• Petit droit de réponse sur un forum « conversaniste »



    Du paganisme et du christianisme en Europe.

  • Quelques amis m’ont tenu au courant du fait que des internautes parlaient plus ou moins en mal de mon travail, et parfois même a l’égard de M. Jérôme Bourbon, rien de bien méchant certes, mais une réaction me semble s’imposer. Ça se passe sur le Telegram « Bla bla entre amis »  – lancé par Daniel Conversano courant juin 2019 – et qui contient déjà plus de 1.000 membres, c’est vous dire le grand foutoir démocratique qui peut régner dessus (du reste, comme sur tous les autres groupes virtuels contemporains). Décidément, ce qui est un gouverne mieux que ce qui est multiple ! Que ça ne soit que du « troll de bas étage », comme sur le forum Avénoël, je l’entends bien, mais il faut parfois se défendre en se faisant entendre, et c’est pourquoi j’ai décidé de réagir brièvement sur trois sujets précis qui ont été évoqués. Le but ici n’est donc pas du tout de chercher un conflit primaire, cela dit, pour établir une réflexion générale souvenons-nous que : la massification de l’enseignement et la destruction des exigences scolaires conjointement appliquées à l’ère des réseaux sociaux et avec en prime l’idéal démocratique (tout le fatra issus du monde « post-1945 ») auront permi à tout un chacun de médire et de raconter n’importe quoi sur n’importe qui ; et ceci n’est pas une bonne chose. Socrate, l’apôtre du vrai, du bien et de l’utile se retournerait dans littéralement sa tombe. Dans tous les cas, voici le document (légèrement remanié pour coller à la forme rédactionnelle), qui est en toute logique orienté selon le groupe auquel je m’adresse, ne serait-ce que pour l’apostolat :

    « A) Critique de l’élégance vestimentaire masculine :
    Pour les plus incultes, il faut rappeler que ce sont des sociétés antiques et païennes qui ont inventé le modèle de « l’honnête homme » qui recommande d’avoir une certaine valeur, des connaissances, d’être complet et notamment de bien s’habiller : le Kaloskagatos chez les Grecs jusqu’à l’apogée de Rome aux Ie & IIe siècle (et dont Cicéron avait introduit les prémices avec son cercle des Scipions un siècle av-J.C.). Je suis européen et je sais très bien pourquoi je fais ça, encore que je ne suis pas habillé en costume trois-pièces 100% du temps non plus, évidemment.
    En d’autres termes, ça ne sert à rien de jouer les fourriers et de dénoncer les bons à rien actuels – qui prétendent être l’élite – si l’on est soit même un cancre, un avorton, un raté, un histrion, un philistin, un incapable, un incompétent, un parasite, un plouc consommé et tout et tout (liste non exhaustive, croyez-moi). Nous devons conjurer la vulgarité à tous les niveaux !

    B) Paganisme et christianisme, ma thèse est la  suivante :
    Les deux pôles de la civilisation occidentale reposent sur l’hellénisme (culture grecque, enracinée et universelle) et sur l’Europe carolingienne, la France n’étant qu’une « simple » variante – essentiellement celtique – de cette aire impériale. Alors, il faut d’abord se rompre à la culture profane, au meilleur du paganisme (Nature), pour ensuite s’élever au rang de la grâce par le christianisme (Sur-naturel). Et toute notre histoire civilisationnelle repose sur ces deux modèles plurimillénaires : je ne vois pas comment promouvoir ce que l’on est et défendre ce que l’on aime (véritablement ou prétendument) tout en déféquant littéralement sur une partie de cet héritage aussi sublime qu’inestimable, que nous avons (et là je parle bien du « paganisme » et du christianisme) ; je ne comprends pas, et décidément je ne comprendrai jamais ces gens-là ! [Écouter la réponse lors des questions de notre dernière intervention à ce sujet]

    C) Néofascisme, pour une droite moderne :

    Pour relever un dernier point, dire que ma « doctrine relève du degrellisme », au fond pourquoi pas, mais c’est un très vilain résumé ! Je parlerais plus volontiers de néofascisme, car il nous faut toujours actualiser une doctrine afin de ne pas être un musée vivant. Et la droite moderne de nos jours, se doit d’être « fasciste », car c’est être à la fois traditionnel, enraciné, ordonné, patriote et universaliste ; en deux mots c’est même viser l’excellence : un « socialisme aristocratique » ou une contre-révolution populaire (l’élitisme des meilleurs, et non l’égalitarisme des médiocres !).

    Du reste, c’est avec le mouvement Deus Vult que je suis en communion de pensée : eux c’est moi et moi c’est eux.

    D) Parcours :
    PS. Je trouve étonnant que l’on puisse me reprocher d’avoir travaillé à 20 ans dans certaines sphères nationalistes lorsqu’on n’en a au moins 25 et qu’on n’est toujours pas foutu de quitter les écrans et les jeux vidéos, au lieu de mener une vie vraie : au travail, dans les cafés, dans les bibliothèques, dans les jardins, sur les terrains de sport, etc. Enfin, concernant M. Jérôme Bourbon, c’est un ami et nous partageons des affinités politiques évidentes qui peuvent concerner le néofascisme ou le constat dit sédévacantiste complet par exemple. Je ne suis l’animal de compagnie de personne, merci !

    Bien à vous tous,

    Florian Rouanet. » [cette intervention pondérée aura mis plutôt d’accord Thomas Ferrier et Daniel Conversano avec mes positions].


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