutté contre sa fratrie, en mettant à mal aussi bien la juridiction de l’Église que l’hégémonie germanique, par son chauvinisme ancestral, de fait. Mais il serait subjectif de croire qu’elle n’a commis exclusivement que des travers au cours de son Histoire, c’est à elle que l’on doit l’invention de la rouelle, les autodafés du Talmud, le repoussement des sarrasins dans le Centre lors des 700 ans de front sémitique islamo-juif en Europe du Sud, la lutte contre le Catharisme, d’autant que la Sainte Union fut en première ligne pour contrecarrer les protestants au XVIème Siècle. Deus Vult est la quintessence de ce que l’on pourrait appeler le clérico-fascisme – du moins en France -, mais la dialectique merelienne en matière théologique n’est en effet pas franchement la meilleure ! À partir du moment où l’on dit de sa bouche « le Pape François », même pour le critiquer, on considère de fait que Bergoglio est « Pape », on ne peut pas logiquement balancer derrière des incongruités à propos de sa « légitimité », ou pire, le reconnaitre « à 50% » comme tel puisqu’on l’a tout bonnement nommé « Pape » précédemment. Le lefebvrisme n’aura offert aucune cohérence doctrinale, sinon une dissonance cognitive. Et non un Pape ne peut pas avoir un enseignement mauvais : il n’est pas doté d’impeccabilité (il pèche comme chaque homme), mais d’infaillibilité si (Concile de Vatican).

    Du reste, ce n’est point gravissime, sachant qu’ayant moi-même pour habitude de poser des pavés dans ce type de débat 😉

    Florian Rouanet (et voici la réponse qui n’a pu être envoyée) :

    C’est vrai qu’il faut savoir rester rationnel sur ces sujets, on connaît bien les « royco fidéistes » qui nous endorment avec des histoires parachutées, à dormir debout, de France éternelle à vocation mondiale, ultra-catholique, etc. Tout cela, alors que nous sommes actuellement au quatrième sous-sol de la morale et que nous baignons dans un atlantisme exécrable.

    La nation marque l’existence d’une société particulière, d’une manière d’être homme, avec sa propre loi, une anthropologie aboutie. Cette importance ne pourrait être niée, et comme vous le dites, le monde étant composé de nations, mais on ne saurait faire comme si rien n’exister au-dessus du cercle national,  même si Maurras le pensait !

    Le reste de l’Europe a un héritage plus féodal ou fédéral, ce qui fait que la France a fait naître les nationalités modernes (tricolores) dans le monde suite à la Révolution. La vie provinciale est un socle charnel qui donne une vie agréable, plaisante, traditionnelle et enracinée à l’homme. La nation ici, est déjà un petit empire qui regroupe ses régions pour un bien plus commun, une réorganisation du travail, des institutions et des corps intermédiaires. Sinon, vous avez raison de faire référence aux provinces frontalières et aux espaces linguistiques, qui signifient quelque chose scientifiquement ; on peut mieux rapprocher diplomatiquement les « néo-latins », les germanistes et les Slaves entre eux par ce biais.

    Enfin, ma (plus récente) conférence sur la ligne éditoriale de mon site, qui sera en ligne la semaine prochaine traitera de tous ces sujets organiques. Sinon vos rappels historiques particuliers et les quelques éléments de théologie énumérés sont très justes. Mais je ne sais exactement ce qu’il serait advenu de la France sous la direction du Reich, pour cela, lisons Hitler et la France !

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