• « La Vandeana », chant contre-révolutionnaire italien en soutien aux guerres de Vendée



    Il était une fois l’Europe catholique et royale

  • L’émulation provoquée par la Révolution a donné au soulèvement de la Vendée une renommée internationale dans le monde chrétien, et c’est notamment dans la péninsule italienne que des sentiments partagés vont se renforcer après les conquêtes napoléoniennes. La république est née au milieu d’une Europe encore monarchique, fédérale et chrétienne (S.S. le Pape Pie VI, qui a dénoncé celle-ci avec vigueur, en a d’ailleurs fait les frais jusqu’au prix de sa vie…), ce qui explique pourquoi la crainte d’une diffusion de « l’idéal égalitariste » sévissait alors sur tout le continent.

    La Vendée militaire et ses héros – Jacques Cathelineau, Henri de La Rochejaquelein, Charette, d’Elbée, Bonchamps ; et plus tard Georges Cadoudal – sont également nos maîtres et nos références éternels, c’est toute la gloire de l’Ouest d’oïl d’avoir résisté aux charlatans, aux incompétents, aux incapables, aux avortons et aux ratés qui composaient alors la bourgeoisie émergente durant la période pré-révolutionnaire.

    Cette chanson intrigante parle de la France, du « Roy » et de bocage, elle entre dans la catégorie des chants catholiques et royalistes, italiens en particulier. Le refrain est ironique, il reprend les qualificatifs révolutionnaires de « voleur » et de « brigand » pour se les réapproprier et se moquer impunément  de ses partisans.

    Vous trouverez les paroles en italien dans la description YouTube, mais ne vous fiez pas aux traductions littérales de Google, elles sont toujours inexactes. La langue italienne se prête bien à la chose poétique, c’est toujours étrange de traduire ce genre de texte, mais voici ce que peuvent dire les deux derniers – jolis – couplets :

    « Épées de la Vendée, faux de la brousse,
    Barons et paysans, nous sommes prêts pour le combat
    Afin d’exécuter ceux qui coupent le lys, là sur la guillotine
    Afin d’embrasser le soleil de France sur nos collines.

    Le Sacré-Cœur saigne sur notre drapeau,
    Et dans la nuit, je fais ma dernière prière.
    Que la Sainte Vierge sauve la France de la malédiction
    Et que renaisse la fleur de la victoire : la Contre-révolution. »


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